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#CT CERACHATE. s. f. Cerachates. Espèce d’agatejaune, ou de couleur de cire , d’où lui vient sonnom.
CÉRAMBE. s. m. Terme de Mythologie. Vieux habi-tant d u mont Othrys enThessalie, qui, s’étant retiréfur le Parnasse pour éviter l’inondation du délugede Deucalion, y fut changé en oiseau par les Nym-phes de cette montagne, ou, selon d’autres en certeespèce d’esCarbot qui a des cornes. II s’agit là dequelqu’un qui se sauva heureusement d’une inonda-tion. Quant à l’escarbot, c’est l’étymoíogie de sonnom qui a donné lieu à la métamorphose. Les Grecsappeloient l’escarbot , à cause de ses cornes,
du mot , cornu.
CÉRAMIQUE, f. m. C’est un nom grec, qui vientde y.tpa.u 0 -,, ceramos , qui signifie une tuile , d’ou sefait y-tp'-t.HKú ;, lieu où f on fait de la tuile , Tuilerie ;ou bien , lieu bâti de tuile , c’est-à-dire , comme nousparlons en françois , bâti de brique. Plusieurs lieuxont porté ce nom. Hésychius 8 c Suidas disent qu’il yavoit deux Céramiques à Athènes ; l’un dans la ville8 c i’autre hors de la ville. Le Céramique de la villeétoit un lieu où l’on faisoit aux frais du public lesfunérailles 8 c les oraisons funèbres de ceux quiavoient été tues dans la guerre. II y avoir fur leurtombeau des colonnes fur lesquelles on faisoit gra-ver l’endróit où ceux qu’on y enterroit avoient ététués, 8 c leur épitaphe. Le Céramique du fauxbourg«D étoit un lieu où les femmes débauchées s’aflèm-
bloient. Le Céramique de la ville étoit un des plusbeaux quartiers d’Athènes. M. Spon en parle dansson Voyage de Grèce, P. II,p. r 8 r & 193. Vsye ^aussiMeursius°^/Àè«. Att. Le Scholiaste d’Aristophanedit qu’on y célébroit des jeux , qui s’appeloient0' <!»; sctu.irxìc.ç «fai», le combat du jlambeau , parce queceux qui couroient, portoient un flambeau. Les en-fans donnoient des coups du plat de la maki à ceuxdes coureurs qui restoient derrière , Hc cela s’ap-peloit des coups céramiques. Voyez ce Scholiastefur la sin du IV e acte de la Comédie des Grenouil-les -, fur Facte I de celle, des Oiseaux -, & fur celledes Chevaliers , acteII, scène, 3 e . Pausan. Liv. I.On faisoit des jeux trois fois par an dans le Cérami-que , pour Minerve , pour Vulcain & pour Promé-thée. C’étoit peut-être dans ceux de Prométhée quel’on couroit avec des flambeaux, à cause du flam-beau que la fable disoit qu’il avoit allumé au char dusoleil, pour animer le corps de l’homme qu’il avoitformé. Au reste , jamais personne n’a mis que deuxCéramiques dans Athènes , 8 c l’on ne fait pourquoidans Moréri on en distingue trois.
Pline, Liv. XXXV, ch. 12 , dit que ce lieu futnommé Céramique , parce que Chalcostènes, ouvrierfameux en ouvrages 8 c statues de terre, avoit fa bou-tique ou son atelier en cet endroit. Pausanias, Liv. I,dit que c’est du Héros Ceramus, que l’on disoit êtrefis de Bacchus & d’ Ariadne.
La porte d’Athènes, qui étoit voisine de l’un deces Céramiques, s’appeloit la porte Céramique.
CERAMIQUE étoit encore , selon Pline, Liv. V,ch. 29 , un petit golfe de Carie, proche d’Halicar-naflë.
CÉRAN. f. m. Nom d’homme. Ceraunus , Ceraunius.S. Cèran , qui vivoit au commencement du VII e siè-cle, sous le Roi Clotaire II, entreprit de recueillirles Actes des Martyrs. Baillét. II fut Evêque deParis, & assista au Concile de Paris de 6 15 , tenudans l’Eglise des Apôtres, c’est-à-dire , de sainte Ge-neviève , 8 c qui fut appelé Concile Général par ce-lui de Reims de 625 , parce qu’il étoit composé de79 Evêques, 8 c que jamais la France n’en avoit eude si nombreux.
CERANT, f. m. Vieux mot. Petite monnoie, ou autrechose de fort peu de conséquence.
Toures devins & pain querant >Je n’eus vailleant un Cérant,
a
CERASINE, s. f. Sorte de breuvage. GuilU u ^Aubruquis, Cordelier, ayant été envoyé e ntarie par S. Louis, fut mené au Palais le 4 ^
vier 125 à l’audience de Mangou-can. Iln iemander, dit-il, lequel nous voulions de flle-vages qu’on nous présentoir. Je goûtai un peu . ,lui qu’ils nomment cèrajìne, fait de tir. • •Fleur y.
CÉRASTES. Peuples de File de Chypre quichez eux un autel dédié à Jupiter Hospitah^V^étoit toujours teint du sang des étrangers. ^offensée de cette inhumanité, les changeareaux ; c’est pour nous marquer les mœurs j,de ces peuples. D’ailleurs comme le mot «u**sie corne , on dit qu’il portoient des cor ^ sS ^^même de Chyjste a porté le faux nom àe ^ou Cornue , parce qu’elle est environnes ^ ^montoires qui s’élevent dans la mer, 8 c *° ^
de loin des pointes de rochers coin®cornes. , ^
CERASTE. f. m. Espèce de serpent qu’on app e f ^Cérastes. Les Auteurs assurent qu’en Afnfl Zs-Cérajles ont deux cornes comme les lima® ^lin leur en donne quatre. Ils sont long s .pieds, quelquefois plus. Ils ont le corps ffl ileur de íablon, écaillé vers la queue. IB | a ^de^biais 3 8 c quand ils marchent, il Ru® ^jl!^
sifflent, à cause du bruit que font leurs
La morsure de Ce serpent est rrès-dange® 1 *^
m.
|jCT Ces prétendues cornes que l’on donne
ne sont autre chose que deux dents
peu en devant, qui sont mobiles, 8c fl UIarmes offensives.
0 CT Ce mot vient du grec --so--, corne. .
|GP CÉRAT. Que les Grecs 8 c les Romai®^ 1loient Ceroma , étoit une mixtion d’huile 8 -dont se frotoient les Athlète?. Elle nefeulement à rendre les membres plus glissa®capables de donner prise, mais elle les testsouples 8 c plus propres aux exercices. AvM’
& Romaine. „ ..M
CERAT. Terme de. Médecine. C’est une espst fí) ^guent, ou de limment fait d’huile 8 c de ^sort de remède à plusieurs maladies. Cet^ ^ [sscérat est d’une consistance plus épaisse q® ; 5ment. On met à l’un quatre onces de c'QjpFl’autre deux, fur douze onces d’huile. Isolide que I’onguent, & moins que l’empc. yssfìiit des cérat s de soufre, de santal,un particulier qu’on appelle cérat de zpgératif, qui se fait avec de la cire blan®l’huile rosat omphacin. Cérat citrin, ceTque restrinctif ou astringent, cérat diasi®*résolutif, cérat oxeleum 8 c cérat divin. .Ce mot vient du latin cera. Ai' c «8
£CT CÉRATIAS. f. m. Terme dont quelqu® icomme Pline , sc sont servis pour d c '^ etl eS;. ^comète cornue, ou plutôt qui a deux st j 3 <jiCERATION. f. £ Terme de Chimie, c z ^sition d’une matière pour la rendre p* 0 ! e lFfondue 6 C liquéfiée, quand de foi-we® ^ fTl’étoit pas : ce qu’on fait pour lui “0facilement le moyen de pénétrer dansou autres corps íb.lides. Prxp aratio rr 2 íí ce ff 0 ' ^piam ad liquamen. Les Chimistes dise ® L f F 11On le dit particulièrement de l’act' 011 jjtles métaux fusibles., comme de la
Les Vocabulistes prétendent que ces a ^ t°^encore de Faction de pénétrer de ci® ^ ‘yune étoffe ou quelqu’autre corps.décision, on continuera de dire i nCÍ ?exprimer Faction d’incorporet de la clíe Jq u’autre matière.
CÉRATOGLOSSE. f. m. ou plutôtsubstantivement. C’est un des musd®