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Tome second. [BOU - CRA.]
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ovales en.deux loges, qui renferment une semencenoire Sc menue.

On se sert dans le Pérou , à Lima fur-tout, d’uneespèce de petite Centauree , qu’on apporte des mon-tagnes du Chili, Sc qu’on nomme Cacheu : elle estbonne contre les fièvres comme notre petite Centau-rée ; on lui donne encore plusieurs autres qualitésqui conviennent avec celles que nous reconnoissonsdans la nôtre. Cette plante diffère de notre Centaurée,par la disposition de ses branches, qui font plusécartées les unes des autres, plus longues , oppo-sées cependant par ses feuilles, qui font beaucoupplus étroites, Sc par ses fleurs, qui ne font point ra-massées en bouquet, Sc qui ont chacune leur pédi-cule formé par ^extrémité de la branche. Cetitau-reum minus , purpureum , patulum. Histoire desPlantes du Journal historique du Pere Feuillée.CENTAURELLE. si f. Femme de Centaure. Voye £Centaure.

CENTENAIRE, adj. m. & f. Qui a cent ans §3 quicontient cent ans. Centenarius. II n’est guere enusage qu’en parlant du nombre cent, de la posses-sion & de la prescription centenaire. Centenarius. IIn’y a que la prescription centenaire qui coure contrel’Ëglise. La poslèílìon centenaire n’est pas valable,quand on prouve la mauvaise foi d’un polsellcur.On d t aussi un nombre centenaire ; pour dire, quien comprend cent. Numerus centenarius.Centenaire, s. m. Cent livres pesant. Le Calife Alma-mon voyant qu’il ne pouvoit tirer Léon de sonpays , lui proposa par lettres plusieurs questionsde Géométrie Sc d’Astronomie, Sc fut si satisfait deses réponses, qu’il écrivit à l’Empereur Théophile,le priant de le lui envoyer pour un peu de temps ,Le offrant pour cet effet cent centenaires , c’est-à-dire , dix mille livres d’or, Sc une paix perpé-tuelle ... Fleury.

CENTENE, f. si Centena. Charge, dignité de Centé-naire.

CENTENIER. si m. Chef qui commandent à centhommes chez les Romains. Centurio. Jésus-Christguérit le serviteur du Centenier. Je n’ai pas, Seigneur,une foi aussi vive que celle de l’humble Centenier ,qui lui fit tout d’un coup obtenir l’effet de sesprières ; je m’unirai à vos Apôtres, afin de vousdemander avec eux l’augmentation de la mienne.Mad. de la Vall. M. de Harlay de Chanvallon ,dans fa Traduction de Tacite, Yigenere, dans sonTite-Live Sc son César ; M. de la Mare , dans sonTraité de la Police ; Sc d’autres, Font dit souvent.Dans cette sédition fut tué un Centenier nomméLucilius. Harlay. Tous les autres Centeniers se ca-chèrent. Id. La solde de l’homme de pied légionaire,selon Polybe, ne fut premièrement que de deuxoboles par jour. Le Centenier avoir le double.Vigen. César trouva à dire neuf cent soixante deses soldats, & quelques trente Centeniers. Id. §CFM.de Cordemoi s’est aussi servi de ce mot. Malgréroutes ces autorités, le mot de Centenier est parti-culièrement consacré au style de l’Ecriture Sc auxmatières de dévotion ; & dans l’usage ordinaire ,on dit plutôt Centurion , que Centenier.Centenier a aussi été un Officier de nos Rois fous la1 premiere race. Les Comtes n’avoient eu d’abord quel’administration de la Justice, mais depuis on leuraccorda celle désarmés. Ils n’avoient l’une & l’au-tre que dans une feule ville ; Sc cette ville étoittoujours considérable: car on mettoit des Vicairesou Viguiers dans les autres villes; 8 c ces Vicairescroient soumis aux Comtes, comme les Centeniers ,qu’on mettoit dans les bourgs, pour tout un petitpays. Cordem. U paroit que c’étoient les Francsqui avoient apporte cet usage dans les Gaules ;car les Goths, les Germains & les Lombards l’a-voient. II en est parle dans les Loix des Visigots ,Liv. II, Tit. II, L. %S,Sc Liv. IX, Tit. IILiv.i. Les Capitulai r es de Charlemagne, Sc de Louis leDébonnaire, la Loi de Charlemagne qui se trouvedans les Loix des Lombards. Liv. 11, Tit, LII j Liv •

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3 ; Sc dans ses Capitulaires Liv. III , c. 79 > décrivent)la Juridiction du Centenier. Grégoire de Tours enparle aussi, Liv. IX , Hiji. Fr. c. 5 . Voyez Hosiw^Spelman, & les notes d’Otton fur B. Rhénan, het^Germ, Lib, II, p. r. 61 . Voyez aussi le Traite dePolice de M. de la Mare, Liv. I , Tit. V.c. *•Centeniers étoientdes Juges distribués dans les vílages. Ciiorier , Liv. X, p. 66 q. Le Centeniéf Rpouvoit condamner à mort. Le Gendre. Onappeloit aussi Centénarions, Centenariones. Ib njugeoientque des affaires de peu de conséquent’Sc Walafridus Strabo dit qu’on peut les comp a jj eaux Prêtres qui gouvernentdes Eglises où il y 1 afonts baptismaux ; c’est-à-dire , aux Curés,moindres Prêtres. Outre les Auteurs cités, on p eUvoir le Glojfaire Sa.lique de Chifflet, Sc les Gl° ede M. Pirhou.

fjCT Les Comtes assembloient les hommes libres,les menoient à la guerre. Ils avoient fous eux “Officiers qu’ils appeloient Vicaires ; Sc comme t° .les hommes libres étoient divisés en centaines, < 3 UJformoient ce qu’on appelle un Bourg, les Comfavoient fous eux des Officiers qu’on app e ^ 1Centeniers , qui menoient les hommes libresBourg ou leurs centaines à la guerre. MontesQ- >

|3 Encore aujourd’hui, en parlant de la Milite debourgs & villes du Royaume ; on appelle Cerf 1 *nier , un Officier qui commande cent hommes-

|3 CENTIÈME, adj. de t. g. Nombre d’ordre.^cent. Centesimus, La centième année, la cent ie!flpersonne. Malherbe a dit, poun exprimer ceans :

Le centième Décembre , a nos plaines ternies ,Et le centième Avril les a peintes de fleurs.

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$3 On le dit substantivement ; Vous n’êtes p a *centième à qui cela soit arrivé. Impôt du cent ll,nsur les denrées Sc marchandises. Centejima rel 11 'venalium. Avoir un centième dans une affaire, ^une ferme.

§3 Centième denier , est la centième partie dd 5^ou de l’estimation des immeubles qui se pay e ^Roi par tous les nouveaux Acquéreurs, à q lie ^Ltitre que ce soit, lucratif ou onéreux. II n’y a ^ce qui vient par succession en ligne directe,autres cas énoncés dans l’Edit de création quiexempt de ce droit.

CENTINODE, si f. .Petite plante qui est ainsi agp e %^à cause que ses tiges font pleines de nœuds. ^latin, polygonum latifolium , ou centinodiá . Gune espèce de renouée. Voye £ Renouée.

§3 CENTO. Petite ville, autrefois fortifiée,le Ferrarois, fur les confins du BoulonnoisModénois.

CENT ON. si m. Ouvrage composé de plusieurs *ou passages empruntés d’un ou de plusieurs ^teurs. Cento. Proba Falconia a écrit la vie de /-en cernons tirés de Virgile. Etienne de P leu£ LíChanoine régulier de Saint Victor de Paris, â ^la même chose. Son ouvrage est approuvé paj c ss ll jDocteurs de la Faculté de Théologie de P aI j s isi,disent que cet Auteur a fait des couronnes à Jv& aux saints Martyrs, de For de l’Idole ^ e ( , jo-loch. Voici un exemple de ces eeptons furration des Rois.

Adoratio Magorum, Matth. 1 ,

6 x. 2 f f Eccc autem primi sub lumine solis &ortus ,

2 x. 694Stella facem ducens multa cum lucecucurrit.

5 x. s 2 6 Signavitquc viam * cceli in regioneserena

S x. 330 Tum (1) Reges * ( credo quia Jit divini-tus illis

i g, 416 Ingenium , 6> rerum fato prudentiamajor )

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