Band 
Tome second. [BOU - CRA.]
Seite
459
JPEG-Download
 

C H A

ra che se plaisoit à taire des portraits charges , ScY, ïcufissoit fort bien. Pour qu’une choie soit char-gée il u'cst pas nécessaire que le Peintre ait eu in-anition. de la rendre ridicule, il suffit qu'elle soitoutrée. Tout ce qui est chargé est hors du vrai... -Ce pendant il y a des contours chargés qui plaisent,s lrce qu’ils sont éloignés dc la bassesse du naturel«binaire. De Piles. On ne p«ut s’empêcher deoaer dans quelques grands ouvrages les chosessar^i (s 5 quand une raisonnable distance d ou ones v oit les adoucit à nos yeux. Idem:. Les Peintres•Tpellent un portrait chargé , ioríqu’on repréíente^ v ilage avec des traits marqués avec excès , &e tc he manière qu’avec trois ou quatre coups de^ayon ou autrement on connoit une personne ,stììoique c; ne soit pas un véritable portrait, maisplutôt des défauts marques. Félibien,

dit que le temps est chargé , quand n eltOuvert de nuages 8c disposé à la pluie. ,

stit qu’un homme a les yeux charges , pourqu’ils sont enstés, remplis d’humeurs.

On appelle des de? chargés ,ác i aux dez , des

ez Pipés, dont se servent ceux qui veulent trom*PÊ ' a «x jeu.

O; font desrdez , dans les trous desqucls ils met-, du plomb d’un côté, afin de les faire tomber

côté.

On

faibli une pièce chargée , celle qu’on a af-

tiii tn 0 C f° n P ro P re métal, 8c â laquelle on a ajoutéPoì d5 ?C au âo métal étranger pour la rendre deéjecta a /nmus aureus cui pars metalli àlicujusOu ail' 3 ac ^ .compensandam ejusdem levitatem ;

pondere factus legitimus.pou t . Od- il m. Officier de ville qui est établibrut^z r ar 8 er 8c arranger les bois dans les mem-p°i nt Ur les ports , afin que le bourgeois ne soirm ers r ° ni pé. On les appelle aussi Gagne - de-

Cl! V înR .

a tteli ei - s d e “ au stì un manœuvre qui fert dans lesteuts 8c a Target les autres. II y avoir tant de Ilot-es gt0( J ant ilc chargeurs à. Bíke cette terrasse. DansP ttet enit j S Borges c’est celui qui est chargé d’en-^ fourneau toujours en fonte,

Poii r d la 3 a ussi un Officier d’Artillerie commis

stc glot 0 r ^ Cc fo canon .Prcefeclus instruendis pulvereii tonna*..: - J

l Out

1 ormUn

'entis.

, puX Canoniets Otoi-

r , un canon, st & ut . s De e a. ï® NT % ncr^vrs & trente Pionn^g u, Ma rclunCelui qui charge- O^aes matenan

de

ha chargeur e ne diminue pas

k brisure. . ctîon de «an|°

'^IAGL. s. m. Charroi , j Vc nura. U fog*ans une chat ette ou estât • y furiet. V .a ^.la peine & k salaire du_V ft or

K e ~ um ac merces , ou ‘ te tarit Ç oUt ^ c0VEcile en cette saison- k n{ \roit charriag *■»^depuis là iuiqu’ici.U ^ ^ u f ag e Y & C °*forcément à l’ étymologie ,

r'foe. d’une plante esont

Ct ^foîEN. f. m. C’est k nom e C qU e temÇ* £

, acme étant appliquée ?^ai A est mort d\ n °tustril, fait sortit k ket ^ctkrnent st u _fo matrice le ne sautois dn e ? otétenoent qE cette plante. Quelques Auteurs ? j** 1

ê le ihymaluìcharacias. x*»- ™ chaïte tte o^.foH^im. v.a.Voltutet hansm^. £f clu v mcha ikt. Carro , ? ehe h r *\ er to us messos

ìE'â blé , du bois. îrstofcs liquides

^foHAMEU,se dit aussi ààoso ^^dar

âaus leurs coûts en emportent , cn ^

ires avec. elles. Vehere , fecum defe r ìvi èiesqcl su du fable, du gravier. II y a a d>

cíl ‘irien í de Pot. ££*de

Mauvaises humeurs. On le d úitc avec eustuand elle entraîne quelqu a

C H A 4T 9

Urine qui charie une grande quantité de matiè-res épaisses &c grossières. Degori.

Charier , en termes de Fauconnerie , se dit quandl’oileau emporte sa proie, dc ne revient point lors-qu’on le réclame. Avolare cum preeda. On dit aussiqu’un oiseau de proie charie un perdreau, quandil le poursuit 8c le pourchasse. Persequi , insequi.

f£T Ce verbe est quelquefois neutre, comme quandon dit charier droit, fe conduire comme l’on doit.s’acquitter de son devoir. Officio fungi , parere ,officium implere. Je vous apprendrai à charier droit.

fCF On dit par ellipse qu’une rivière charie , quandon voit plusieurs glaçons suivre le courant de la ri-vière.

Ce mot vient de carrucare , qu’on a dit dansla basse latinité. Carruca , coche, carrosse.

§3“ Charie , ée. part.

f£F Charie , ée. adj. Vieux mot-.carié, vermoulu.

^3* CHARIOT, f. m. Voiture ordinairement à qua-tre roues, propre à transporter différentes choses.Carrus , currus. II a amené deux chariots de ba-gage. On envoie chercher des provisions avec unchariot. Les enfans ont de petits chariots pour fedivertir : ils font faits d’osier : on s’en sert pour di-vertir 8c pour promener les enfans qu’on fait as-seoir dedans.

Chariot , a lignifié autrefois la même chose quechar : & ainsi on a dit, le chariot du Soleil. II yavoir des chariots de triomphe à ce carrousel. Oncouroir aux jeux olympiques avec des chariots.On combattoit fur des chariots armés de faulx ,chez les anciens.

On appeloit autrefois dans les armées le chariot ,8C en italien , il caroccio , un grand chariot, cou-vert d’ais, 8c tapissé de fins draps mi-partis de blanc8iC de rouge, ou bien d’autres livrées, soivant lecaprice du peuple qui s’en scrvoit. Au milieu dece chariot il y avoir comme un mât de navireélevé, du haut duquel la bannière de la ville ondu peuple voltigeoit çà & là avec plusieurs cor-dons de foie, qui étoient gouvernés & tenus enétat par autant de jeunes hommes forts 8c robus-tes , qui avoient aussi le foin de sonner les alar-mes 8c les diverses factions de guerre , avec unecloche , qui étoit attachée au sommet ou à côté del’arbre. Toute cette machine étoit ordinairementtraînée par trois paires de boeufs housses 8c capa-raçonnés des mêmes couleurs que le chariot : huittrompettes la luivoient, comme aussi tous les Prê-tres 8c Religieux de Farinée ; 8>C celui qui avoircharge de la conduire , étoit accompagné de grandnombre de soldats pour la défendre. Antonio Cam-po 8c Collenucio décrivent à peu près de cettefaçon il carrocio, dont les habitans de Milan 8Cde Crémone fe set voient pendant les guerres del’Empereur Frédéric II. Chaque ville y ajoutoitou aiminuoit quelque chose. Celui des Florentins,au rapport de Giovan Villani, avoir deux arbres >étoit couvert de rouge, n’étoit tiré que par deuxbœufs, 8c pour la cloche nommée par eux marti-nella , elle étoit portée fur un autre chariot. Lesvilles de Parme 8c de Boulogne avoient aussi cha-cune le leur , aux environs duquel on tenoit leConseil de guerre, on rallìoit les troupes , on re-tíroir les blessés, on gardoit les prisonniers , 8cl’on s’obstinoit furieusement au combat. Perdrecette machine c’étoit une infamie ; 8c la sauver encas d’une déroute, c’ètoit chose impossible, à causede sa pesanteur , 8c de l’embarras qu’il y avoirjout à l’entour : aussi n’étoit-il non plus permisaux Lombards d’abandonner cette machine, quel’Aigle aux Romains , l’Oriflamme aux François »8c le grand étendard à ceux óe Gand. Mascur.Nous avions aussi dans nos armées un chariotsemblable , sur lequel étoit portée la bannière deFrance. Voye £ Bannière. Cette machine a durejusqu’à l’invention de Tartillerie. Mascur.

Les Cordiers appellent chariot ou carrojje , ua*rr M m m ij