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Tome second. [BOU - CRA.]
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^8o C E R

Icat verge enchantée pour y faire leurs charmes Scleurs conjurations.

. A minuit à la. Lune

Va f aire en terre un grand cerne tout rond, Marot.

On appelle aussi cerne les enceintes qu’on fait à lachaise. Circuitus.

Cerne. Terme de Faucounerie. On appelle vol à grandcerne , celui des moineaux Sc des autres oiseaux quivont haut Sc bas.

Ce mot, aussi-bien que celui de cerneau Sc cerner ,vient de circinare , Sc de circinus, qui signifie com-pas qui coupe en rond , comme dit Ménage , aprèsScaliger &Nicot.

Cerne , fe dit aussi du trait livide en forme de cerclequi se lait quelquefois autour d’une plaie , qui n’estpas en bon état, autour des yeux quand ils sontbattus.

CERNEAU, f. m. La moitié d’une noix verte, qu’ontire de fa coque, Sc qu’on mange avec du sel, quandon l'a épluché Juglandium nucleus 'e viridi putami-ne cultroeductus. On a servi un cent de cerneaux.

On appelle Vin de cerneaux , un vin fort Sc hauten couleur, qui est bon à boire fur l’arrièresaison,au temps des cerneaux , comme ayant perdu fa vi-gueur , ou ses fumées. Vinum vehemens ac viridi co-loris extrema tcmpejlate bibendum. Le vin d’Orleansest un vm de cerneaux.

CERNER, v. a. Faire un cerne avec quelque serre-ment coupant par la pointe, pour en retirer ce quiest enfermé dedans. Enucleare , educere , eximere.On cerne les noix pour en tirer le cerneau. On cerneune pomme, une poire , pour en tirer ce qui estverreux ou pourri. Les Artisans appellent aussi cer-ner , couper en rond. Circumcidere.

On dit cerner un arbre par le pied ^ pour dire,y faire un cerne tout autour, soir pour l’arrachertout-à-fait avec ses racines , soit seulement pour lemieux cultiver, y mettre de bonne terre, du fu-mier , &c.

CERNE , EE. part. On dit qu’une personne a les yeuxcernés , quand elle a les yeux battus.

AI" CERNU. Petite ville d’Afrique, au Royaumede Maroc, dans la Province deDuquela.ffcT CERNY. Nom d’une petite ville de France, dansle Gâtinois Orlcanois, à onze lieues de Chartres.fKF CERO. f. m. Nom qu’on donne en Provence,principalement à Amibe » à un certain poisson demer , du genre des rourds.

CFROENE. Voye^ Ciroene.

CÉROFERAIRE. f. m. Ceroferarius. Terme de Li-turgie. Le Ceroferaire est la même chose que 1' Aco-lythe. Voyei ce mot.S. Isidore de Séville dit queceux que les Grecs appellent Acolythes , sont ap-pelés Céroféraires par les Latins ; parce qu’ils por-tent les cierges, lorfqu’on doit lire l’Evangile, ouoffrir le sacrifice. Ceroferaire veut dire Porte-cierge ,Sc ce mot vient de cereus, cierge ; Sc fero , je porte.f£T CEROMA. Voyer Cerat.

CÉROMANTIE ou CÉROMANCE. s. f. Espèce deDivination ; art de deviner par le moyen des figuresde cire. Cer omantia. Cardan dit qu’elle fut appor-tée de Turquie en ce pays-ci de son temps. Ce motvient de -d-»?, cire , Sc , divination.

On versoit goutte à goutte de la cire fondue dansun vase plein d’eau, Sc l’on tiroir de bons ou demauvais présages des figures que ces gouttes for-moient en se figeant.

| fy" CEROMANTIEN. f. m. Celui qui se vante dedeviner par le* moyen des figures de cire.

CER ON. f. m. Voyei Suron.

CÉROPISSE. f. f. Emplâtre faite avec de la poix Scde la cire. C’est avec certe sorte d’em-

plâtre que les Anciens faisoient leurs Dropaces. Ilsen mettoient ordinairement une certaine quantitçfur du linge ou de la peau, l’appliquoient fur quel-que partie du corps Sc l’otoient ensuite , ce qu'ilsíéitéroient plusieurs fois, à dessein d’attirer au-de-

CER

hors les humeurs ou les sucs qui fervent» 00 ^les parties, ou d’ouvrir les pores. Pour ren ] aue ..emplâtre plus efficace , ils y employoient q u£ ^fois des drogues acrimonieuses : par exemppariétaire d’Espagne, du poivre , du sel ° u 0en poudre. Us s’en scrvoient aussi pour fait eber le poil, ou l’arracher. r - (i .

CERQUEMANAGE. f. m. Terme de Co»Mn^^manaria. Droit, ou exercice de la chM?- > 0 rfice de Cerquemaneur. On trouve en qlièlqu 05tumes Cerquemage , cerquemenage , cherquemSc cherquinmange ; pour ckerquemanage . eSl

CERQUEMANEMENT. f. m. Terme de CootuiAction de cerquemaner. , ,, c,j t e

CERQUEMANER.v. n.Tprme de coutumes. Cdescente fur les lieux avec jurés experts Cerqneurs pour régler les différents qui naiise sltjet des limites d’un héritage, d’une maison»chemin. ^

M. Des Jaunaux fait venir Cerquemaner decher "Sc de manoir. , e n

CERQUEMANEUR. f. m. Terme de CoutEFlandre 8 c en Picardie. Circamannus. C’est ust f fou Expert Sc Maître-Juré , qu’on appelle p ol j L #ter les bornes d’héritages , ou pour les ta» e ^les replanter , Sc qui a quelque juridictsoj? X Jljuger lés differens qui peuvent naître à eew ^a à fa fuite des Sergens Sc un Greffier. II y eI j. Aïcore en Picardie Sc en Flandre, Sc il en e ^mention dans les Coutumes de Mons, de G astlde Valencicnnes Sc autres.. _

Ce mot vient de circare agrum ; pour dite, -Arer un champ ; Sc de man , qui signifie homAllemand Sc en Flamand. . s cí jf

CERRE, f. f. Terme de Botanique. C’est une ^chêne, dont les feuilles ressemblent à ce #chêne commun ; mais elles sont plus Ion? 1 ^ont des découpures plus fines Sc plus. p t0 yfSon gland est fort amer, & fort deíagréabst ’Jycque tout engagé dans une calotte , qui eitSc entourée d’aiguiilons larges, de coulent & j.Qdelques-uns appellent ces calottes vallons , $

Ions. On s’en sert au lieu de galles pourdraps en noir ; mais la teinture n’en est P aS ^ feSc fe perd bientôt. On s’en sert aussi com^^ cí rcorce du chêne pour corroyer les cuirs. En j. a >^ Prus mas majore glande. II y a une autre e -. ji.cerre qu’on nomme cerrus femina minore g l p'CERS. f, m. Vieux mot qui signifie vent de y fpPreas , Aquilo. On a dit ciers Sc fers dans * esens. Borel dérive le mot de cer s de Circiti ,ys’i pr CERTAIN , AINE. adj. Certus, minimeindubitatus. Véritable , dont on ne doit p 0 , 1ter. Ce mot considéré dans cette fignisicad 0rapport à la réalité de la chose, est synmots assuré Sc fur ; mais certain semblevenir à l’cgard des choses de spéculation Sfoù la force de l’évidence a lieu. Les pte^^f

cipes font certains ; ce que la raison demy , ft p

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aussi. L’homme docte doute de tout ce q ul

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certain. La justesse du raisonnement c ° níll f eílposer que des principes certains , pour 0 j’j W

ensuite que des conclusions nécessaires.

Girard Syn. Deux Sc deux font quatre > / j t e*plié par 9 est égal à 8i ; l’effet ne f*avant fa cause , &c. ; sont des princip eS vVoye^ Certitude, Sur & Assure, fcbfopCertain fe prend quelquefois comm?

II ne fâut jamais quitter le certain pç>nr e b cc’est-à-dire, un peu de réalité vaut ìTÛeuí 4coup d’espérance.

Certain sc dit aussi dans un sens vague

sonne, ou d’une chose en général; de 0 ^ cl>fait pas avec une entière certitude ; oU ^ j,e 0qu’on tient assurée au fond, maisnoît pas bien toutes les circonstances, y} tnez garde que de certaines gens q u j t’^ ( iplis & de replis dans le cœur, n’ont 1 ajuste. Le Ch. de M. II y a une si S t3Xl