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Tome second. [BOU - CRA.]
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CAP

captieux , & sophistiques. Clause captieuse dans uncontrat. Tour captieux.

On qualifie souvent une proposition de captieuse ,on la condamne comme captieuse. Or une propo-sition captieuse est une proposition qui sous un bonsons qu’elle pourroit avoir, en cache un mauvais ,qu’eliea effectivement, 8c auquel elle conduit. Onso dit quelquefois des personnes. U faut se deherde ce chicaneur , c’est un homme captieux , & sujetà surprendre les gens.

ÍP* CAPTIF , IYE , adj. souvent employé substan-tivement. Esclave fait à la guerre. Captivus, On ne ledit guère qu’en parlant des guerres anciennes. LesCrecsayant,pris la ville» passetent les hommes ausil de l’épée, & emmenèrent les femmes captives.Echanger les captifs. Les captifs étoient amenés entriomphe á Rome, 8c suivoient le char du vain-queur.

On le dit en particulier des esclaves faits par unPirate ou Corsaire ; & plus particulièrement desesclaves Chrétiens que les Corsaires de Barbarie fontdans leurs courses. Les Religieux Mathurins 8í ceuxde la Rlerci sont établis pour la rédemption descaptifs.

Dans le style soutenu » on le dit de toutes sottes deprisonniers, tant des héros captifs, que figurémentde ceux qui se sont laissé asservir sous le joug dequelque dangereuse passion. Ame captive. Cœur cap-tif- La longue vie est le supplice d’une femme qui arnis tout son bonheur à traîner après elle une foulede captifs. Voi T . Cette beauté a fait bien des captifs.Un captif mal gardé est pour nous une honte.

Tenir quelqu’un captif, c’est le tenir dans uneextreme suíetînn. Ce mari tient sa femme captive.

CAP

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‘Ton Dieu n’efi plus irrité :

Réjouìs-toi, Sion , & fors de la pouffer e »

Quitte les vttemens de ta captivité,

Et reprens ta splendeurpremiere. Racine.

On appelle captivité des'Juìfs, le temps que lesjuifspassèrent à Babylone, où Nabuchodonofor, aprèsavoir pris la ville de Jérusalem, les fit conduire avecJoachim ou Joakìn leur Roi, le souverain^ Pontife,les Prophètes Ezéchiel 8 c Daniel » &c. Ils y reftètent jusqu’à ce qu’ils furent délivres par Cyrus.

La durée de cette captivité n’est pas douteuse ,puisque récriture la fixe à soixanre-dix ans ; maisles Auteurs ne conviennent pas du temps qu’ellecommença. Le P. Pctan prétend que ce fut la pre-mière année du règne de Nabuchodonofor ,

8 c la quatrième de Joakm. Ussérius la fait com-mencer une année plus tard. Tirin 8c quelques autresla font commencer vers Pan 13 de Joíìas. Cajetan,Génébrard 8c autres, mettent son commencementen la neuvième année du règne de Nabuchodono-for , & ie P. Labbe prétend prouver qu’elle com-mença la dernière année du règne de Sédécias ,lorsque le Temple fut brûlé ; mais son senti-ment n’a pas prévalu fur ceux de Pétau 8 i d’Uí-sérius, qti’on regarde comme les plus vraisembla-bles. Quoi qu’il en soit, ce fur le grand Cyrus quimît fin à cette captivité prédite par Jcrcmie, en.

t-uv sosoerfés de retourner à Jé-deDieu sous la

mit fin à cette capiíy^-, r -,„.permettant aux Juifs dispersés de .<rusalem, 8 c d’y rétablir le Temple

au propre, mais il est employé dans ^^"^aurépour marquer le pouvoir qu a lut ie ca „.

£t tout ce qui plaît. Ses apas , se s , a p Cr -tivent tous les cœurs » pour dire, q u ’ ‘

sonne qui puisse s’en défendre, y ïelllte *

rusalem , oc u y a..—conduite de Zorobabel.

Captivité , signifie figurément grande sujétion, em-pire tyrannique , ou rude. Servitus. Les Princesd’Orient tiennent leurs sujets en captivité. Ce maître

tient ses valets en captivité.

tté , se dit aussi figure ' .

maires qu’on se fait pour comem.. ... tfions, 8c particulièrement son ambition 8c son amour.Un bon courtisan est dans une perpétuelle captivitéauprès de son Prince. Un Amant languit dans uneagréable captivité auprès de fa Maîtresse. On le ditaussi dans les matières de piété, pour marquer un.dévouement entier au Tervice de Dieu.

Mot.

^xtrêmí T un ca P tL f •> e’est le tenir dans une d Unem uu.... . . ,

«treme sujétion Cr 4, A ' r - tient ses valets en captivité.

CAPTIVER t> , lCn , a r . P V . e ‘ Captivité , se dit aussi figurément des attachemens

au propre m a ’ V '., a ‘‘ ìf en ^ re captif, ne se dit point volontaires qu’on se fait pour contenter ses pat-

■ir n, ar ^,„' f! “ eit «"Ployé dans ie sens figuré, sions , & particulièrement son ambition & son amour.

°’i >a sor le cœur labeaute tt„ Knn courtisan est dans une perpétuelle captivité

Gmmic dans une

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Un cœur qui vous possède , a tout ce qu’il dejire ,

11 r 'eme , il est heureux dans fa captivité.

L’ Ab. Têtu.

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D’un nt l ^f Tre am °ur , dont P ardeur violente ■

En can»-. ' r cr '- m ^ nc i inspirant le poison ,

P van t le cœur , aveugle la raison. Vin.

On dit,pour dire \o

assuré. R ìa .p a Sper, s’en renare imu.. , _

tu 'ìvle familier. .Acad. Fr. 1740. I Waiu..-

î Royale de France , dans

tout ce qu’on en fait.

CAPTURE, f. f. Prise au corps de quelque débiteur,ou criminel, par des Archers ou Sergens, pour lemener en prison. Comprehensio. Ce Prévôt a pris unchef de bandits , c’est une belle capture. On a' en-voyé des Exemts Sc des Officiers pour faire la cap-ture de ce rebelle, cso.ce banqueroutier. Par l’Or-donnance de 1670 , les "Prévôts des Maréchaux sonttenus , lors de la capture , de laisser copie del’inventaire des meubles, bardes 8 c autres choses

dont les accusés sont saisis.

Capture, se dit aussi du butin que l’on prend surPennemi, P r céda. Ils ont fait là une bonae capture.

ucì iNca . Dans cette acception » il est familier.

Sénégal, de 4 anU íe tait P ar le;> * , On appelle encore capture , la saisie des marclian-

Ca Ptifs que l’on f r S . lleux destinés à renfermer les dises prohibées, faites par les Gardes des Fermes

l ient jusqu’à ce quqfsp 6 •’ ^ dans lesquels on les du Roi.

Pour être transportés - e £ assez P rand nombre CAPUANUS. f. m. C’est le nom d’une des taches deÎles, Vai sseaux, 8c envoyés aux la lune. C’est la treizième du catalogue du P. îGc*

CAPTIVITÉ, c ££scla » Cioli, qu’il a plu aux Astronomes de nommer Ca-

(~ a ptivitas, îl *y â bien des?/ privation de la liberté. puanus.

Ruissent en captivité che? Chrétiens qui lan- CAPUCE. f. m. Morceau d’ctoffe qui couvre îa tete

sle urs années prisonnier 1 ^^dèles. II a été plu- des Augustins déchausses, & de la plupart des Re-

Point abattu le couras-e T ^ ír ca j Hlv f é ne lui a ligieux de S. François , 8 c qui d’ordinaire est fait

te Uips en canth t® ' ?E ra ëlites furent long- en pointe. Cucullus. C’est la roeme chose que CL-

ca P tlvlu - La captmu de Babylone. puchon.

ç A ‘ e Au style familier. Acad. Fr. 1740.tiver 1 ’ esori r' 5 às la signification d'assu j ert ir. Cap-

des hommes qà n7s jeune homme. II y a

Dam le ftl . " ,ou “r m "-son entend y E de 1 écriture, captiver son esprit,

submittere soUS .. le ) ou g de la foi. Jnimum

tur - canti €a $ Uaí divinitus credenda proponun-

de bible^ Vare lníe ^eclum in obsequium fidei. Style

CaPTIVFR / o \ r

so)ettir à a a *' v< r écip. Se contraindre , s’as-xnais forum ïln ?f rí fi- Ce Marchand- ne fera ja-captiver e ■? A ue sautoir se captiver, II faut se

Ca/x/vT r is des '"à^ c > ee. part

CAPTIVEM/ r f „

merce des Nè ' < ' Jn . nomme ainsi dans le Com-Sénégal, de SfiJf ^ sc fait P ar les François aucaptifs aue as ."eux destinés à renfermer les

lefeaals on .te