cjjz C E R
ces Cercles n’ait jamais ctc bien réglé, le voici tel 1qu’il eít dans la Matricule Impériale : Le Cercle 'd’Aútriche, celui de Bourgogne» duBas-Rhin, deBavière, de la Haute-Saxe, de Franconie, de Suabe ,du Haut-Rhin, de Westphalie, Le de la baiFe-Saxe.Heiss. Plathner a donné une description des Cerclesde l’Empire, qui comprend plulìeiirs tables. Sfia-graphia decem Circulorum sacri Imperii llomano-Germanici , Sec,
CERCLER, v. a. Vieux mot. Environner, entourer.Circumdare.
Cercler un tonneau ou une cuve. Terme de Tonnelier.C’est y mettre des cerceaux, ou des cercles.
Cerclé, adj. Terme de Blason , qui se dit des tonneauxliés avec des cercles ou cerceaux. Ligatus , conjtric-tus circulis.
CERCLIER. f. m. Ouvrier qui travaille à faire descercles ou cerceaux dans les forêts. Circulorumopifex. L’Ordonnance veut que les Cercliers , Tour-neurs , Sabotiers, &c. ne puissent tenir ateliersqu’à demi-lieue des forêts.
CERCOPES. Peuples qui habitoient une Ile voisine dela Sicile nommée Pithécufe. On dit que Jupiter leschangea en singes, pour les punir de leurs débau-chés. Cercopes est le nom que les Grecs donnent auxsinges.
CERCOPITHEQUE, f. m. Terme de Mythologie.Espèce de singe, auquel les Egyptiens rendoient leshonneurs divins. On le repréíéntoit avec un croiisantsur la tête, & un gobelet à sa main.
?£T C’est aussi un nom générique par lequel on désigneles Singes à longue queue. ,
CERCOSIS. f. f. Terme de Médecine. C est une ex-croissance de chair, qui fort de l’orisice de la matrice,le remplit Le le bouche. Cercojìs. On emporte cettecxcrescence par extirpation.
Ce mot vient du grec *í>s , queue , parce quecette cxcrescence est quelquefois aussi longue que laqueue d’un renard, on lui a donné le nom de xí/>x» r , s .M. Dionis le dérive de xépxnty qu’il explique partromper. ; il dit que cette cxcrescence s’appellecerco/ìs, parce qu’elle ressemble quelquefois par falongueur à la queue d’un renard, qui lui sert àtromper les autres animaux.
CERCUEIL, s. m. AT Dans l’usage ordinaire ce motest synonyme de bière. Quelquelois on entend par ccmot un vaisseau de plomb propre pour transporterSc enterrer les morts. Feretrum, Quand il est debois , on l’appelle bière. Ménage dérive ce mot defar co hum , qui a été fait d u grec & prétendqu’on dilbit autrefois farcueil. Saumaisc le dérivede facrophaculus disant que facrophage étoit unepierre dont on faisoit anciennement les tombeauxSc qu’on a étendu ce mot aux tombeaux faits detoute autre matière.
Les cercueils de la Chine, dit le P. Fontanaye,font grands & d’un bois épais de trois ou quatrepouces, vernissés & dorés par dehors, mais fermésavec un soin extraordinaire, pour empêcher l’air d’ypénéttrer. Essais , L Hiéroglyp.p. 507.
AI" On dit figurément, en parlant de quelqu’un àqui un accident a causé la mort, que c’est ce qui Pamis au cercueil.
CERDAGNE. Petite Province d’Espagne , qui a titrede Comte. Cerretania, La Cerdagne est dans lesPyrénées, entre le Comté de Foix, le RouiîillonSc la Catalogne. Sa capitale est Puicerda. La partiequi touche au territoire de Conflant Sc aux sourcesde la Segre, jusqu a Livia exclusivement, est à laFrance depuis la paix des Pyrénées.
CERDEAU. Voye{ Serdeau.
CERDEMPORUS , terme de Mythologie, sur-nom de MercureDieu des Commerçans,
Commerçant.
CERDONIENS. Nom d anciens Hérétiques, qui ontété dans la plupart des erreurs de Simon le Magi-cien , de Saturnin Sc des autres Gnostiques. Cerdon,qui a été leur Chef, vint de Syrie à Rome sous lePape Hygin. Il y abjura ses erreurs, mais en ap- 1
C E R
parence seulement \ ensorte qu’ayant été convainc®qu il y períistoit, Sc que même il dogmatisoic eBcachette, il fur chassé de la communion des iîcièles*11 reconnoissoit deux principes, l’un bon, Sc 1mauvais. Ce dernier étoit, selon lui, le Créâtesdu monde, Sc se Dieu qui avoir apparu dans l* n
cienne loi. Le
qu’il appeloit m
connu >
premier, -rr-~ ffl00 js
étoit le pere de J. C. qui n’étoit venu au u ■que selon la seule apparence de la chair , o- ^par conséquent n’étoit point né d’une A i e st? e ’ ^n’avoit point souffert véritablement , mais aseulement semblé souffrir. II nioit la rciuncti°n . ^corps il rejetoit toutes les écritures de 1 ^nTestament, comme ne venant point du bon? ^cipe. Marcion , qui fut son Disciple à R orne >le successeur de ses impiétés. Saint Irénée ’lien Sc saint Epiphane ont parlé au long de lhdes / Cerdoniens. r!t g
CEREALES, adj. f. pi. pris substantivement,de Mythologie. Cerealia. Fêtes de Cérès, e ^ r jprO'
Ccldtf’
neur de Cérès. Elles furent instituées parlème d’Eleuíîs dans l’Attique, Sc fils deRoi d’Eleufis Sc de Mehaline, en reconnude ce que Cérès , qui passa pour avoir été 1 ® , £rice, lui avoir appris l’art de cultiver le t C (lC »d’en faire du pain. Ainsi ces fêtes prirent n aJ ^dans la Grece. II y en avoir deux à Athènes ,/ e j 1(rsc nommoient Eleusinies, Sc les autres Thesin 0 1 jries. Voye £ à ces mots ce qu’il y a de partie® 1 ,,chacune. Ce qui convenoit à toutes les deux, ^général aux céréales , c’est qu’on ses célébm'Q^beaucoup de religion Sc de pureté, jusques-R^ jess’abstenoit de vin Sc de tout commerce a ye o0 yfemmes pendant ce temps-Ià. On y honom'L^r,seulement Cérès, mais encore Iacchus If j 0 itc’est-à-dire , Bacchus : les victimes qu’on inj 1 {0 fltétoient des porcs , à cause du dégât c l n ^’ ’fotaux biens de la terre-, Sc enfin il n’y P,point de vin. Plaute , du moins» semble 1® jjl>Aulul. Aci. II. Scen. 7. Sc Macrobe , Saturé ' 0 jÇiích. n, dit expressément qu’il étoit défendu y A-du vin à Cérès en quelque sacrifice que “j.pCependant Caton dans les derniers mots du ^ ^De re rujiica , dit le contraire , Sc Macrobe,droit que j’ai cité , excuse Virgile d’avoirdu vin à Cérès. Lambin dit qu’il ne faut eïl ; fie 5Plaute que des Céréales des Grecs, & non P ^Romains. Un Auteur récent, réfute Lam°disant que Plaute étoit Grec-, & il ne fait_p a Vj ftion que Plaute ne parle pas de son chef, ^parler un de lés personnages , & que fa ^est Grecque, ou que la seene étoit en Grece, ^j#il paroît par les seuls noms des personnages o®tous Grecs. Pour Macrobe, il dit qu’à lajo 1 ’*’ne lui oifroit point de vin, vinum ; maisdu vJ , ^tt*mulfum ; Lc que le sacrifice que l’on faisessDéesse &à Hercule 1 e vingt-unième de Fy j 0 nPétoit d’une truie pleine de pains , Sc deLc c’est ce que Virgile entend par mit 1 ^Voyez Saumaisefur Solin,/. 750, Le l eS .cités ci-dessus. ypí f
Les Céréales passèrent cses Grecs aux R° ITl j eles célébroient pendant huit jours, deptuSzième d’Avril jusqu’au dix-neuvième indu 1 yC’étoient les Dames seules qui les n
habit blanc ; les hommes vêtus aussi de b ^étoient que les spectateurs; ils s’abstenose ot ^ f-,vin Sc de tout commerce avec les femmes- pgrjfl 1 ^mains crurent devoir honorer par-là ^ ^
1
qui s’étoit distinguée par fa chasteté. D 11 ,, c d.geoit que se soir après le soleil couché » f 0 jt fsCérès, malgré la fatigue du voyage, n c ] 1 oi t jde nourriture que le soir, lorsqu’elle fh ^Jjí 15fille. II y avoir aussi durant le jour des ^ c o^cheval, qui furent changés dans la sertbats de Gladiateurs ; ce qui fut regarde ^
chose de mauvaise augure pour laR c P^ ,f eS cfipeuple avoir part à la fête par les l at ?. 0 fgS hlui faisoit de pois, de noix, Sc d’autres