Band 
Tome second. [BOU - CRA.]
Seite
466
JPEG-Download
 

H.6 6 C M A

8c attachée à l’Eglise , où l’on donne 1a Commu-nion aux Paroissiens les Joues de grandes fêtes.

Charnier., signifie encore le lieu dans une maisondestiné à garder les chairs íalces. Carnarium.C’est de ce mot, qui est dans Plaute en la mêmesignification , que vient celui à'acharner.

Charnier , signifie aussi des bottes d’échalas pourmettre dans les vignes. Pedaminum fasciculus, Lebon charnier doit être fait de cœur de chêne.

Ce mot vient de carnarium , comme chair, decar t».

jjJCF Charniers , se dit en termes de Marine, desbarriques dans lesquelles on met l’eau que l’équi-page doit boire chaque jour.

$jf CHARNIÈRE.!;f. Terme de Faiseurs d’instru-mens. Endroit par lequel les parties d-’un instrumentfont assemblées. C’est une ferite simple , ou double ,qu’on fait aux extrémités supérieures des jambesd’un compas, d’une fausse équerre 8c autres instru-mens, pour les enclaver Sc les assembler l’une avecl’autre par le moyen d’un clou rivé , fur lequel ellesfont mobiles; Commisura , verticulus. La justessedes instrumens de Mathématique dépend d’avoirdes charnières bien faites. En général òri appellecharnière , deux pièces de fe£ , de laiton ou d’autremétal, qui s’enclavent 3c entrent l’une dans l’au-tre , Sc qui étant percées , l'e joignent ensemble avecune rivure qui les traverse ; ensorte qu’elles peuventle mouvoir en rond , fans íe séparer , tournant surun même centre. En ce sens on le dit en parlant detabatières Sc d’étuis, &c.

Charnière , est aussi un outil servant à ceux quigravent sur des pierres dures. Cctlum. II est fait enminière de virole, 8c sert à enlever les picces.

Charnière. Cardo. Terme de Conchyliologie. C’estla jonction d’un coquillage bivalve , ou plutôt l’en-droit où les deux parties de ce coquillage tiennentl’un à l’autre. Les univalves n’ont point de char-nière.

On a appelle autrefois charnière , une faucon-nière où le Fauconnier porte son leurre, 8c la chairdont il l’acharne. L’Empcreur Frédéric II, ert son• livre de Vénerie, Rappelle Carnaria'.

II se dit aussi d’une poche de gros rézeau où lesChasseurs mettent leur gibier. II est revenu de lachasse avec quatre bonnes pièces de gibier dans facharnière.

En ce sens ce mot vient de chair ; 8c cette po-che skppelle aussi carnajjìère.

CHARNON. f. m. Terme de Bijoutier. Espèced’anneau soudé , ou au dessus , ou au-dessous d’un bi-jou , en forme de boîte. C’est l’eníemble des char-rions qui forme la charnière. II y a aussi des char-nons en serrurerie.

ffT CHARNU, UE. adj. Plein de chair, bien enchair, carnosus , carnulentus. Corps charnu. Per-drix charnue. Cette poularde a l’estomac biencharnu.

§p“ On le dit non-feulement des hommes 8c des ani-maux , mais encore des fruits, à la pulpe desquelson donne le nom de chair. Fruit charnu. Pulposus.Ces pruneaux font bien charnus.

Charnu. Terme de Botanique. Une plante charnue,est une plante dont la racine est groslê 8c d’unesubstance moelleuse, d’où il sort peu de fibres quil’attachent à la terre ; comme les raves , les bettes,&c. Carnosus. Ce mot se dit encore des feuilles dequelques plantes , comme de celles de plusieurs sor-tes de joubarbe , qui íont formées d’une pulpe suc-culente, 8c qu’on appelle ordinairement grasse. Car-nosum folium.

ÇsT CHARNURE. s. f. Terme relatif aux partiescharnues, considérées selon les différentes qualitésqu’elles peuvent avoir. Caro. On ne le dit que despersonnes. Cette femme a la charnure ferme ,molle,

ifT On le dit ordinairement pour désigner la peau.íl a une belle, une vilaine charnure. II avoir le

C H A

corps robuste, ramassé, 8c d’une belle c,Vauc.

harnufhinfect &

d'MUv-

CHAROGNE, f. f. Corps d’un animal mort m. ^corrompu. 6W.wer.Les chefs des Stoïciensontqu’il n’y avoir point de mal à se servir de ®charogne , 8c de s’en nourrir. Mont. on ditchoie bien infectée , qu’elle est puante commecharogne. . , Jt JeS

Ce mot vient du grec * st m ie p on [

lieux qui exhalent de mauVaiíês odeurs, commeles bêtes mortes. Ménage. . rí .

On dit figurément du corps humain, pour ^Valer .au-dessous de l’esprit, qu’il ne saur p ^traiter délicatement, que ce rt’est qu’une éluto ^On dit aussi que l’ame noircie de pèches, ^

croupit dans l’ordure , n’est qu’une puanterogne. On dit communément d’une personneils’exhaleune mauvaise odeur, que c’est unerogne ; ou proverbialement, qu’il put commerogne. Tout cela est du style populaire. ^réveille une idée dégoûtante.

GHAROLLES, Ville de France, capitale dude Charolois en Bourgogne, à dix lieues 'Caroliœ. , m-

CHAROLOIS. Carolejium ; Sc dans Vigener e ’barri. Pays du Duché de Bourgogne, Sl 111 .. jiibornes le Mâconnois au levant Sc au m> £ ^couchant le Bourbonnois, dont il est çsvla Loire ; 8c le Châlonnois au septentrio 11, ^relies qui en est la capitale , lui a donné 1 e>Le Charolois étoit possédé par les Rois d E r ^fous la souveraineté des Rois de France.des Pyrénées, ils le cédèrent au Prince deen payement des sommes qu’ils lui devoieu^ j,j-Quelques-uns on dit Charolois , oije> P abitant du Charolois. Carolejius. ,

CHARON, f. m. Prononcez Caron. C’est dans a Q lie l-le nom du Nautonnier des Enfers. Chaton- ^ Jjques-uns en font un Dieu fils de l’Erèbe v ■ ,Nuit : Hesiode n’en parle point dans fa The^dans laquelle, v. i zq , il ne donne queà l’Erèbe 8c à la Nuit, qui font I’ssither oD j-iî (cLes Poetes feignoient que les âmes desrendoient fur les bords du Styx -, que P 1 - ^ $passoit celles qui le payoient ; Sc quiles honneurs de la sépulture, 8c laisso 11 e jjjlderrer cent ans sur les bords du lac, après, si 11 ^passoit auslì. ssiF Ce droit de péage q 11 or Vssi

sttod

loi 1

à Charon oioit taxé à une obole. On me- ^piccc dans la bouche des morts- Elk Snaulè, Sc ce tribut dinaque. Naulum. C ette -ooii i;J ' I ’ S 'étoit générale chez les Grecs Sc chez l eSOn y ajoutoit quelquefois un certificat de . fo’ 1 'mœurs, qui étoit délivré par le Prêtre du j 1 ; pt o'tifex. On le dépeint comme un vieilk ri: ,j^ganÈ spre , fort grossier Sc fort rude, Poyei k* c ^ Y ,r”descriptions qu’en ont fait Virgile, Enewf’ Je-v. io8 ; Senèque, dans son HerculeIII , II, v. -jGtj. Euripide en parle aum ^Alcejìe, mais il ne le décrit point. Diod° ^cile , Liv.I, ch.yi, dit qu’Orphée ay 3tl p on p^que qu’en Egypte il y avoir une vilk.^u^soit les corps morts dans une barque fu £ , j tllac pour les aller enterrer de l’autre f.*? 1 ifts® j sil fit de cela la fable de Charon , q 11 j f <piíGrèce. Peut-être que cette fable ne vie11 sis ‘Memphis , où l’on passoit les corps 1110 |cs f-Nil, pour aller les enterrer du côté ° a í° an \íioi l s e tramides. Diodore ajoute que Charon , f eS diy ^égyptien , iNautonnier ou Batelier. D

M

agréable, triste. Vigenère traite de c s íl s\e 4.'^Tite-Live, Tom. i] pag .850 8 c 851 .

10 e , le if dialogue des Morts de Luc* Jaid ecelui qui est intitulé Char on, /veCharon joue de plaifans rôles. La Scenedans le quatrième acte de l’Alceste deest fort belle.

égyptien , INautonnier ou Batelier, ta “Tssi jr* Vjqu’il fut appelé Charon par antiph ra e ^ et iX > ^gaudeo, je me réjouis, pour plst 3 \

rt&YP.fl.hìe - tri ftp VîíTon^r/» H.C ír ,