Band 
Tome second. [BOU - CRA.]
Seite
470
JPEG-Download
 

o C H .A

approbation. Fleury , qui a pris cela de Du Oange, ,qui Fa rapporté d’après Anastase, ad Víll Synod. ]AS. z.

Quelqués-nns écrivent Cartophylax. Ce mot,moitié latin Sc moitié grec, s’eit formé à Constan-tinople depuis que 1 Empire y eut été transporté, de, fait du latin charta , Sc de pvtá.T,a, cujtodio ;&c signifie Gardc-Chartes. C’étoit un Officier pré-posé à la garde des chartes Sc des actes. II y enavoit un pour le Palais de l’Empereur , Sc un pourle Patriarche & pour l’Eglilé, qui avoient encorechacun un nom particulier , comme il paroît dansGodin. Le Cartophylax du Palais s’appeloit Regi-Jìrator ; celui qui tient les Registres ; Sc celui del’Eglile , Scriniarius , celui qui a soin des papiers,des actes. Cependant on les confond souvent, àcause de la ressemblance de leurs fonctions.

CH ARTRAIN , AINE. f. m. Sc f. Sc adj. Qui est deChartres, ou du pays qui en dépend. Carnutenfs ,Carnotenjis. César ayant envoyé C. Fabius avec sestroupes vers Chartres, les Char trains lui donnerentdes otages, Sc se rendirent. Aujourd’hui on ne sesert guère de ce mot que dans cette phrase. Le paysChartrain. Carnuteus , Carnotenjis ager. C’est leterritoire de Chartres. Quelques-uns le prennentpour toute la Beauce propre.

CHARTRE , ou CHARTE, f. f. Titre expédié sous leícel d’un Prince, d’un Seigneur , 'd’une Eglise,d’un Chapitre, d’une communauté. Vieux titre ouenseignement qu’on garde soigneusement pour laconservation & la défense des droits d’un Etat,d’une Communauté , d’une Seigneurie. Vetereschance , membranee . Le Trésor des Chartres du Roiest à la garde de son Procureur Général. Tabula-rium. On a faitl’invenraire du Trésor des Chartresen huit volumes. M. le Maître dit Charte , |RP lesuns disent Chartre , les autres Charte , Sc i’usageparoît assez partagé sur cet article. On dit l’un &Paume dans les édits & ordonnances du Roi.Nonobstant C/zurfe-Normande , ou Chartre-Nor-mande. II est parlé de ce Saint dans une Chartre ,dit M. Pami. Vous pourrez vous détromper lì vousprenez la peine de consulter les anciennes Chartres ,dit M, Froimond. Plusieurs , comme Bardin, dansson Grand-Chambellan de France , & Tessereaudans son Histoire Chronologique de la Chancellerie ,écrivent Charte.

Le mot de Chartre , dit Ménage dans les Obser-vations fur la langue française , vient de charta;Sc ainsi, selon l’ctymologie, il faudroit dire Charte.Cependant on dit Chartre , Sc le Barreau ne parlepoint autrement. Nicot croit qu’il vient du grecZ'km, qui signifie gros papier , on plusieurs feuillescollées ensemble, sur quoi on écrivoit autrefoistous les actes d’importance. , vient du latincharta , qui se trouve dans la baise latinité pour unacte public Sc authentique, une donation , uncontrat Voyeq_ Bollandus, Janv. Tom.I,p. 73 <S’Mi.

fJCP Commissaires aux Chartres. Nom qu’ondonne à ceux qui font commis par le Roi, pourtravailler a F arrangement des Chartres ou ancienstitres de la Couronne, sous l’inlpection du Garde duTrésor des Chartres. Encyclopédie.

fjCF II y a eu autrefois deslntendans des Chartres Scdes Greffiers des Chartres , dont les Offices ont étésupprimés.

CHARTRE-jVorOTíi/zde, ou la Charte aux Normands , estun titre fort ancien contenant pluíieurs privilèges& concessions accordées aux habitans de Nor-mandie , Sc confirmées par les Rois Jean, PhilippeVI, Charles VI Sc VII. Louis XI les confirma enl’année 14O í ruais le titre originaire Sc primitifest du 19 Mars 1315 , qui a été accordé par le RoiLouis X , dit Mutin. Veteres chartee quibus concessaNormannis privilegia continentur. II y en a uneautre confirmation par le Roi Henri III, au moisd’Avril i 579. Les vidimus en sont contenus à lafin du Coutumier de Normandie. On met dans la

C H A

plupart des Lettres de la grande Chanceliers >nonobstant clameur de haro, Chartre-Norrnan1&c. £f3T quand il s’agit de faire quelques regleif 1 ^qui intéressent la Province de Normandie, ou jl’on veut déroger à cette Chartre. , ^

ffT Chartre de commune. Charta communis » ^

munitatis. Lettres par lesquelles le Roi, 011 ‘jMqu’autre Seigneur , avec la permission duérigeoit les habitans d’une ville ou bourg en ^Sc communauté, aprés Pafïranchissement. Lesne formoient point entr’eux de communauté. ^Chartres contenoient les droits respectuSeigneurs Le des sujets. rte ,

|Cr La grande Chartre, magna charta , en Angl etest une ancienne Patente contenant les pr jV1 yde la nation , accordée par le Roi Henri 1 ’confirmée par Edouard I.

Chartre en termes de Palais, est un vieuxjnosignifioit autrefois une prison. Carcer. iMa utjours écrire Chartre en ce sens. II est enC . un cusage en cette phrase, il est défendu de ^renjpersonne en prison , en ckartre privée , c e s' 1 ^jíhors d’une prison publique. C’est de-là ausii ^nommé le Prieuré de Saint Denis de la Cnf ^Paris, p*rce qu’on prétend que Saint Denis >emprisonné. p,

Ce mot s’étoit formé du latin carcer , ca \ { yt.dont on avoit fait carcere , carcre , charcre, c ■ , £[Chartre se dit aussi d’une maladie qui fd [ c0 > sl nen langueur, Sc maigrir Insensiblement, K (Stappelle communément marasme ,pthijis ^5

tabificus morbus. On voue à Saint Mandé les equi tombent en chartre. On a été oblige de £l)une nourrice à ce malade, parce qu’il toïnchartre.

On appelle encore, chartre , une autre n^^à laquelle les en fans, principalement ceux d u .j,sont sujets. M. Courtial, Médecin de j s o5>lier, dans l’observation qu’il a faite fur jesfait consister cette maladie dans une courbu y fC .os en arc, causée par l’accroissement des o s f^j-çoivent de la nourriture , pendant que } cS yfclés qui y sont attachés ne se nourissent P°. IllC [ ie le 5prit animal ne leur étant pas porté , à caule fi ^nerfs qui s’y distribuent sont bouchés. Ess° f’tflces muscles font le même effet qu’une corde j[attacheroit au haut Sc au bas d’un jeune a f ^ne pourroit croître, si l’on n’en dérachoicorde. Rachitis : on le dit même quelqueFrançois. £

Ce mot apparemment vient du préccdcce que la prison causis de la tristesse 6c de e stgreur. Du Cange dit qu’on appeloit anciejj *les malades chartriers , en latin, carcrrttrU- ? pLes Auteurs du Journal de Leipsick 131 6 , parlent d’une espèce de chartre , °, Ll c j r) s f.inconnue aux Anciens, Sc dont les Mcd elent beaucoup depuis deux siècles. Elle f alt jjJles enfuis, leur cause des insomnies M cSquiets, & semble leur causer une extrême ( pa 1geaison. Le bain donné à propos leur fus puyles pores des corpuscules semblables a de yv

dN5>

epais & denses, ce qui fait qu’on les apP'. A rnones , comme qui diroit de gros cheveUR^ qix*maladie pilaris morbus. Quelques R 9 é

sont persuadés que ces espèces de poils 1°tits animaux, les appellent Co me dais \ £dere , manger. On a fort disputé lì c’éro' en fi Cs

les■ot

s * Ct*

cr emens épaissis de la troisième coctiou, v ~ Jltoient des insectes. Quoi qu’íl en soit, q a y o0 r:ia rait sortir une ou deux fois , les enfui- R Kmieux. Les microscopes démontrent qu £ ce fgi^ Seffet" des animaux vivans. Ils sont grisâtre 5 »tantôt plus, tantôt moins , fur le noir : f s 0 r oii^ selpeces de cornes fort longues, deuxSc fort gros, Sc une queue longue Sc veso^ y sid'

Ils viennent plus ordinairement aux en -

tout aux cuisses, aux bras & aux . f)i ' *

Jérôme Velfchius a fait une Exercitati