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Tome second. [BOU - CRA.]
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q 7 8 C E R

CERFOUETTE. Voye^ Serfouette»

CERFOU 1 R. Voyei Serfouir.

CERFRGI. Célèbre Monastère du Diocèse de Meauxcher de tour F Ordre des Mathurins, ou de la Sain-te-Trinité. On l’a mal appelé en latin Cervus frigi-dus , ée doit être Cetrfredum. Voyez Dom DupleííisHijt. de l’Egl. de Meaux , Tom. i, /?• 172. & 131,

CERÌACA. í. m. Arbre qui fleurir blanc , Sc quiporte des fleurs qui ont de l’air de la feuille ap-pelée étoile.

CERIGO. Ile de la Méditerranée fur la côte de laMorée , Sc dans le canal qui est entre cette presqu’île& i’líe de Candie, au midi d u cap Malio. CytheraNous cinglâmes avec uii vent assez favorable jusquesà la première île de PArcbipélâgue, appelée autrefoisPorphyris , depuis Cythere , Se maintenant Cerigo ,où, selon les Poètes, Vénus aborda dans une co-quille. Du Loir,/?, 3, Cette île est lìtuée à la plageLaconique entre le promontoire Tcenarlum , main-tenant appelé cap de Matapan , 8e celui de Malea ,à présent Malio, dont elle est plus proche,Elle n’estpas fort grande ; mais elle éroit autrefois d’une lìgrande importance pour les Lacédémoniens, qu’ellefervoir de rempart à leur ville capitale, Se de havre àtous les vaisseaux qui revenoient d’Egypte Sc deLibye. Ils y envoyoient tous les ans un Magistrat,pour rendre la justice Se pour commander la garnisonqu’ils y entretenoient. Les Athéniens s’cn rendirentmaîtres, & la firent tributaire l’an 8 r de la guerre Pélo-ponnéíiaque. Idem./?. 3 6* 4. Elle étoitaux Vénitiensquand Du Loir écrivoit; elle ost maintenant auxTurcs. Iln’y a rien de rare en tout ce qu’elle con-tient , qu’une grotte prise dans la montagne, quiregarde le port de l'autre côté du Château; elle aplus d’une demi-lieue de profondeur, Sc est percéed’un bout à l’autre. Les habitans y ont bâti un Cou-vent de Caloyers, parce qu’ils croient que SaintJean PEvangeliste l’ayant choisi pour fa retraite , ycommença l'on Apocalypse, Sc que Dieu, pour sur-venir à la nécessité de ce grand Apôtre, fit miracu-leusement dégoutter du haut du rocher, de Peau,qui tombe encore tous les jours en quantité suffisanteà la soif de l’homme. D u Loir ,/?. 4 & 5.

Aê? CERILLI. Petite ville de France, Diocèse deBourges, à deux lieues de Bourbon l’Archambault.

CER 1 N. Voye^ Serin.

CERIN, f. m. Nom d’homme. Quirinus. S. Quirin, quenous nommons S. Cérin , fut compagnon du martyredes Saints Nicaife Sc Pientie. C’cst dans le Vexin^François qu’ils souffrirent au III e ou IV e siècle.

CERINTHIENS. Anciens Hérétiques qui ont pris leurnom de Cerinthe, contemporain de S. Jean. Cé-rinthe fut un zélé défenseur de la Circoncision ,aussi-bien que les Nazaréens Sc les Ebionites. SaintEpiphane rapporte de lui qu’il fut le chef d’unefaction qui s’éleva à Jérusalem contre Saint Pierre,à Poccasion de quelques Incirconcis avec lesquelscet Apôtre avoir mangé. II est marqué dansl’Histoiredes Actes, que les fidèles circoncis disputoient surce sujet contre lui; à quoi Saint Epiphane a ajoutéque Cérinthe fut l’Auteurde cette dispute , lorsqu’iíétoit encore du nombre des fidèles. II croyoit queJésus étoit un pur homme, fils de Joseph Sc deMarie ; mais que dans son Baptême une vertu célestedescendit sur lui^ sous la forme d’une colombe,ensorte qu’il fut alors comme sacré par le SaintEsprit Sc fait Christ. Ce fut par le moyen de cetteVertu céleste qu’il. fit tant de miracles; Sc commeelle étoit venue du Ciel, elle le quitta après fa pas-sion Sc s’en retourna au lieu d’ou elle étoit venue.Í1 croyoit donc que Jésus , qui étoit un pur homme,étoit. véritablement mort, Sc qu’il étoit aussi res-suscité; mais que Christ, qui étoit distingué deJésus, n’avoit point souffert.

Quelques anciens Auteurs ont attribué à Cérinthele livre de l’Apocalypfe ; croyant que, pour autoriserses rêveries touchant le régné charnel de Jcsus-Christ fur la terre, il avoir publie des ouvrages fousle titre d 'Apocalypses , où il débitoit ses visions \

C E R

touchant ce régné charnel, Sc il prétendoit être un

grand Apôtre, qui avoir reçu de Dieu cjS revu

li-tions. Voyeq_ Euicbe, Liv. Ili de son Hifi. Ecclejifsc. 28. S. Epiphane traite Cérinthe d’homme lan*entendement, Sc qui se contredit; parce q ul \ 1que Jésus-Christ a véritablement íbustert, Sc qu rété crucifié, mais qu’il ne ressuscitera qu’au tefflpde la résurrection générale, lorsque tous les hdfhst 1 ^ressusciteront. Le même S. Epiphane observequand un Cerinthien mouroit sans avoir été b J Ptilé, on baptisoit quelqu’un en son nom ; ils croyoissatisfaire par-là au précepte du baptême. C clsens qu’ils donnoient à ces paroles de Saint 1 41dans fa première Epitre aux Corinthiens, c. G? '■25). Si les morts ne rejsuscitent point , pou rí rdonne-t-on le baptême pour eux. . .

Les Cerinthiens recevoient l’Evangile de y aI

Matthieu , ìr ! - M - -' " ' 1 ^

Jésus-Christ

mais ils en avolent ôté la généalogie

fur cet Evangftísr

lis

prend les guignes , les bigarreaux , les cerisf 'griottes les guindous , les cœurets Sc les merij* 5 ^,^

douce, d

s'appuyoient

pour prouver que les Chrétiens dévoient etre^concis , puisque Jésus-Christ, qui étoit leur Vavoir été circoncis; ils ne recevoient point les Qtres de Saint Paul, parce que cet Apôtre avoir2la circoncision. Consultez Saint Epiphane, hat.CERISAIE, s. f. Lieu planté de cerisiers. Loessrajis conjitus. J’ai une belle cerisaie. Voilacerisaie bi. n étendue. Liger. . , s

CERISE, f. f. Petit fruit rouge qui mûrit desau printemps. Cerasum. Sous ce nom général os c ^

ses

griottes du Dauphine Sc de l’Italie font h Js~ f }choie que ce qu’on appelle en France ceris'guigne est une grosse cerise noirenoyau est rouge. Son arbre a le bois plus gros.feuille plus large Sc plus brune que les autres-des guignes blanches , rouges Sc noires , qu’on ^fur les merisiers qu’on trouve dans les bois. uappelle en Toscane machines Sc dur affines, q’ jecomprend sous le nom de cerije. II y a aussi desqu’on apppelle en italien cor bines , qui son 1 »menues, douces Sc fermes, Sc qui noircisss.lèvres. II y a une cerise à bouquet qu’on a PPLfemelle , dont quelques-unes font hâtives ^ faococes. II y a une cerise blanche , qui étant tres- 11 Jdevient ambrée Sc jaunâtre. La cerise de P° r Jp-est la plus belle Sc la plus grosse , Sc la meist clll ^ e ;toutes; Sc la couleur est d’un incarnat admss 4 ^ smais elle charge peu. La cerise de Montmofeftfj d,grosse Sc tardive,à courte queue, Sc la plus cl 1 ^On la nomme en quelques endroits coulis-';guindous font des cerises du Languedoc, fl 111 £ 0 ttfort douces Sc grosses, Sc d’un rouge-brun > ^5estimées. Le bigarreau est une espèce de cens ïs.longue Sc plus dure , qui noircit St durcit en 1,1 tf jsant. II y a un bigarreau tardif , ou de r’.Mdmûrit plus tard, Sc qui n’est pas si sujet aux ve r

ent,8efait utl , (lS

de bigarreaux

Pordinaire, II est d’un goût excellent, Sc fait ““ j ( iSarbre. Le cœur et , est une espèce de bigarreautendre , Sc fait en cœur, dont le goût est ^ eVC c[J jiflbois est plus gros, Sc fa feuille plus large. Hune cerise bleue , qui est, plus rare qu’aucunc ^qui est venue depuis peu de Flandre, Sc est ù ll .?s c ed“délicieux. Cependant dans l’usage on n’apP eise , Cerasum , que le fruit du cerisier. Voye{ pu-Les premières cerises furent apportées P ^ e sstcullus de Cerasunte, ville de Pont, après fl, u vlíJ) tvaincu Mithridate, à ce que dit Pline: d’o 11qu’elles en portent dncore le nom en Latin,

Cerise hâtive, cerise précoce, cerise tardive- j 0 tssgoumois on appelle guignes ce que nous apr^ jscerises. Bartholin dit que pour avoir du Je scerise fort délicat , il faut l’entonnetmuids faits du bois de cerisier, qui lui cofíií^ » jffa qualité. On en fait encore en mettant tlivres de cerises mondées de leurs queues SC ,noyaux, dans un demi-muid de bon vin ^ &avec ces mêmes noyaux cassés. TJ n moisfruit a communiqué au vin fa qualitc rafraic

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