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Tome second. [BOU - CRA.]
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étoit Chantre du Monastère de sainte Hilde. Ëèdea ccrit sa vie au IV e livre de son Hijt, i’ Angleterre.

C E N.

CÉNACLE, s. m. Terme consacré, pour dire, le lieuoù l'on mange. Ccenaculum. Les Anciens avolent unesalle destinée à cela ; Sc c’étoit ordinairement le lieule plus élevé de la maison. Constantin avoir faitbâtir un cénacle à Rome pour y nourrir des pau-vres , Sc on en voir encore aujourd’hui les restes quisont ornés de quelques mosaïques. Ce mot n’est plusguère en usage , li ce n’est pour désigner le lieu oùnotre Seigneur fit la Cène avec ses disciples.

Us étoient entrés dans le cénacle pleins d’igno-rance, de ténèbres, d’aveuglement, de foiblesse, demauvaises inclinations & de péché , Sc ils en sorti-rent plus éclairés Sc plus brûlans d’amour de Dieu ,que des Séraphins. Faid.

Ce mot de Cœnaculum se trouve souvent dansnotre Bible latine , Sc il signifie ordinairement ledernier étage d’une maison. II est dit au chap. I desActes des Apôtres , qu’après que Jesus-Christ futmonté au ciel, ses disciples retournèrent à Jérusa-lem dans une maison , Sc qu’ils montèrent in ccena-cnlum , c’est-à - dire , au lieu le plus élevé de famasison, qui étoit un lieu retiré Sc propre à fairela prière : c’étoit une espèce de terrasse, parce queles Orientaux faisoient les toits de leurs maisonsplats, en forme de terrasse. Us s’y retiroient non-seulement pour y manger ; mais aussi pour s’y re-poser & pour y prendre l’air.

Autrefois on a dit cenaille pour Cénacle.

CÊNAGE, f. m. Terme de Coutumes. C’est un droitqui se paye à cause de la pêche accordée à quel-qu’un sor une rivière

CENAILLE. s. m. Vieux mot , lieu où l’on soupe ,du latin ^cenaculum.

CENCHREE, s. m. Nom du port de Corinthe du côtéde l’orient. Cenchrtsa, Cenchreum , Cenchreis. VoyezCorinthe.

|CT CENCHRIS, femme de Cinyras, Sc mere de Myr-rha, ayant osé se vanter d’avoir une fille plus belleque Vénus-, cette Déesse , pour se venger de l’or-gueil de la mere , permit que la fille brûlât pour Ionpere d’une flamme incestueuse , qu’elle trouva lemoyen de satisfaire sans qu’il le sçut. Myrrha , pourcacher son crime Sc sa grossesse , se retira dans lesforêts , où Vénus, qui en eut pitié , la changea enun arbre, d’où naquit Adonis, Sc d’où découle lam yrrhe.

CENCHRITE. f. f. Les anciens Naturalistes ontdonné ce nom à une pierre précieuse , qui sembleparsemée de grains de millet. Cenchrites ou Cen-chrïtis.

CENCHRUS. f. m. Espèce de serpent, qu’on nommeainsi à cause qu’il a plusieurs petites taches blan-ches , semblables au millet. Cenchris. Diolcoride ditque ses morsures sont aussi dangereuses que cellesdes vipères. La chair s’enfle comme aux hydropi-ques , Sc tombe ensuite par pièces. Le même Diosscoride dit qu’entr’autres remèdes contre ces sortesde morsures , on peut mettre de la graine de laitue& de celle de lin enduite , sor la plaie.

CENDAL. f. m. Etoffe qui étoit fort estimée chez lesAnciens , dont on faisoit entr’autres choses les ban-nières. Cilicii panni genus, C’étoit une espèce decamelot. Borel estime que ce nom lui vient de fan-dctl , dont il y a de trois sortes , du rouge, du blancSc du citrin. II dit aussi qu’il vient de Sindon, Sccelui - ci de Sidon , de Syrie. Du Cange dit quec’étoit une étoffé de soie , Sc que ce mot vient defêtai, à cause qu’elle étoit tramée de soie. D’autresle dérivent de l’arabe jìndali , une feuille ou une■ lame mince & deliee.

CENDRE, f. f. Matière terrestre , poudre qui reste dubois, ou autres matières combustibles , quand ellesont été consumées par le feu. Cinis. La ville deLondres a été presque toute réduite en cendres ,

par un incendie. Les verres se font avec des sí ‘dres de fougère Sc autres cendres. 11 n’est P cr!de faire des cendres dans les forêts que des si°piers, troncs , racines Sc autres bois qu’on ne ptexploiter , ni en ouvrages ni en bois de corde,pain cuit sous la cendre c haude. Les cendres,oples qu’elles soient, seroient d’un grand usage PQ,améliorer’ les terres , fi on en avoir beaucoup > ^comme on n’en a que très-peu, on les met au p 1de quelque figuier , ou de quelqu’autreelles n’y sont pas inutiles. La Quint. K-Taux sels dont les cendres sont chargées , si j 1 - vdoivent la propriété de blanchir le linge, de dcg r3 ^ferles étoffes. Les cendres de bois flotté, qui ap^la plus grande partie de ses sels dans l’eau , 10presque inutiles aux blanchisseuses. §

Ce mot vient de cinere , ablatif de cinis , c0 T l0tgendre de gener , tendre , de tener. Men. Lecinis en latin vient du grec koks, ,qui signifieji'ere, ou de candeo en latin, d’où viennent st sbes , incendo , succendo , Sec. p 0 .

On dit figurément réduire une ville, unevince en cendres , la désoler , la ravager, y 1 -•

tout à feu Sc à sang. Omnia ferro & fiamtia 1

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0 CF En parlant d’une passion mal éteinte , on a*c’est un feu caché sous la cendre. Jgniscineri dolofo. La rancune fait se couvrir de 6, térieur del’amitié, jusqu’au moment qu’elle d ^à se satisfaire. C’est un feu qui couve f° ucendre.

fíCF C’étoit autrefois la coutume chez les Hen 1dans les désolations publiques , de prendre le , eSc de se couvrir de cendre , pour marquer une íst •,douleur Sc une grande pénitence. Telle sotnitence des Ninivites. De là les expressions > P 1dre la cendre SC le cilice, faire pénitence a vsac Sc la cendre , témoigner une grande doulect ^voir offensé Dieu, faire pénitence pour °L>t epardon de ses péchés. C’est encore une p r “; sodans quelques maisons religieuses d’expirer *cendre. , je

gíCF Le Mercredi des Cendres est le premier 4 $Carême , ainsi nommé., parce qu’on va prendrcendres bénites à l’Eglií'e. Sacrorum Cinerisdies Cinerum. Le Prêtre marque en forme de c ple front des Fidèles de la cendre qui est st’, tC jílinges qui ont servi àl’autel, ou des branc* 1 fbuis qui ont été bénites , en prononçant ces &Memento homo , quia pulvis es, & in pulv eT f. i sverteris. Pratique ordonnée par le ConfisBénevent en 1091 , qui enjoint à tous les » 0 \(Clercs Sc Laïques, hommes Sc femmes, de Hdes cendres sor leur tête ce jour-là, pour stfer à l’esprit de pénitence Sc d’humiliationle Carême. Cette pratique, quoique générast ’pas d’obligation. . j,j$

Cendre gravelée. C’est la cendre de la lie de vltllée dont on se sert pour faire la lessive; maissert principalement pour faire des pierres à cSCineres clavellati. >£?

Cendre d’a^ur , est de l’azur broyé, lavé SC r ec ‘ upoudre. Cinis coeruleus. Voyez Azur. - gCendre verte , est une couleur bleue qui st \cSFlandre , Sc dont les Peintres se servent fi fpaysages seulement , à cause qu’elle verdir : ^ d esèment ; ce qui lui a fait fait donner st 00cendre verte. Voyez Bleu. . ,,^ed e

Cendre de fougère , est la cendre dont onso c fiidde fougère. Cinis filicis. Généralement I 3 vC rt fide toutes fortes de bois est propre à faire 1

de vitre.

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iísii

Cendre de plomb , est du plomb en fort men^ n^ief*dont on charge les fusils pour tirer au me°Pumblœ pilulce minutifjìmce.

Cendre de bronze. C’est ce qu’on appelle 3

Pompholix , ou calamine blanche. s p fi

Cendre d’Auvergne. Cendre tirée de P^l^j efi ^tes nées dans les montagnes fort expost