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Tome second. [BOU - CRA.]
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4.38 C H A

D’ heures , de jour , de mois, ni d*an ,Point d'horloge , ssi ffe cadran.

Là , le chaud puissant MargajatChaffoit le froid pauvre Goujat,

Et le froid l’ aggrippant aux quilles ,

Lui faifoit aujfi faire gilles.

Ici le mol choquant le durSe cassait le ne^ contre un mur ;

Là , lejec, comme un autre Alcide ,Combattant la puifjàjice humide ,

Ne s’epar gnou m prou , ni peu ,

La terre & L air crioient au feu ,

Et le feu dejfous Amphitrite ,

Comme au cul de notre marmite ,

Surmonté par son propre effort ,

Crioit à Jon tour , je J u u, mort.

Les Poètes firent un Lieu du Chaos , qui fut le pre-mier , Je plus ancien , 8c le pere des tous les autres.Voye £ Hésiode, cité. ;

Chaos , se dit figurément de ce qui est confus 8cbrouillé. Rerum confujto. Les affaires de cette mai-, son sont fi brouillées, 8c il y a tant de procès ,

que c'elt un chaos ; on n’y voir goûte. Qui peutdébrouiller cette confusion 8c ce chaos ? Arn. Sondiscours est pour moi un chaos impénétrable. S.Hvr. La Comédie demeura dans son premier chaos ,pendant que la Tragédie ^fit de grands progrès.Da c.

|CT CHAOURCE ou CHAOURS. Petite ville deChampagne , Diocèse de Langres , Election deBar-Jur-Aube.

CHAOURI. s. m. qu’on nomme aussi SAIN. Monnoied’argent qui a cours' à Téflìs , capitale de Géorgie,L'oye.j Sain.

fìCF CHAOYANG. Ville de la Chine, dans la Pro-vince de Quanton , département de Chaocheu.Latit. 2 Q 20 '.

gCF CHAOYVEN. Ville de la Chine , dans la Pro-vince de Channton , département de Tengchcu.

■ -m* Latit. 3 6'.

CHAPE. f.s. ffT Ornement d’Egliiè qui va jusqii’aûxtalons, 8c s’agraffe par devant, 8c que portentl’Evêque , le Prêtre officiant, les Chantres, &c.Sacra trahea , vejiis pluvialis. Les Anciens l’appe-loient pluvial. A la Procession du Saint Sacrementtout le choeur est en chape. Les Officiers avoientdes chapes en broderies d’or 8c de perles. La chaperouge n’appartenoit autrefois qu’aux Papes. La chapede S. Martin étoit autrefois une précieuse reliqueque nos Rois portoient à la guerre. §CT C’éroitun voile de taffetas , fur lequel ce saint étoit peint8c qui avoir été un jour ou deux sur son tombeau.Ce voile étoit gardé avec respect sous une tente.Avant que que d’en venir aux mains, on le por-toit comme en triomphe autour du camp. LeGend.A la chape de S. Martin i qui fut en vogue pendantsix cens ans, succéda au XII e siècle une autre bannièrenon moins fameuse, que l’on appela Oriflamme.Quelques-uns ont cru que la chape de saint Mar-tin étoit ^oriflamme ; mais Borel prétend que c’étoitl’étendard de France, dont les Ducs d’Anjou étoientGardiens, comme Grands Sénéchaux de France:c’étoit une espèce de rocher assez court, lans man-ches. On prétoit autrefois le serment sur la chapede S. Martin Voyez Etendard & Oriflamme.

Ce mot vient du latin capa.

Chape, s e dit aussi de l’habit que portent les Cardi-naux , qui a un caprice doublé d’hermine. Chaperouge, chape violette.

Chape , est aussi le vêtement de dessus que portentles Chanoines & quelques Religieux, & particulière-ment les Chanoines Réguliers. C’étoit le vrai tisanedu pluvial, parce qu’ils s’en servoient en hiver pourse défendre contre la pluie , & conserver leur lingeou rocher.

Chape, se disoit autrefois de toutes sortes de robes

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ou capes, 011 de manteaux dont on se coU j fí .la rête pour se défendre des injures du temps- ^bea ; 8c on appeloit Porte-chape chez le R°*qu’on appelle maintenant Rorte-manteau.

ques-uns font venir ce morde capella ° aparce qu’anciennement les étoffés croientde chèvre. De chape , pris en ce íens, oslchapeau 8c chaperon. . .

Chape , se dit aussi de plusieurs choses q ul e ^couvrir ou à mettre fur une autre. Opertum' ^on appelle la chape d’un alembic , ct c ° llV vl ir8c autrement, chapelle ; 8c on appelle enf-p ](gle , celle qui n’a point d’auire ouverturetrou par où elle reçoit ia vapeur, f "£T Dans ^lctde chape est bref, au lieu que la prono’’ ,^ ]£(en est longue en parlant de la chape d’nn ^Le mouffle d’une poulie s’appelle auiîì c ychapiteau creux fait en forme de cône cône ^. qui couvre le pivot fur lequel roule ^ al f l ^{ a îirdmarnée, se nomme de même chape. LQ Q.-tlí

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Cuisiniers prennent la qualité de Port•la ville , lauxbourgs 8c banlieue, de

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qu’ils appellent chape f fiT le couvercle ci ahr^de fèr blanc dont ils couvrent les pR ts 1

transporter chaudement & proprement.

On nomme aussi chapes , les planchesqu’elles se fichent les tuyaux d’orgues,en effet de couverture au sommier, où ctct Jrriburjon du ven 1 . Operculum. . JV C

Chape. Terme d’Horlogerie. C’est la monrUou de plusieurs poulies.

Chape, on appelle encore chape , le bout 'nés des femmes, ce qui couvre le ^ oSde la main. La chape est arondie 8c douénairement de taffetas. \e^

Chape , en termes de Monnoyage , sign'n e y Fdes fourneaux où se fondent les métaux -l'on fait les affinages. r£í . d c .

Chape, se dit pareillement dans le coMM^ ^ ^poudre à canon, 8c dans les moulins oubrique , d’un double baril que l’on me £renient aux poudres qui font destinéeslerie de terre, afin de les garantir de \des souterrains où Ton a coutume de £t

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fer On mer aussi des chapes aux vins fi 1 ’

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porte , non-seulement pour que le vinmais encore pour empêcher Rs

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de lc voler.

Chape. Terme de Marine. On appelle f” 1chape , ou l’on dit qu’un navire fait fqu’il tourne toujours 8c revient danstuation , 8c qu’aulieu de \ irer, il sxcV ' 1 íChape , en Architecture, est Tenduir ct 1 ^ Fd’une voûte, ou lunette gothique, fi'mortier, Se quelquefois de ciment. índ^extima camerae superficies. ^ jgj Cg

Chape , en termes de Fondeurs se dit m» side plâtre qui enferment les plus petites P 1

moule dont on forme quelque figure.

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Chape , en termes d’Orfévre, est ct p art,e te ct *• pcle où est le bouton, 8c qui est un peu P a uC leS>^ 0 fjOn fait aujourd’hui plusieurs forces défi 0 ltl it r (jles chapes n’onr point de bouton.

~quâ fibula inseritur & aàhcerefcit. Ce £0mêmes qui étant par le bout en iot^ ^ Ll 1°^'chers, entrent dans ct fente de l’oren-où 1a boucle est arrachée. Chape à D*'r o- $Chape. Terme de Ceinrurier. Alorceau j„re jtl -soutient les boucles de devant 8c ce 1R ,

tant d’un baudrier.

On dir proverbialement, se débattsà l’Evêque ; pour dire, contester R rl ^ g pro 1 ^ f1 ne pèut avoir d’intérèr. pt^

■de ffi'F

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on n a ni on ne pèutest fort ancien, 8c on dit en latin

copi. Du C ange. II signifie , se débats ^ ,

chose, contester pour en tirer â^n en 3 cl Lpourra. Ce proverbe est très- ordina’ qui Woù subsiste encore l’ancienne coucuin >