Band 
Tome second. [BOU - CRA.]
Seite
208
JPEG-Download
 

i

CAN

208

qu’elle a par en-haut. Ses jambes sont menues ZLplus hautes que celles des autres - , les pieds & leursmembranes sont blancs.

Cane du Caire. Anas Cairina. L’on voir au Cairedes canes qui sont beaucoup plus grosses que lesnôtres. Le mâle , plus gros encore que la femelle,a son bec fort gros, proche de la tête , & un tu-bercule ; il finit en pointe insensiblement, & estcourbé par le bout, comme celui d’un coq. II esttout noir , excepté à l’extrcmité où il a une tacherouge assez grande , & une petite par en-haut qui estd’un rouge plus pâle. Sa tête est noire & huppée.Le commencement de fa gorge est taché de petitesmarques blanchâtres. Ses yeux sont jaunes & tra-versés de quantité de petites veines très-rouges.La plus grande partie de l'on pennage est noir.Les plumes de son dos sont noires au commen-cement & au milieu, & vertes à la fin. L’on aper-çoit aussi dans íès ailes & dans fa queue quelquesplumes verdâtres & une 011 deux blanches, quicomposent une tache. Ses jambes Sc ses pieds, quisont robustes, font châtains.

La femelle est plus petite que le mâle , & a lebec moins élevé. 11 y a fur le haut une ligne blan-che & rouge, qui est assez large, &fla tache quiest rouge au mâle , est cendrée à la femelle, Scmêlée toutefois d’un peu de rouge. Le reste de sonbec est d’un noir cendré, hormis deux taches blan-ches faites comme un C. Sa tête est noire. & fanshuppe. Sa poitrine Test pareillement ; elle est aussisemée de taches blanches. Ses taches font plusverdâtres que celles du mâle, Sc elle en a deuxblanches. Le reste est entièrement semblable auxmâles.

II y a encore plusieurs espèces de canes , sur-tout en Allemagne, qui disserent principalementpar la grandeur, la grosseur & la figure de leurbec, Sc la diversité de leurs couleurs : qui n’ontpoint de noms particuliers , au moins en notrelangue.

fìCF Cane -Petière. f. f. Ce n’est point un oiseau aqua-tique , comme le disent les Vocabulistes ; Sc il n’aaucune ressemblance avec la cane. C’est un oiseaude campagne , une espèce particulière de poule,de la grandeur d’un faisan. On rappelle aussi caneterrestre. Elle a encore d’autres noms en disserenspays. On la nomme en Latin Anas campestris , oupratensts. Elle court avec tant de vitesse qu’un hom-me ne la peut suivre. Elle est délicieuse à manger,comme le faisan. Elle se nourrit de toutes sortesde grains, de fourmis , de sauterelles , de mou-ches , & de froment, lorsqu’il est en herbe. Sa têteest semblable à celle d’une caille, son bec à celuid’une volaille, le tout à proportion de sa grosseur.Elle se plaît dans les plaines , Sc n’a que troisdoigts aux pieds , non plus que l’outarde Sc le plu-vier. La racine de son pennage est rouge comme dusang, ce qui pourroit la faire prendre pour uneespèce d’outarde.

Ón l’appelle cane-petiere , parce qu’elle fe tapitcomme la cane. On dit proverbialement d’un hom-me soupçonneux, qu’il fait la cane-petiere.

CANÉE. ( La ) Ville de l’ÎIe d e Candie sur la mer. Ladisserence des méridiens de Paris &: dé la Cariéeest de i h 17 30', c’est-à-dire, que la Canée est plusorientale que Paris de m 5 Y p # Feuillée.Acad. 1702. p. 10. Mem. La hauteur du pôle està la Canée de 3 i° 28' 45". Id.

CANEFICIER. Voye { Cassier,

0ANE, roseau,

CANELADE.

CANELER.

C ANELLE.

Voyer;

CANNE.

CANNELADE.

CANNELER.

CANNELLE.

CANÉLTJRE. Foyer; Cannelure.

CANENTE, f. f. C’est le nom d’une Nymphe que laMythologie nous apprend avoir été l’époufe dePicus , Roi de Laurentum en Italie, que l’enchan-

C A N

tereílê Circé changea en Pivert. Elle étoir fille deJanus & de Vénilie. Canente , qui l’aimoit tendre*ment, en mourut de douleur, & laissa íbn nom, d* cOvide, au lieu où elle expira. Elle avoir tiré íonnostide la douceur de fa voix.

CANÉPHORE. f. f. Terme de Mythologie. Jeunefille qui dans les sacrifices portoit une corbeille,dans laquelle étoir tour ce qui étoir nécessaire auxsacrifices. Canepkora, Ces corbeilles croient ordi-nairement couronnées de fleurs, ou de myrte,oj-Cela s’obiérvoit í’ur-tout dans les sacrifices de Ceres-Un des beaux ouvrages du Sculpteur Scopas etoùune Canephore. Pline , L. XXXV , c. j. Dans cessortes de cérémonies la Canephore mat choir la p t£ "mière ; le Phallophore ensuite, Sc le chœur cstMusique les suivoìt. Dans l’incomparable Cornalinedu Cabinet du Roi, qu’on appelle le Cachet deMichel-Ange j il y a trois Canéphores , qui p° r 'tent leur corbeille fur leur tête. Les Canéphorescroient toujours des filles de condition , comffl ea remarqué Biset sur Aristophane. Lyjifl. Après laCanéphore , suivoìt une femme qui lui portoit ù nparasol & un liège. C’est Aristophane & son Scho-liaste qui nous l’apprennent, dstnt. v. 1550.

CANEPHORIES. f. f. pi. ou adj. pris substantivementOffrande d’une corbeille. Ce n’est point une fête >comme un de nos Auteurs l’a dis, c’etoit une cé-rémonie qui faisoit partie de la fête que les jeune*filles célébroient la veille de leurs noces. Cet tefête s’appeloir Protélies , n «er/Xfi*. Les cérémonie*de cette fête croient de plus d’une sorte, com***eon le dira au mot Protélies. Celle dont n°*^parlons ne fe pratiquoit qu’à Athènes , Le consist 011-en ce que la fille conduite par son pere Sc fam erealloit à la citadelle où étoir le temple de Mine*'ve , Sc lui portoit une corbeille pleine de prélen*’pour l’engagér à rendre son mariage heureux ; ° uplutôt, comme disent le Scholiaste de Théocritefur P Idylle II Sc Lutatius fur le II e Livre de stThebaide de Stace , c’étoit une espèce d’arnend ehonorable qu’elles alloienr faire à la Déesse pto-teéfrice de la virginité de ce qu’elks abanctoh'noient son parti, & une cérémonie pour l’app aKfer, & détourner fa colère, de crainte qu’elle n®versât des malédictions fur leur mariage. Meurs* 1 , sa ramassé une partie de ce qui regarde les CA e 'phories dans son V e Liv. des Féries des Grecs a 1 *mot nroTEAEM. Voye? encore fur les Canéphort*& les Canéphories Aristophane dans les Oiseau X’v. 1550. Dans les EV^o-iáf xo-ai, v. 717 , Sc da* 1Lyfiflrate , v. d47, son Scholiaste, & les Note* ° SBiset sur ces endroits. .

CANEPIN, f, m. Pellicule très-mince qu’on lève stdessus la peau de mouton après qu’elle a été q*j e ^que peu dans la chaux. Summa ovis cuticula • C ece qui répond à ce que l’Anatomie appelle da**l’homme épiderme. f CT Les Chirurgiens s’en serve* 1pour essuyer leurs lancettes, si la lancette par f oílpropre poids perce le cannepin tendu fur les doi^fans faire aucun bruit, c’est une preuve qu’elle est âí ‘ £pointue & tranchante. Le Cannepin le plus mi***^ 'le plus blanc Sc le plus doux au toucher estmeilleur. C’est de cette peau qu’on fait des év £ ^rails, & des gants de femmes qu’on appelle autment gants de cuir de poule. On appelle auss * 1 ^nepin , une petite pelure bien déliée qu’on P teí \ gau dedans de l’écorce du tilleul, ou du deb° r ? cl’écorce du bouleau , dont les Anciens fe lerVO* epour écrire. .

|CF CANES, port de France, en Provence, avec **stpetite ville & un Château fur la côte de la *méditerranée près de l’Ile de Sainte Marg ll< vj ! 1

C ANESSE de More. f. f. Sorte de soie que le*landois apportent des Indes Orientales. - yé

CANET, f. m. Le petit d’une cane. Quand le -p

vit qu’on le vouloir bouter en la boîte aux f

loux, il fut plus elbahi que ung carnet. C enívelles nouvelles. Le mot est caneton. < sse

Canet , petite ville de France, au ^^flo**