Band 
Tome second. [BOU - CRA.]
Seite
461
JPEG-Download
 

C H A

«uvres des Infidèles, que l’on appelle moralementbonnes, parce qu’en ce qu’elles lont bonnes ,e esfont capables d’être rapportées à la gloire de Dieu ,

& qu’eUes ne font donc pas des péchés. Le lenttment de Saint Thomas 8c des Théologiens Latho-liques tfeft pas que ces fortes d’actions mentent eCiel, ceferok une hérésie de le penser*, maisiisveulent dire que ces actions non-feuìement ne onpas des péchés, mais même qu’elles font bonnesmoralement-, c’eíU-dire, qu’elles ont une bontémorale d’un ordre naturel, 8c qui pourroit pat aS^c Sc «n motif surnaturel, être élevee a l ordretornatuiel. Tel est, par exemple, le secours qu undonne à un pauvre dans Ta nécessite.

Le mot de charité n’a point de pluriel en ce lc •Les hommes fe font nne idée de la chante ,prenant pour contraire à cette vertu, tout ce qmcommode l’amour propre. Port-Royal.gens du monde concoìvenr la charité comme tyerta toujours state use 8c agréable > Sí qui ue choqPmais personne. Ibid.

La route de la. vie humaineDe mauvais pas efi toute pleine ,

four m y en tirer facilement,

Voici ce que je fais F attelleA cette voiture mortelle ,

Que je conduis au monument ,

La Jujìice premièrement,

Qui marche toujours rondement ,

Et la charité, fans laquelleElle iroit moins légèrement. ,,

L’ Abbé Rbgïs. m s Mar.

C«

îo osisteàs aUíri Leflfet d’une vertu morale, quic ° n feils / COurir son Prochain de son bien, de sesPhiri c i < j C ' Lu ce sens ce mot de charité a unb°m me n °pi<e, egejìatis fubjìdium , levamen. CetFelipe \- qui s ’ e st engraisse de la substance duJke L>Ì 2 ar lre à fonds même de ses concussions ,l CH ‘ tsi te c ^ laru e, & des aumônes inégulières.

vôtre 1 ? ^ iaru è aussi vive, 8e aussi agissante que !", Par ii Ila Pás besoin d’être excitée par l’artifice1 ^âîe, a ^nsonge. La charité bienfaisante Le 11-ai uiíèt e .? U;ours les mains ouvertes pour soulagerentt etçnj r , aut J u L Le Mait. La Providence a voulus lerce des ç c ’ lar ùé parmi les hommes, pat le com*r ren dent p Cours à des assistances mutuelles qu’ilsCll kitie nt ” L^aus ce siècle la charité est non-

pctr por-> , mais presque éteinte » sc l'on

so . bien quson distribue en aumônes.íf ât ^uée C ar ^ P^ife en ce sens ne doit point êtreettes - le e ! P/ójudice de la justice. II faut payer ses^ eS ' a Va a aire ^ s artisans, les gages des domesti-’uour . dc raire des charités. Q oyez Aumône,s-..Quar,q m ° u t de Dieu , Amour du prochain.la pítr e ? n c Veu , c corriger certain Moine enLrer e c .Parieur dit à un des Religieux ,t ' Cz ~íe de / ai 5 es ‘Ld la charité ; pour dire, aver-R lì1ar qué es hautes, déclarez celles que vous avezCt, aiCrr, cjJ P „ on nez-luì la discipline, la correctionA }1TÈ. Q Ke P r zhenfio, correctio.

?físo Ue ^ UeS - UilS dérivent ce mot du greco.. tta 'ù q U p 5 ma * S , rien , dit Vossius, n’est si in-ans j Cette àymOlogic. Ce qui est sûr, c’estanciennes inscriptions , comme l'aas , r rt „ ni ! ce . c * ans son Orthographie, carus

Ont Orrìto C n — i T! n , -

que 7 queUlo

Cít rîf

l c c ces p* ccrits fans h. II est donc bien probablep îr% ' s en Ce r vien uent de carus , précieux, & que- err ot ]'- er!S ne vient point de careo , comme

pêatC 11 cru , mais de l’hébreu np', preuoji^Aitip^mnchc-rnent de la première lettre \

H 0r , ri ^ chrétienne. Ordre Militaire établi patde jrn 11 , en faveur des soldats estropiés au seívicecitpac' °rdo Militaris a chrijtianâ charítate nun-c ^‘ l tÌMi H. assigna quelques revenus pour cett<l’ÒtcU e fondation. Ceux qui étoìent reçus dans8au c j[ e Portoient une croix fur le manteau au côtee > & autour de la croix ces mots en broderie

C H A 4§r

d’or , pour avoir fidèlement servi. Un établissementiì louable n’eut point de succès. Le Pere Ansfxme.

Frères de la Charité. Nom de Religieux. CetOrdre porte disterens noms est différens pays. EnEspagne on appelle ces Religieux, les Frères del’Holpitalité. En Italie ils he sont connus que souscelui de Fate-Ben , Fratelli, ou Ben Fratelli , parcequ’ils ont coutume de demander ainsi l'aumôà EstFrance on les appelle Freres de la Charité ; Frères »parce qu’ils sont laïques > & qu’ils st’ont qu’un Prêtreen chaque maison, lequel ne peut avoir aucunecharge de l’Ordre ; de la Charité, parce qu’HenrìIV, donna à leur Hôpital de Paris le nom de Charité 'de Saint Jean de Dieu.

Saint Jean de Dieu, leur Fondateur, étoir urtPortugais, né à Monte-major el novo , petite villedu Diocèse d’Evora, en 1495. II commença cetOrdre à Grenade en 1540, pat une maison qu’illoua pour y reriret les malades , 8c les y assister»Cet 'établissement fut approuvé pat l'Archevêquede Grenade, D. Pierre Gúetrero. Son intentionn’étoit d’abord que de former une Congrégationde personnes séculières pour avoir soin de" Phôpitalde Grenade. II ne fit point de règle, E'Evêque deTuy lui prescrivit à lui & à ses disciples une formed’habit. Ce ne fut qu’après fa mort arrivée en 1550,que son institut fut approuvé pat Leon X. C’est PieV » qui l’approuVa par une Bulle du premier Janvier1571 , par laquelle il leur prescrivit une forméd'habit, & leur donna la règle de Saint Augustin.Grégoire XIII, successeur de Pie V , le confirma ,

8c lui accorda plusieurs privilèges. Clément VIII >fous prétexte qu'ils s'étoient rêlâchés , 8c qu’ilsctudioient au lieu d’avoir soin des malades , lessoumit aux Evêques, leur défendit l’étude 8c deprendre les ordres ; ordonna qu’ils ste fissent qu’unseul vœu de pauvreté 8c d'hóspitâlité : mais par unBref de 157 6, il les remit dans leur premier état.Paul V , en 1609 , leur permit de promouvoir auxordres quelques-uns de leurs Frères ,afin qu’il y eneût ust dasts chaque hôpital pour administrer lessacs emens aux malades» Le même Pape approuvaleurs Constitutions en 1617. Marie dc Médicis lesamena en France en 1601 SC en r dor. Henri IV,leut donna des Lettres Patentes. P. Hélyot , Tom.IV, eh. XVIII.

Il y a un autte Ordre de la Charité, dont lesReligieux s’appeilent les Freres de la Charité deSaint Hippolyte. II fut institué envìrôn Pan 1585 ,sous le Pontificat de Grégoire Xlîl, par un Bour-geois de la ville de Mexique aux Indes occiden-tales. II fonda un hôpital hors des murs de la ville ,Le le dédia en l’honneut de Saint Hippolyte ,patron du Mexique. II dressa des réglemens queGrégoire XIII, confirma après qu’ils eurent étéexaminés par P Archevêque ; mais ce souverainPontife étant mort avant que ces lettres fussentexpédiées, Sixte V son successeur les signa, 8íapprouva tout ce qui avoir été fait en faveur de cethôpital. Les hôpitaux fe multiplièrent, ils s’unirentensemble , 88 formerent une Congrégation fous letitre de la Charité de Saint Hippolyte , du nomdu premier hôpital. Clément VIII, par un Bref du1 Avril ï 5 54, leur accorda tous leS privilèges dontjouissent les Frétés de la Charité de Saint Jean deDieu. Ils ne faiioient que des vœux simples, Punide charité > 8c Pautre de pauvreté, 88 sortoientde la Congrégation quand bon leur sembloit. Celaobligea le Frète Majeur ôu Général de cette Con-grégation de s’adtesset à Clément VIII > pour re-médies à cet inconvénient. Le Pape ordonna qu’ilsferoient à l’avenir des vœúx de perpétuelle h osepitalité 8c d*obéissance, au lieu de ceux. de chanteLc de pauvreté , qu’ils avoiestt fait juíqu’asors.Cela n’ayant point encore filffi , Innocent X ,par une Bulle du 10 Mai 1700, leS obligea a desvœux solemnels de pauvreté , chasteté, obéii ance8c d’hóspitâlité, sous k règle de Saint Augu^ ìn,8c déclara leut Congrégation Ordre Religieux.