Band 
Tome second. [BOU - CRA.]
Seite
210
JPEG-Download
 

aio CAN

que des chiens vivans. Drelincourt s*est fervi de ceterrae dans les Dix-Jept Expériences Anatoniupies ,dans lesquelles il deerit ies camcides avec tous lesphénomènes qui les ont accompagnés. Encyc.

CAN-CLU. Province de la grande Tartarie, ài’Occídent de la province de Tebeth. Son roi esttributaire du grand Kan.

CANICULAIRE, adj. Qui fe dit des jours pendantlesquels la Canicule domine , parce qu’elle fe lève& fe couche avec le soleil , depuis le zq Juilletjjusqu’au z3 Août. Canicularis. On diíóit autre-fois les jours caniculiers. Camerarius a composéun bel Ouvrage qu’il a intitulé les jours canicu-laires.

La grande année caniculaire , ou la périodesothiacale , a pour commencement le premier jour dumois Thoth , ou bien le premier jour de l’année au-quel l’étoile du grand Chien paroît à son leverhéliaque. Le mot sothis, en langue égyptienne,signifie chien ; ce qui répond au mot grec A/y«*J**ou , qui est un mot éthiopien, c’est-à-dire,Sirius , selon les Astronomes. La grande année' caniculaire , ou la période sothiacale , est l’inter-valle de iqdo ans, au bout de laquelle périodeTannée de Perse recommence au même point deTannée solaire. Dans la Perlé on a retenu Tancienneforme de Tannée Egyptienne, d’où il arrive queles Equinoxes ne fe trouvent bientôt plus dans lemême mois de Tannée , mais se répètent successive-ment dans les autres. Inflit. Ajlronom. p. 601.

CANICULAIRE( porte) ou porte du Chien, c’étoit( selon Festus) une des portes de Rome , où Ton im-moloit des Chiens de poil roux à l’étoile cani-culaire , pour faire mûrir les blés.

CANICULE, f. f. Constellation qui a deux étoiles.Canicula , canicula Jidus, L’une est à la tête, de laquatrième grandeur, L’autre est à la ceinture, de lapremière grandeur. D’autres appellent Canicule ,l’étoile lèule qui est à la tête du chien. Elle fe levele 16 de Juillet. Quand le Soleil ou Mars se leventavec la Canicule , il arrive une chaleur excessive,8c les jours caniculaires commencent. On imprimaen 1688, un Traité de la Canicule , & des jourscaniculaires , où Ton dit, après Hipocrate & Pline,que le 17 de Juillet, que la Canicule fe leve, lamer bouillonne , le vin tourne , les chiens entrentenrage, la bile s’augmente 8c s’irrite, 8c tous lesanimaux tombent dans la langueur 8c dans l’abatte-ment ; que les maladies qu’elle cause le plus ordi-nairement font les fièvres ardentes 8c continues ,les dystênteries, le flux de ventre, la phrénéíìe,la rage ; que les sains doivent manger moinspendant ce temps-là , Sc ne rien manger que de bon ;que les malades doivent tempérer par des bouil-lons tafraichiflàns , par la saignée, 8c par la pur-gatíon , la bile qui cause leurs maladies. §CT Com-bien de rêveries, de chimères qui ne font encoreaujourd’hui que trop accréditées. La canicule 8c lesautres étoiles font trop éloignées de nous pourproduire fur nos corps, ni fur notre système pla-nétaire aucun ester sensible -, nous sommes afl’ez fouspour nous imaginer que la canicule est chaude 8cles méridionaux la trouvent très-froide. Si la ca-nicule^ avoir la propriété d’apporter le chaud, cedevrûít etre plutôt aux habitans de THémisphereméridional, qu’a nous puisque cette étoile est dansTHémiíphère méridional, de l’autre côté de l’é-quateur. II est pourtant certain que les peuplesde cet Hémisphère sont alors en hyver. Les Ro-mains croient si persuadés de la malignité de sesinfluences , que pour l’appaiser ils lui sacrisioienttous les ans un chien roux. Ce sacrifice s’appeloitcanarium. Us ne preféroient un chien à toute autrevictime, qu’à cause de la conformité des noms,ils s’imaginoient que cette étoile choisissoit un chienplutôt qu’un autre animai : superstition ridicule.Id. Voye { Gassendi.

Les Grecs l’appellent ay »y.lm , les Latins antecanis ,parce qu’elle est proche du grand Chien, mais un

CAN

peu plus Septentrionale, ou plutôt, parcelève un jour plutôt que le chien. fUycsQuelques-uns confondent mal-à-propos cet *avec une étoile fort brillante du grand c s e ’qu'o n appelle Sirius , 8c que les Grecs apoctstu 'comme celle-ci, srp»*«»*. Elles font très-disteren 'Les EgyptienS'Commençoient leur année au j ede la canicule, Sc la continuoient julqu’au I esuivant de la même étoile , ce qui s’appelle anncanarius , Tannée de la canicule. Ils dnoique les chèvres appelées Oryges jetoient un ^ ’ou selon d’autres éternuoient au moment q u ?canicule se levoit. Les Ethiopiens failbient le lTieconte. ■

Hygin rapporte que la fable disoit que la c j,cule étoit le chien dTcare , q.ui avoir été Pj 3 -.dans le Ciel. On lui faisoit des sacrifices dansde Cos où s’étoient retirés les paysans qui tUtí£ ^ tIcare ; Sc dans les Cyclades pour détourner la P elCanicule signifie aussi le temps dans lequel .suppose communément que domine cette conlation. Durant la canicule , être à la canicule. A cFr. .

Le mot canicule vient du Latin canicula , “j.nutif de canis , qui signifie un petit chien. DTappelle minor cani s , & Vitruve canis minusu 'On peut voir sur la canicule le Ccelum Aji r smico - poeticum de Casius. Solin, ch. 3 z. Ph sl ?']Liv , XXIII, ch. z8. Vitruve , Liv, IX) c ‘ 1 ''Saumaise sur Solin , p. 144, 4Z9 , ji\. ,

CANIDE ou CANIVET. s. m. Sorte de pertoss^qui se trouve dans les Antilles. Son plumagetrès-beau. II est de la grosseur d’un faisan. H a jjla tête une toque de plumes d’un rouge vérin?bordée de plumes de couleur de gris de perles. ^CANIF. f. m. Petite lame d’acier fort tranchai 11 '’garnie d’un petit manche, dont on fe sert P°tailler des plumes. Cultellus , scalpellus ,scalpel 11CANIF ou KNÌF, Outil de Graveur en °°-servant à creuser differentes parties de leurs P 13ches, par exemple, à étrécir des filets q lieburins ont laissés trop gros. Encyc. . .

CANIFICE. f. f. Quelques Droguistes de Provij 1 ^appellent canifice , ce qu’on nomme plus ordina' 1 ^ment, caste en bâton , c’est-à-dire, qui n’est Pmondée. .

CANIFICIER ou CASSIER. f. m. Arbre qui P 0 ^des siliques, d’où on tire une moelle purgat!Voye^ Cassier , c’est la même chose. p „

CANIGOU. (le) Montagne de France, dans les L^rénées. Le Canigou est la montagne la pinsridionale des Pyrénées, où fe terminent les tt"^.gles de la méridienne de Paris. Elle est Pshaute que les montagnes d’Auvergne, du Lan? ",doc 8c des Pyrénées que nous avons observes ’elle est aussi plus proche du bord de la 111 ' .d’où elle fe voit,n’en étant éloignée que de dix 1 i el1 ^' la hauteur du Canigou au-deslus de la surface d emer mesurée en deux manières disserentes , a . 5trouvée de 1440 toises , qui font un peude trois quarts de lieues de hauteur perpsnctQlaire. Maraldi. Acad. des Sc. 1703. Ment- f- 3 ^CANIN , INE. adj. Qui tient du chien , qui a tapPjLau Chìen.Caninus .On appelle un ris canin, ce .)^. qui fait retirer beaucoup íes lèvres. Une faim

une faim extrême , qu’on ne peut rassasier. ^Dent canine, c’est une dent pointue, test 2 ffjjcelle des chiens. Dens caninus. On appelR ìles dents canines , deux dents pointues q u *entre les dents tranchantes Sc les molaires, ^ $appelle aussi dents ailler es. Les dents canin eSainsi appelées, parce qu’elles fervent à romP rC c[îà briser les corps durs, ce qui fait que l’on vordinairement fous ces dents les os qu’on veut 1ger, à peu près comme font les chiens. U fquatre, deux à chaque mâchoire; elles font u? ^auprès des incisives, une de chaque côté. sfont épaisses, fortes, solides, 8c emboîtées ^. leurs alvéoles comme les incisives, mais pl uS ?