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Tome second. [BOU - CRA.]
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l’on remarque que ce n’étoit point par une vaineceremonie, mais par une véritable sagesse. Fléch.

Ce mot se prend quelquefois , en mauvaise part,pour une civilité importune Sc outrée. C’est ungrand faiseur de céretionies. II fout bannir la cé-rémonie.

Habit de cérémonie est un habit décent, conve-nable à fa profession. Vejtitus ai pompam compa-ratus. On le dit auss des ornemens Sc des mar-ques de la charge 8c de la dignité dont on estrevêtu. Mener en cérémonie , c’est conduire solen-nellement & avec éclat. Traiter en ceremonie, c’estfaire un repas magnifique , 8c dans toutes lesformes.

On appelle Officiers des cérémonies , ceux quiont foin de foire garder l’ordre Sc les cérémoniesaccoutumées dans les actions d’éclat Sc de solen-nité. Rituum solemnium Magistri , moderatores. IIy a le Grand-Maître , le Maître , TAide des céré-monies. Dans les Eglises il y a aussi* un Maîtredes cérémonies , qui fait observer Tordre, 8c toutce qui est porté dans le Rituel.

On dit ordinairement, fans cérémonie. Familia-riter , fine ulla comitatis affectatione ; pour dire ,franchement 8c fans façon.

CEREMONIEUX", EUSE. adj. & f. Formaliste, quifait beaucoup de cérémonies, qui fait des compli-mens outrés Sc incommodes. Nimius comitatis af-fectator. La plaisante civilité , de prendre le pasdevant tout le monde, de peur de passer pour céré-monieux ! Cosx. Comme les pleurs des femmes fontd’ordinaire artificielles Sc cérémonieuses ,il ne fautpas s’y opposer, c’est les engager à foire pis. Mont.

On dit ironiquement cTun homme qui cn useplus librement, plus familièrement, qu’il ne fou-droit, qu’il n’est point cérémonieux. Ac. Fr.

3 JCF CÉRENZA, (la) ou CIRENZA. Cer entia ouGeruntia. Ville du royaume de Naples, dans laCalabre citérieure. C’étoit autrefois une ville épis-copale, dont l’Evêché a été uni à celui de Cariati,& fo Cérenza n’est plus qu’un village.

CERES, f. f. terme de Mythologie. Ceres. Déesse duPaganisme , 'fille de Saturne Sc de Rhea. Hesiod.Theogr. 454. Cérès avoir trouvé Tart de cultiver latere , Sc on l’honoroit comme la Déesse des Blés.Elle eut Proserpine de Jupiter, Sc Plutus de Jafìus.Id. Theog. 91a & 969. Pluton ayant ravi Proser-pine pendant qu’elle cueilloit des fleurs dans uneprairie, Céres courut toute la terre pour chercherfa fille. Voye\ Claudien, De Raptu Proferp. Sc Ovid.Metam. L. V , Quand elle fut arrivée dans l’At-tique à Eleusis, elle prit en affection Triptoleme ,fils de Celeus Roi d’Eleusis, Sc se fit sa nourrice ;quand il fut grand, elle lui découvrit le secret decultiver la terre, de recueillir le blé Sc d’en faire dupain, 8c l’ayant monté sur un char tiré par desserpens ailés, ou par des dragons, elle l’envoyapar toute la terre apprendre son secret aux hommes.Selon quelques Auteurs, la vérité de cette fable est,que Proserpine, fille d’une Reine de Sicile, fut enle-vée par Orcus Roi des Molosses. Quand on eut lesecret de semer 8c de cultiver les blés, on partageales terres 8c les campagnes ; on mit des bornes auxhéritages, Sc on fit des loix pour leur conservation ;c’est pour cela que Céres passoit pour avoir inventéles loix, 8c qu’on l’appeloit Themofphore. Au reste ,ce n’étoit pas seulement l’invention du blé, maisde tout ce qui regarde les richesses Sc le ménaged* la campagne qu’on lui attribuoit. De-là quel-ques autres noms qu’on lui donnoit, comme Mal-lophore, Porte-laine ; Melophore, Qui porte ou quiproduit des brebis, Sc fur-tout , mère de

tout, clans les hymnes attribuées à Orphée. Cirésétoit. représentée de différentes manières ; quelque-fois elle portoit une couronne d’épis, d’autrefoison la repréfentoit triste., Sc tenant un flambeau à lamain, ou bien portant en main un bouquet d’épis Scde pavots. C’est ainsi qu’elle est gravée fur les mé-dailles. Cérès étoit la même que la Terre,qu’Ilis,

CER

Eleuff’-'

que la Lune Sc Vénus. On la nomment ^ - c6d’Eleusis ; Frutis à fruendo , jouir ; Inferna ,que les semences s’cnferment dans le sein de la ^ ^Mammosa , qui a beaucoup de gorge, à ra "° n <-j C j|e,production des fruits ,&c. Selon Diodore de ,Cer'es est Isis. L’arrivée de Céres en Grèce est st ^port des blés d’Egypte en Grèce dans unfamine. Erecthée, qui fit ce transport, for nRoi en reconnoiísance de ce bienfait, Sc H eta yGrèce les mystères de Céres , ou Céréales, a 1nière d’Egypte , qu’Isocrate prétend néanm Sdans son Panégyrique, avoir été donnés auxpar Céres elle-mcmc. ■ ^

Le premier lieu où Ton ait -bâti un temple a . , QÍic’est Palantium en Arcadie, au rapport de Dstde Sicile, Liv. I. C’est Evandre qui sir P a jgculte de Céres de Grèce en Italie. Elle n£ - jjtemple à Rome que Tan de Rome r.57, a P ^victoire remportée fur les Volsques. La p rel ^statue de bronze qui a été faite à Rome, íu ; t ,statue de Céres. Pline , XXXIV , 4. Voífius e ^que selon THistoire, Céres Sc Isis sont deuxl ^' ■fort disterentes ; mais que , selon les raisons Pques fur lesquelles la fable est fondée, c£qu’une même divinité. Le même Auteur stqu’il y a deux Céres , l’une céleste, qui étoir laSc l’autre terrestre, qui étoit la Terre. Voye{_ ^ «filol. L.I , c. 17, L. 11, c. 27, & c. 59. On C ^sentoìt.Cérès aflise sur une pierre Sc avec une st ^cheval. Voffius , de Idol. L. IX, c. 23. Les aijjst j cconsacrés à Céres font la grue, la tourterel (surmulet ou mulet, poisson de mer ; Sc R * e ^aîlé ; 8c pour les plantes, le blé Sc le 0 Iin [ ^

Comme Cérès passoit pour la Déesse desdes grains, Sc comme ayant appris aux n° , } ^Tart de cultiver la terre , les fruits Sc les gtast 5pellent en Poésie, les dons, les présens,l eStde Céres.

La fourmi tous les ans , traversant nos g ues pfr

Groffit ses magafins des trésors de Cérès.

C’est pourquoi on la prend pour le pain tClt -

comme Bacchus pour le vin. Sans Cérès SC $ aC t fiVénus est languissante. Sine Cerere & Bacch 0 ’’ 1Venus.

Ce nom Cérès est la même chose, si l’onVarron, que Gérés, 8c il s’est fait de-là p ar £ jçrgement du G en C. Et certo Déesse, dit-d f^fipelée Gérés, quòd gerat fructus. D’autres P îC !fi ií ’que, supposé que Cérès ait été appelée d’abotce nom vient du grec rïf «ç, Gerys ; en esie^ y fichius dit qu’Achero , Ops , Helle , Gerys, j a8 c Cérès , font la même. Or rïfv t , suivant 1ment de ces Auteurs, est un nom hébreu $de iy~S , gerefeh qui signifie selon euxmoulu , broyé , de m;, garafeh, qu’ils expst fifrangere , contundere. II vaudroit mis 1 £ fque ï“!j, gerefeh, signifie les fruits qui l°^ e (fiduits SC poussés dehors ; car en effet il a WDeut. XXXIII 14 , Sc n’a jamais l’autrebreu, *8)73, garafeh, ne veut dire que eX j sí . ^protrudere, Sc non point frangere, con0 najoute que Cérès portoit à Cnide un nost sijchant de r*^?, qui est Képv ; mais ce nost *donné, dit-on, parce qu’elle étoit Tîíí3 (maîtresse de la terre, ce qui n’a point °.eà l’étymologie grecque de r^ví. D'ass \cí û -[Cérès de l’hébrcu enn, Hhres, qui fig^ffauteur de tous les fruits de la terre; # fique Din a bien plus d’analogie avecIls confirment encore ceci par Pl 4 ta -] <dit que Cyrus en Persien signifie le 1 °Vossius, De Idolol. L. II, c. 59.

CÉRET- Petite ville de France dans le C® 1 $

avec un pont magnifique d’une feule aV Vrsníf e flieu où s’assemblèrent les Commissaires d ^de France, pour régler les limites des de