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Tome second. [BOU - CRA.]
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ìîs ont accoutume de paíTcï. Le second iegatde ìesThephillim , ou Philacteres , dont il est même parledans le Nouveau-Test ament ; Le troisième regardela défense de ne point manger de lait avec de laviande. Les deux premiers semblent être margotformellement dans le Deutéronomc , où il est ditd- l’un & de l’autre : Tu les lieras pour signe jurtes mains , 6» ils serviront de fronteaux entre tesyeux ; tu les écriras fur les poteaux de ta_ mai -fin. Aaron Car alite , dans son commentaire sur cesparoles, prétend qn’on ne doit point les prendrea la lettre, mais que c’est une façon de parler fi-gutée ; g; q Ue } quand Dieu a dit ; Vous lès ecrire{_■Jur vos portes , il a feulement voulu faire connoitreaux Israélites , que soit en entrant, soit en serrant,sts dévoient les avoir toujours présentes à l’eiprit.

Les Carabes , par ce moyen, s’exemptent d un• grand nombre de cérémonies, pour ne pas dire desuperstitions , que les j u Ifs Rabbanistes ont inven-tes touchant ces Meçouçot 3c ces Thephillim :quand ils voient les Rabbanistes faire leurs prièresavec ces Thephillim attachées à leur tête avec descourroies de cuir, ils ne peuvent «'empêcher derailler & de les comparer à des ânes brid.es.f Jérôme est du même sentiment que les CaraitesLu ces Thephillim , ou Phylactères. Voici ce qu’il en

dit fur ces mots : Dilatant enim Phylacteria sua,th. 11 c u...t > r . _ n i. r gx~

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, de S. Matthieu , v, 5. Les Pharisiens _

m al ce passage , écrïvoient le Décalogue

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j jiir du parchemin qu'ils roulaient o’ at-tachoient Jur leur front avec des courroies dont UsJe ceignaient la tête , afin de Tavoir toujours de-vant les yeuxi Si Joseph Scaliger avoir su qùe lesaraites conviennent là-dessus"avec S. Jérôme, iln auroit pas rejeté l’intcrprétation de ce S. Docteur,

. comme ii Jésus-Christ aVoit lui-même approuvé

i u^ge des Phylactères. II est vrai que Jésus-Christ^ aux usages reçus de son temps ;

uais il ne ses a pas pour cela approuvés d’uneon ne Pdt donner un autre sens aux

1 -,?fdc Moise dans ce qui regarde les ôi

les Thephillin, "

son ,.y este ’ Scu part, dans la IV e Dissertation detrait e fiiïu Karrceorum , dans laquelle il

r eUÍ ' S dogmes, montre qu’ils ont tous lèsr C - S cru P l Lct , superstitions ou verdies fur l’ob-tIon ^ d u Sabbat, dé Pâque, de la fêté de i’Expia-1 ? st u ds croient que tout péché est effacé par

£ erutence 5 au Leu que les Rabbanistes disent. .. y o en a qui ne s’effacent que par la mort. Laiere Lc le jeune sent eri usage parmi eux. Ils celè-rent avec soin la fête des f abefnacles; lis portenthUOr^îV OU morceaux de franges , au coin de leur* ^. ans J; a Circoncision, ils ne croient pasc Diurne ies Tradirionnaires j qu’il soit nécessairer 11 y ait du sang répandu. Quand un enfant estortavárit le 8e jour, les Rabbanistes le circoncisentapressa mort avant le jour , afin qu’il ne soit point«circoncis a ia résurrection. Quànd les Caraites, v ent . u " e «fánt en danger, ils le circoncisent même, e vuirietne jour. L’ acte de divorce ne dìflèré& crirn' ^r- 6 f e ^ ui des Caraites est un peu plus long,dansla?° e -^ e Paroles dé l’Ecriture. Ils observent

wanger^se^mê^ tU f r ï de P ré P arer leS Animaux àLes"Gir„;v memcs choses que les Traditionnaites*

mort de quelque póllués que pat le corpS

souvent des ïLu , 01 ' cau immonde. Ils diffèrent aussiiouvent clés Rabbanistes dans les autres efoèces d’im-

puretes legales. Ise . autres eipcces a ira

fa profondeur se, aux marques de la lepre,

soir Juif, oud’une autr e ™ ^ rpS ’

lis n’approuvent les

cLÍ T" “ R { T Kni manuscrit à

iéZll M 0 ” Ee » H«hn. oi. tous leutsSs ÎL ì rl 'T a“ «P’^s. Aaron Carme,&X u f J ',' r “ ’ ' à la Mafore .

TfiiPrT, ""T? M'-»- contient, dessusoenu à ? ScnbeS ' des lettres grandes, petites,Pendues, des variantes de Ben Ascher & de Ben

Ncphtaîi, de celles des Orientaux & des Occiden-taux, desKeri Ketib, & de fout ce qu’ori attribueordinairement aux Juifs JVIassorètes. Ainsi les Ca-raites écrivent tout íe Texte hébreu, tel que les

Rabbanistes;

Les Caraites expliquent aussi d’une autre manièreque les Juifs Rabbanistes ce passage de l’Exode : Tune cuiras point le chevreau dans le lait de fa nitre„

11s ne croient pas qu’il soit défendu en ce Heu làde manger en un même repas de la viande & áucunechose faite de lait. Ils disent que ce passage doits’expliquer par cet autre : Tu ne prendras point lamere aveï fes petits. Cette interprétation est na-turelle - , & en effet , lorfqifost demahde aux Juifsla raison dgleur explication , qui paroît si éloignée 4ils répondent qu’ilS n’ont point d’autre raison àdonner qiíe l’explication de leurs Docteurs. LesCaraites , au contraire^ ne reçoivent aucune interpré-tation qui ne s’accorde parfaitement avec les pa-roles du texte de l’Ëcríture & avec la raison. Eu unmot, ils rejettent tout ce que TEcriture, la raison& une tradition constante ne leur enseignent pas.

Sur ce pic - là, ils ont un grand mépris pour leStraditions des Juifs Rabbanistes, qu’ils regardentcomme des rêveries qui n’ont d’autre fondementque i’imlgmation des Rabbins,

Peringer, dans une Lettre rendant compte àLudolf des Caraites de Lithuanie , iui dit, qu’il yen a à Birze, à Pozcole , à Nexvítad, à Korom, àTroco,&eri d’autres lieux; qu’ils sont très-dìífé-tens de mœurs, de langue, de religion, Sc même devisage des Juifs Rabbanistes » dont ce pays est plein ;que leur langue maternelle est le tartare ou plutôtle turc que c’est en cette langue qu’ils expliquentles Livres saints dans leurs Ecoles 3c dans leursSynagogues - , qu’ils font fort semblables dé visageaux Tartares Álahométans qui habitent à Vilna 3caux environs, & qu’il croit qu’ils sont sortis desbrêmes lieux ; que léurs Synagogues sont tournéesdu septentrion au midi ; que la raison qu’ils en ap-portent , est que Salmanazar les transporta du côtédu nord ; & qu’ainíì quand ils prioient, pour êtretournés du côté de Jérusalem, ils regardoient lemidi, Peringer le dit aussi dans sa lettre à Ludolf ySc il ajou te , qu’il n’eíf pas vrai qu’ils ne reçoiventque le Pentateuque, comme quelques Savans PontCtu - , qu’ils onr tous les Livres dé VAncien-Tef-tament , 3c les tiennent pour canoniques. Poste!assure la nrême choie danà ion Livre de Lit. Phœnic.Peringer ajoute qu’ils sont fort peu curieux des an-ciens exemplaires -, qu’ils achetent des Rabbanistesdes exemplaires déchirés Lc en mauvais ordre pours’en servir dans leurs synagogues ; qu’ils se mettentpeu en peine des dictions pleines ou défectives, &qu’ils croient que les points voyelles viennent de

Moïse»

R. Caíeb, Cdraïte, réduit à trois les points estquoi les Caraites disserent des Rabbanistes, m. Ilsnient que la Loi orale vienne de Moïse, & rejettentla cabale. z°. Ils abhorrent le Talmud. 3 0 . Ils ob-servent les Fêtes comine le Sabbat ; & le Sabbatbeaucoup plus rigoureusement est plusieurs chosesque les Rabbanistes. 4°. Outre cela ; ils étendentpresque à l’infini les dégrés défendus pour les ma-riages; Quant à leurs exemplaires de la Bible, ils fontconformés à ceux des Rabbanistes. Ils suivent les Va-riantes de R. Nepthali plutôt que celles de R. Afocher - , 3c rejettent. íes Keri Ketib. Voyer_ le Sup-plément touchant les Caraites , qui a été ajouté auc. 1 de la 5 e Partie des Cérémonies des Juifs. Con-sultez aiìssi Selden dans son Livre De Uxore He-braica , & le P. Marin dans ses Exercitations de laBible. M. Simon, dans son SuppL aux Cérémoniesdes Juifs. M. Basnage dans son Histoire des Juifs.Jovet,' Hift. des Relïg. 3c les Auteurs que nousavons indiqués ; le Secla K arra orum e . c ruparcen quatre dissertations j Sc le fotitia KarrceorumAp Vnlfiise à Hambourg & à LcipíiK-, I 7 I 4£ Seldeít