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Tome second. [BOU - CRA.]
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chcs da bois da cerf , près de la meule. Primariuspollex cervini cornu. Surandouillers , les secondesbranches. Secundarius pollex cervini cornu. Cellesqui font au-deísus , s’appellent Chevillure. Cervinicornu digitus. Enfourchure. Bijidus apex cervinicornu. Trochure. Cervini cornu trifidum aut quadri-fidum cacitmen. Paumure. Apex cervini cornu pal-matus, La couronnure se dit des épois ou branchesqui font à la cime en guise de couronne. Cervinicornu apex coronatus. Epois de tête de cerf, sontles cols ou cornichons de la couronnure, pau-mure , trochure , 8c enfourchure de tête. Cervinicornu fuji coronarii . On appelle tête afiôurckie ,celle qui représente une fourche. Cervinum cornubifidum. Les têtes contrefaites s’appellent simplementleies.La.pince du cerf, c’eít l’extrêmitê de l’ongled’en-bas fur le devant. Antica & ima pars cervinceungulce. Le talon , le côté du pied ou les os. Un-guis cervi posticus , cervinum calcar.

Cerf. ( Fumées de) Torches ou Plateaux, font la fientedu cerf. Cervinum fiercus. Mue de cerf, c’est lachute de fa tête, pendant laquelle il se recèle 8cdemeure caché dans son buisson. Cervini cornu inte-ritus. Les marques de la piste du cerf font les por-tées , les fumées, les allures, les foulées, les fuites& fa manière de marcher. II dresse plus volontiersses fuites 8c fa manière de marcher. II dresse plusvolontiers fes fuites par les grands chemins : car ilva toujours à côté , 8c jamais dans les pistes desautres. On appelle aussi pieds de cerfs , les voies 8cles marques qu’il a empreintes fur terre en mar-chant. Vefiigia cervini pedis. Le cerf n’a point devessie de fiel ; mais au bout de fa queue on trouveun ver tirant à la couleur de fiel' qui est un poisonaussi dangereux que le napellus.

Cerf. ( Rut de ) C’est la saison où le cerf est en cha-leur 8c cherche la femelle. Cervini venerem patien-tis & aestuantis tempefias. On appelle daimtiers,les testicules du cerf. Cervini tefiiculi. Les cerfsprivés de leurs daimtiers ne muent plus leur tête ;ou ils font alors fans tête, il ne leur en revientplus de nouvelle.

Cerfs. (Hordes de) Ce font des cerfs qui vont entroupe, particulièrement, quand il neige. Cervo-rum agmen. On appelle lancer le cerf, quand onle fait partir. Le cerf qu’on a lancé s’appelle droit.Celui qu’on rencontre en chemin s’appelle. lechange. On dit aussi qu’un cerf est au ressui, quandil est au soleil après la rosée , ou après fa course.Cervi ab Jîlvefiri madore apricantis fiatio. On ap-pelle muse de cerf t la triste contenance où il fetrouve tandis qu’il est en amour. On dit aussi quele cerf fait le rouge, pour dire, qu’il rumine. Onappelle le lit, la chambre , o,u la reposée du cerf,son fort, fa demeure , un lieu ou les arbres 8c lesherbes font toufus.

On appelle aussi écuyer de cerf , un jeune cerfen compagnie d’un vieux. Quelques-uns l’appellentbroquart. II a un petit bois fort pointu.

On dit que le cerf est de bon temps, ou de hauteserres , quand il va vite 8c loin , ou quand fes pistesfont staîches : qu’il va de vieux temps, quand il vadeça 8c de-là, est incertain dans fa course. On dit,démêler 8c redresser le cerf, pour dire, quitter lechange, 8c fraper à route.

On lève le pied droit du cerf pour présenter auSeigneur ou Maître de la chasse. Le massacre , qui estla tete séparée du corps , est le droit du Veneurqui a détourné le cerf, II en fait le premier droità son limier. Les menus droits font la langue, lemufle 8c les oreilles. Le cimier est le dessus du dosapprochant des cuiíîes. La nappe du cerf, c’est íapeau. Pellis cervina. On ôte le parement du cerf,c'est-à-dire, une chair rouge qui est attachée à fapeau , quand on fait la curée.

On dit qu’un cerf prêt à fe rendre, va feignant soncorps,lorfqu’en chancelant il fait de grands bonds,de grandes glissées, 6c donne des os en terre qu’ilest aux abois, quand il est las 8c qu’il n’a plus la

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: net 1 !'

forée de courir. Viribus defecti cervi ex tremit 1fitas : 8c qu’il pleure quand il est en cet état, cons’il demandoit grâce par íès larmes. Aristote 1 __

la branchure gauche du cerf n’a pu encore êtrevée, 8c qu’il l’enterre 8c la cache, comme étant Ppre à la Médecine : de-là vient qu’on dit en ^verbe, qu’une chose est au lieu où le cerf a P° y Stête - , pour dire, qu’elle est mal-aifée à trouver-^cerfs ont la moitié de leur tête à la mi-M al ' ^ou plutard, selon que le climat est plus 011 j|chaud , ou qu’ils font plus jeunes ou plus fis f fefaut remarquer que tous les cerfs d’un pareil io ^mettent ensemble, les daguets avec les àgt^?E,cerfs de dix cors jeunement avec leurs feb8c ainsi des autres. Ils ne fe séparent qu al1 * ytemps pour prendre buissons 8c faire leurs tete ^cerf est d’un tempérament chaud 8c fe c > ( ^ £fn pjnaturel très-violent 8c colère ; fur-tout dans le ^de fa chaleur, où l’on a trouvé quelquefois de , ( ' squi fe battoient avec tant de furie, que l eurs ^demeuroient croisées 8c embarraiìées l’ une ^l’autre fans qu’on pût les séparer. Ce temp Smence à la fin du mois d’Août, 8c continue le s a ^fuivans. Matthiole dit que les cerfs traversent a ^en troupe, 8c fe soulagent les uns 8c les autre imettant leurs têtes fur le derrière de ceux fi ul jjjdevant: 8c qu’ils vont ainsi de Sicile en

son

vivent plusieurs siècles ,j?uifque Pline dit q u ^a trouvé qui avoient GM colliers d’ot qu’Ale* ^leur avoir fait mettre, qu’on a pris plus de ctaprès fa mort ; 8c que ces colliers étoient te sverts de leur peau. On en a trouvé de senstP ^en Allemagne 8c eh France. Charles VI chaHan 1 ^la forêt de Senlis, prit un cerf qui avoir unde cuivre doré avec cette inscription latine,hoc me donavit , c’est-à-dire, César ma don ^collier. II n’y a pas d’apparence, dit Mezetay ’ce fut Jules César, ou Charlemagne, cornue I ,ques-uns Font cru - , c’étoìt plutôt quelqu ^

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reur d’Allemagne beaucoup plus modernecerf avoir passé en France. Selon Crabe, - . gC iiDescription du cerf , la cause de cette longue ^l’abondance d’un sel balsamique ou préservât! ^la nature les a pourvus au-delà de tous I e5 ianimaux. ffiT Cet Auteur, comme bien d'auttrouvé la raison de ce qui n’est pas, tout ce A ra débité fur la longue vie des cerfs, estd’hui regardé comme une fable. Pline d lC -fique ce font les cerfs qui ont montré la P r °tjj /du dictame pour guérir les plaies des st £C ^ eS ' ica un si grand nombre de cerfs au roya u > ..«■Siam , qu’on y en tue tous les ans plus de ce -p,quante mille, dont on envoie les peaux auIl y a aux Indes Occidentales des cerfs P r5V f s .élève dans les maisons 8c qui vont paître a ( ypagne fous la conduite des Bergers, 8C fl u ,. - tmène le soir - , 8c du lait des biches on enfromage. Herrera. Virgile suppose des trc>ufentiers de cerfs en Afrique , quoique l’Hjst 01 .tutelle nous apprenne qu’il n’y en eut jaM a > 'prétend que Castor est le premier qui ait Mcheval pour courre le cerf.

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II y a un cerf de Canada, qui a quatre P* B

haut, 8c son bois trois pieds,8c fes andotu ^

pied. II y en a six à chaque perche. Pline SC (( fjí

disent que c’est le plus grand nombre q ue ; e u j eh

en peuvent porter. Cependant il y en a i cl f

portent jufqu’à vingt-deux. Ce bois est couvet

peau fort dure, 8c garnie d’un poil épais s? o a

On en a disséqué un à l’Académie des '

on n’a trouvé que deux ventricules fort e (lin 5

quoique ce soit un animal ruminant. Se s 1 ^

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ci-

pris tous ensemble , avoient quatre-vingt-fei^.^de long. On y a trouvé plusieurs pièces d.e .Qtft

la grandeur d’un écu blanc ; des morceaux f (0 n'grands comme l’ongle, qui paroissoient ufe sgés , 8c quelques fragmens d’ardoifes - . cecroire qu’ils amassent à la hâte leur noP rnqu’ils l’épluchent à loisir. ^