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Tome second. [BOU - CRA.]
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ficulté. Car si ce que Pline dit est; vrai, Canaria eftj't i)U Ce niót t

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vient de cancellum qui se trouve dan*

un mot Latin dérivé de Canis ; mais comment cetteîle , íì peu connue des Romains, qu’ils n en parlent que fur le témoignage de Juba, avoit-elle unnom Latin ì Quoi qu’ìl en loir, le nom de Canarieest très-ancien, &c par conséquent n’est pointEspagnol. ,

CANARIE, s. f. Espèce d’ancienne danse que quel-ques-uns croient venir des îles Canaries , & qu 1 ,selon d’autres , vient d’un balet ou mascarade,dont les Danseurs étoient habillés en Rois deMauritanie ou Sauvages. Saltatio Canarienjis, Encette danse on s’approche , & on s’éloigne les unsdes autres, en failant plusieurs passages gaillards,

& bizarres, à la manière des Sauvages.

Can âme. f. m. Sorte de petits oiseau qui chantebien, qui nous est venu des îles Canaries. SirenCanarienjis. On l’appelle autrement serin. Uncanarie mâle , un canarie femelle. U oye £ SerinCANARIN. f. m. Past'ereau de Canarie, 1Canarienjis.

fJU CANAS, Sauvages de l’Amérique méridionale,au Pérou, entre Gusco Sc le Lac'Titicaca.

CANASSE. f. m. C’est une forte de tabac filé fortmenu & propre à fumer. ' v

AéP C’est aussi le nom qu’on donne à Amsterdam ade grandes caisses dans lesquelles les vaisseaux dela Compagnie apportent les disserens Thés de laChine ôé des Indes Orientales.

C AN ASTRE. f. m. Sorte de coffre de cuir semblableà nos mannequins , fait de peaux de bœuf qui sontsèches, dont les Espagnols se fervent aux Indes.Capsa coriacea , ou 'e corio bubulo.

ÇANATHE. f. í. Fontaine de Nauplia, k«u«í«s. Ondisoit que Junon en se baignant tous les ans danscette fontaine , recouvrait fa divinité : fable fondéelut les mystères secrets qu’on y célébrait en Thonneut de cette Déesse.

CANATIS, f. m. C’est un nom générique qu’ondonne dans les îles à toutes sortes de pots de terre ,de quelque grandeur qu’ils puissent être: commenous leur donnons le nom de pot en France. II estdes canatis qui contiennent depuis une pinte jusqu’à6o & 8 o pintes.

tU CANAVEZ ou CANAYOIS. Canapicìum. Paysde Piémont en Italie, entre la Ville dlvrée Lé larivière du Pô.

tfT C ANCAEE. Ville de France , dans la hauteBretagne, au bord de la Mer , à l’orient de S.Malo , fort connue parles huîtres.

CANCAMUM. f. m. Larme d’un arbre qui croît enArabie, selon Dioscoride, laquelle ressemble enquelque sorte à la miírhe , dont le goût est fâcheux.On s’en servoit autrefois à parfumer les robes S cles vêtemens. Cette larme nous est aujourd’hui' inconnue. Les uns croient que c’est la lacque : lesautres , la gomme anime ; & d’autres le benjoinCANCAN, f, m. Mot populaire , qui signifie un grs

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populaire , qui signifie un grand- . ode pE'"—coup de bruit, d’aigreur

discours, une grande plainte, faite avec beau

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-~ r ^ uluu, u. iugteut Lé de reproches. Longaobjurgatio , querimonia, II m’a fait un grandCancan.

Ce mot s’est formé de la préposition LatineQuamquam. ; parce que les longs discours ou uneongue période commencent souvent par Quam-quam , on a. appelé un long discours un Quam-quam , Lé de-la on a fait un cancan. VoyezQuamquam.

•*"' m ‘ àlas, ou Satin que l’on tiredes Indes Orientales.

$U CANCE ou CANSSOR. Rivière de Francedans le Vivarais. Qui se perd dans le Rhône, audessus d’Andame.

CANCEL ou CHANCEL. f. m. L’endroit du chœurd’une Eglise qui est le plus proche du grandAutel, 8c qui est ordinairement fermé d’une ba-lustrade. Cancellum, C’est un droit honorifiqued avoir droit de banc Lé de sépulture dans le Can-cel st’une église, '

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les capitulasses de Charlemagúe en cette significa-tion. Ménage. Ce mot a lignifié toutes sart escroisés, soit de bois, soit de fer , & ffiêmsi destraits de plumes.

Oss appelle aussi Cancel le lieu dans lequel oritient le sceau , & qui est aussi entouré d’unëbalustrade.

§U CANCELLARIUS, s, m. Nom d’un Officier*subalterne chez les Romains. Chanceuem

C’est ainsi que quelques-uns ont rendu ce mot enFrançois.

CANCELLATION. f, f. Terme de Jurisprudence.

C’est un acte par lequel on consent qu’un autre actësoit cassé, anéanti, & demeure nul. Annullatio ,refcijfio. La cancellation s’appelle autrement réji-

liment ou résiliation.

AU A Bourdeaux, dans les bureaux du courtage Léde la Foraine j on appelle cancellation , la déchargeque le commis donne aux Marchands de la sou-mission > par eux faite de produire dans un tempslimité le certificat de l’artivée de leurs Marchan-dises aux endroits spécifiés, ou de payer le qua-druple des droits.

CANCELLE, f. m. Sorte, de petit Cancre j dont lacouleur est rouíîë, ôc qui se prend avec les petitspoissons. II ressemble à l’araignée. Cancri genusexile , exilis cancer.

CANCELLER, v. a. Barrer une obligation, un acte,pour les rendre nuls, en passant la plume dehaut en bas, ou de travers, fur les signatures : .cequi fait une espèce de châssis que les Latins nom-ment cancelli, Annullare , rescindere. Scriptumducíis cancellatim lituris , on decujsatis lituris delere.

Ce mot ne se dit qu’en style de Palais.

Ce mot vient du Grec -, qui signifie pro-

prement environner une chose de quelque treillis,afin qu’on n’en puisse pas approcher.

CANCELLE , ÉE. part.

IU CANCELLI, f. m. pi. Petites Chapelles erigéeSpar les anciens Gaulois aux déesses meres qui pré-sidoient à la campagne & aux fruits de la terre.Ces peuples y p orraient leurs offrandes avec depetites bougies, & après avoir prononcé quelquesparoles mystérieuses fur du pain ou fur quelquesherbes , ils les cadraient dans un chemin creux oudans le tronc, d’un arbre, & croyoient par la ga-rantir leurs troupeaux de la contagion , & de" lamort même. Cette pratique, ainsi que plusieurssuperstitions dont elle étoit accompagnée , futdéfendue par les Capitulasses de nos Rois & patles Evêques. Encyc.

CANCER, f. m. Terme de Médecine. C’est une tu-meur dure, inégale, raboteuse, ronde & immobile ,de couleur cendrée , livide ou plombée, environnéede plusieurs veines apparentes & tortues , pleinesd’un sang mélancolique Lé limoneux, qui ressem-blent au poisson appelé cancer ou ecrevisse. Cancer.Elle commence fans douleur, Lé paraît d’abord com-me un pois chiche, on une petite noisette ; maiselle croît assez vire, Lé dévient fort douloureuse.Les Cancers viennent aux parties glanduleuses Lélâches, comme aux mammelles & aux émonctoires.En Grec , qui signifie aussi écrevisse,. On ap-

pelle ainsi certe rumeur , parcequ’elle est à peu-prèsde la figure d'une écrevisse.

Ce mal vient principalement aux femmes , Lé ser-rant , dit Stolterfoch, à celles qui sont stériles, ouqui vivent dans le célibat. Les hommes en sontaussi attaqués, continue-t il, Lé il y en a bien desexemples. La raison pour laquelle il s’artache plutôtaux mammelles, qu’aux autres parties du corps, vientde ce qu’étant pleines de glandes entre lesque esil y a beaucoup de vaisseaux lymphatiques ousanguineux, la moindre contusion, compression oupiqûre, peur faire extravaser ces liqueurs, q .u s ai-grissent ensuite Sc forment le cancer. e cle-Iaque les Maîtres de l’art disent que le cancer estaux glandes, ce que la carie est aux os, Lé la gangrè-

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