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Tome second. [BOU - CRA.]
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sont sous le Chasnadarbassi. Vigen. Illujl.sur FHìjl.de Chalcond. p. *>1 1 .

CHECHINQUAM1N. s. m. Petit fruit de la Virginie,qui est fort estimé parmi les Sauvages ; il est fortsemblableau gland, lîcen’est qu’il a des écaillescomme les noisettes.

fJCF CHECO. Grande ville d’Asie ,capitale du Royau-me de Tonquin.

ÇjfT CHECÚAN. Ville d’Afrique, au Royaume deFez , dans la Province d’Errif. î

CHEDA. f. m. Monnoie d’étain qui fe fabrique Sc !qui a cours dans le Royaume du même nom , si-tué dans les Indes orientales, proche les Etats duGrand-Mogol.

CHEDABOUCTOU. f. m. Rivière de l’Acadie, quife décharge dans la baie de Campscaux. Chedaboc-tous fiuvius. Elle est si abondante en saumons , queDenis la nomme la rivière au saumon. Les saumonsy font forts, les moindres ont trois piés de long. jII y a aussi beaucoup de truites saumonnées. La jrivière monte bien avant dans les terres ; il n’yva que des canots.

|f? CHEDERLES. Héros fabuleux, révéré par lesTurcs. II disent que c’étoit un des Capitaines d’A-lexandre, qui tua un furieux dragon auquel onavoir exposé une jeune fille z à qui il sauva la vie.Ils ajoutent qu’après avoir .bu des eaux d'un fleuve,qui Font rendu immortel, il court le monde furun cheval immortel comme lui, & assiste les guer-riers quil’invoquent. Us Ont dans leur Mosquée unefontaine de marbre >, dont l’eau est fort claire , quidoit , disent-ils, son commencement à Furine ducheval de Chederles, L’hippocrène des Poètes futmoins grossièrement imaginée. Ils montrent fortpïès de là les tombeaux de son palefrenier & de sonneveu, où ils disent qu’il se fait continuellementdes prodiges en faveur de ceux qui les invoquent.Us prétendent que si Ton avale une infusion de laraclure des pierres & de la terre o \\ Chederles s’ar-rêta pendant qu’il attendoit le dragon , c’ost un re-mède sûr contre la fièvre, le mal de tête & contrele mal des yeux. Voye{ dans les histoires orientalesde Poîîèl, julqu’où va la superstition des Turcs pourleur Chederles,

CHEF. f. m. Vieux mot qui signifient autrefois la têtede Phomme, la partie la plus élevée dans l’homme,Lc qui n’est plus en usage qu’en Poésie & en matièrede dévotion. Caput. Ainsi Corneille a dit dans leCid ;

Et le mortel affront

Qui tombe fur mon chef, rejaillit fur ton front.

31 y a plusieurs chefs , plusieurs reliques de Saintsdans cette Eglise. On conserve dans l’Eglife d’A-miens le chef de S. Jean. Chef fe dit aussi dans lestyle burlesque, póur signifier la tête, la personne.Jen’aitfait aucune chose qui doive attirer fur monchef un si déplorable mèches. Bens. On dit aussi enpatiant sérieusement, le chef de Méduse.

Nicod dérive ce mot du grec utpa>ê , signifianttête comme qui diteceph, aussi bien qu’Henri Ef-tienîte ; mais Ménage soutient qu’il vient de capo,qui á été fait de caput .

Chef , fé dit encore à présent en parlant des bestiaux.Capita. Cet homme a deux cens che fs de bêtes àcornes qu’il adonné à chepteil à son Fermier. Uy a deux cens chefs de volailles dans cette bafle-cour ; pour dire , tant de pièces.

ffiT Tête, chef. Le second de ces mots n’est d’ufagedans le sens littéral, dit M. l’Abbé Girard, quequand on parle des reliques des Saints : le chef deS. Jean , de S. Denis : mais ils font tous deux fortusités au figure , avec cette différence que le motde tête convient mieux lorsqu’il est question de placeou d’arrangement, Sc que le mot de chef s’emploietrès-proprernent loríqu’il s’agit d’ordre ou de subor-dination. Syn. Fr.

ffT On dit la tête d’un bataillon, d’un bâtiment ; &

OHE

le chef d’une entreprise, d’un parti. On dit.^Mêtre à la tue d’une armée, Sc commander en '11 sied bien au Chef de marcher à la tête des ttf^ss ;|CP Ce mot chef a différentes acceptions au ^rélativcs à la situation de cette partie, qni ^plus élevée , & à fa fonction dans le cotps hu 1 ■- ^On le dit de celui qui est le principal?mier> qui ale premier rang , I^'principnl aut ^Princeps 1 caput. Jesus-Christ est le ! 4., fhie de l’Eglise. Le Chancelier est le Chef de ^. f£tice, Sc de tous les Conseils du Roi. Le 1Président est le Chef du Parlement. ^Li-

li fe dit aussi au féminin. La Reine ^ nne |, gc-triche s’est rendue la Protectrice, le *f e pt

gente souveraine de la Confrairie de N. .j^iedouleurs , érigée en l’Egliíè des Augustins U ‘ ^fés, &c. Lett. Pat- du to Novembre 1656 . Le &Paris anc. & muv» ^

Chef , fe dit encore eh termes de Guerre,memnon étoit le Chef des Grecs quiTroye. Tous les Chefs de Farinée s’assnbp j 3ll .c’est-à-dire, tous les principaux Officiers. ^. jSguit avec le pieux Ence de Pirfile, Sc aV ^ C g v n,ceux qui accompagnoient ce Chef médiocre- 1 ,Les Romains ont quelquefois refuse le ttion ìMd’utiies victoires, parcé que la conduits d u ^

repondoit pas à son bonheur, Mont.populace est frappéed’une vaine imageelle obéit plutôt à des devins , qu’à ses ChefsOn appelle chef défilé , le soldat qui eu 3 j,Jmier rang d’un bataillon. Miles printf^ 13 '^ fssde demi-file , celui qui est le quatrième , ess® s díbataillons ne font compofcs que.de six f°‘ u ‘hauteur. . t $ d 1

Chef-, fe dit aussi de ceux qui font lesquelque charge, quoiqu’ils n’ayent pas droitmandement fur les autres tuais feulement !prérogative. Prœfecìus. Comme , le ChcD ‘^jieputation porte la parole , le Chef de gobest . /• J 2à boire au Roi. Ur Chef de Pannetetie- ..fi e»Cuisine. Chef d’Echansonnerie, Chef de&c. La Dauphine avoir deux Chefs de F âSc deux Chefs d’Echansonnerie. Vaib oî<î<íChef de parti. C’est celui qui fe met à la fis

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que parti, de quelque faction, qui eri

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les ressorts, & fans les avis duquel on n e pDux partium , factionis , Je cl te. Combi £p £ c p-fe consolent dé voir l’Eglife divisée, P ,„Qofi

fe voient Chefs de parti ! Benn. Le Pnnceétoit le Chef muet de la conjuration .dMaimb. Les mutins étoient d’autant pR^ fi)l^^blés, qu’ils avoient à lent tête un Chef R

audacieux. S. Evr.

Chef-ì’ Escadre, f. m. Terme de Guette ^ zssit-rine. C’est le nom d’un Officier Général ^navales, qui commande un détachement t fí esion de vaisseaux. La charge de Ckef-d ^\f,à peu près, fur mer, ce qu’est celle de $ r ’ c v0 jtf ■ .terre. Les Chefs-d’Escadre ont séance & Qo^, }libéfative daris le conseil de guerre. L ,. t PLest le pavillon du Chef - d’Escadre L ot sWsentir la lettre f, en prononçant RP Escadre. ^

Chef, se dit encore dansles famille 5 ^particulières. Caput , Pater familias. PfChefs de famille dans cette Paroisse- c ett e .£:gneur est Chef du nom Sc des armes de ^

son, c’est-à-dire, l’aîné ou descendant j flf s ce fc’est lui seul qui doit porter les arme 5 P ^Maison. On F appelle en quelquesd'hoflie \ pour dste , d’hôtel-, & en R ^

Saintonge & de Postou, Chemier. . - ' fi

Chef , fe dit aussi d’une personne P 3 ^'^ í ° !1quelques phrases : comme , il a ditccPà feipfo ; pour dire, de lui - mêffic>, ^jv^' ,[tni pouvo't, de r a tête , ae Ion autor ,tC ^ aflt eAum-u d't tien de son chef, il ' fcf ’i u >1des auccès. II n’a point de bien de 1 °°