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Tome second. [BOU - CRA.]
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procher telle chose ; pour dire, il n’y a personnequi me veuille soutenir cela.

On dit aussi, parler Chrétien ; pour dire , un lan-gage qu’on entende, ou un style qui ne reisehteplus le Paganisme. Christiano more loqui , pers-picue , Jine ambagibus loqui. Si nous étions autemps des sacrifices, je devrois sacrifier à Esculape ;mais il faut parler Chrétien , Le je loue Dieu, &c.Bal.

Chrétien de la ceinture. Voyez Ceinture.Chrétiens de S. Jean. Christiani Sancli Joannis ouà Sanclo Joanne dicli. C’est le nom d’une secte deChrétiens qui sont en grand nombre à Balíora ,Sc dans les villes voisines. Ils habitoicnt autrefois aulong du Jourdain, où saint Jean baptisoit : & c’estde-là qu’ils ont pris leur nom ; mais depuis que lesMahométans eurent conquis la Palestine, ils se re-tirèrent en Mésopotamie & en Chaldée, pour éviterla persécution des Infidèlas, qui brûloient leurslivres & leurs Eglises, & excrçoient fur eux lesdernières cruautés. Les villes où ils font établis fontBalstora , Sonter , Despoul , Rume ç , Bitoum ,Mono , Endecan , Calajabat , Aveça , Dega ,Doreth , Masquel , Gumar , Carianous , Oneqer ,Zech Sc Loqa. Tous les ans ils célèbrent une fêtequi dure cinq jours, pendant lesquels ils viennenttous trouver leurs Evêques, qui les baptisent dubaptême de saint Jean : ils ne baptisent que dansles rivières, Sc le Dimanche seulement. Ils n’ontpoint connoissance du mystère de la sainte Tri-nité--, mais ils disent que J. C. est l’esprit &la paroledu Pere éternel. Pour l’Euchariílie , ils se serventde pain Sc de farine, avec du vin Sc de l’huile : levin, selon eux, marque le sang de J. C. Sc l’huilemarque Ponction de la grâce Sc de la charité.Leur consécration consiste en certaines longuesprières qu’ils font, pour louer Sc remercier Dieu ;ils bénissent le pain Sc le vin en mémoire de J. C.fans faire mention de son corps ni de son sang.Après la mort d’un Evêque ils élisent pour son suc-cesseur un de ses fils , s’il en a , ou un de ses plusproches parens. Us croient beaucoup de fablestouchant la création du monde 6c de l’autre vie. LesChrétiens de S. Jean ont trois fêtes principales ;Pune en hiver, qui dure trois jours, en mémoirede notre premier pere Sc de la création du monde ;une autre au mois d’Août, qui dure aussi trois jours,ôc qu’ils appellent la fête de S. Jean ; la troisièmeau mois de Juin , qui dure cinq jours : c’est àcelle-ci qu’ils se font baptiser. Ils observent le Di-manche : ils n’ont point de jeunes , Sc ne font au-cune pénitence ; aussi croient-ils qu’ils seront toussauvés. Ils n’ont point de livres canoniques ; maisils en ont qui font remplis de sortilèges , dont Pesterest si puissant, qu’ils disent que leurs Prêtres fonttout ce qu’ils veulent, Sc ont une autorité absoluefur les Diables. Tavernieb! , Tome premier. VoyezSabien.

Chrétiens de saint Thomas ou de San Thomè. Lorsqueles Chrétiens arrivèrent aux Indes la première fois ,ôc dès qu’ils touchèrent au port de Calecut, ilstrouvèrent d’anciens Chrétiens , qui fe difoient déficçndus de ceux que saint Thomas avoit convertisaux Indes , & que pour cela on nomma Chrétiensde San Thomé ou Saint Thomas. Quand ils eurentappris qu’il étoit arrivé aux Indes une nation étran-gère qui avoit une vénération singulière pour lacroix, ils lui envoyèrent des Ambassadeurs pourfaire alliance avec elle, firent des présens aux Portu-gais , & implorèrent leur secours contre les PrincesGentils. 11 est constant que ces Chrétiens , soitPrêtres, soit Laïques, sont des Indiens naturels.On les nomme dans le pays Nazaréens ; mais Pu-sage à attaché à ce terme une idée de mépris. Leterme de Mappuley , 8c au pluriel Mappuleymar ,qui est leur autre nom, est plus honorable. CesChrétiens font une Caste assez nombreuse , riche ,belliqueuse , mais toujours divisée par mille fac-xiyns, haines Sc querelles. Cette Caste est répan-

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dùe dans les terres depuis Calecut juctuy 1 cC $vançor ; non que tout ce pays soit occupe P ^Chrétiens seuls ; mais parce que toutes tes P f c; t& Eglises de cette Caste sont renfermées cespace de pays, L’endroit où ils en ont da ^est proche de Cochin. Les Mahométans o^ ^haine particulière contre ces Chrétiens , j DV j-l’on sache pourquoi, sinon qu’elle est P l ' . tre 5.térée. Ces Chrétiens prétendent que f fieputo^Thomas a converti ce pays. Des Savans ^5prétendent que c’est un autre S. Thomas. Bsl]ídisent que c’est un Marchand Nestorien?Thomas. Un Missionnaire qui demeure deptemps dans l’Inde, prétend avoir fait ^vertes curieuses là-dessus ; que S. Thomas ^ v j fl tà Calecut , Sc que traversant les montagnes , ^jusqu’à M'éliapor, capitale de Coromande •viaire des Prêtres de cette Chrétienté pojj u >jl >'que S. Thomas passa jusqu’à la Chine. e ^£joi'a de certain, c’est qu’en deux montagnes pgnées de Méliapor , Sc aux environs de ceron a trouvé des mon umens de la Religatienne. Voyer Maffé , Hijl. Indic.. L. h ■’ f/VIII, Sc le P. Bouhours f vie de S. Frvier, L. I , Sc L. 111 . se mp s ^

Au reste ces Chrétiens sont depuis longstoriens ; Sc plusieurs ne prennent ce norn 5 T U ftQriss’un nom de secte. Le Patriarche de ces b e -qui réside à Mosoul, étend sa juridiction,! fidans l’Inde. II est constant que les ^

Rit Chaldéen qui sont à Goa , à Cocn’ ’ y 5 .]s>gamala, Sc dans plusieurs autresjieux de fis

font tous de la Secte- Nestorienne. Les

souvent des Missionnaires, f

ont envoyélement depuis que les Portugais ont fi

dans les Indes. D. J. Albuquerque, de f ie a !Saint François, a été le premier Ar. ijf”

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Goa de la part du Pape. Ce fut sous lui, ^

qu’on établit un Collège à Granganom Hjsips»struire les enfàns dans les cérémonies d e ^ fmais les Jésuites, qui furent plus habn e estautres Missionnaires, s’apperçurent b iÊ >5D'les jeunes Chaldéens, instruits à la manif 1

tins , n’étoient pas propres pour convertHtiens de saint Thomas ; c’est pourquoi il s f Qu u 1 '~ 1587, à une

ganor , ou ils enseignèrent la langue fuh e ,aux enfans , asin qu’étant devenus grands > (fifireçus dans le ministère comme de vérin*déens ; cela ne fut pas d’une grande st 1 «ffut pas possible aux Jésuites de les dé^jfijefêla soumission qu’ils rendoient au Patriass . 0 „ sl l

Kirí M—.. ^íi.ï ..'..«i, 1... ì . j „ «.. 1. ™mrn . çO'*

un autre Collège en

bylone, qui n’étoit point dans la comu jj êS iP ape : ils ne pouvoient quitter leurs v! ^ tí E v ;_tumes, où ils avoient été instruits p arques, Sc qui étoient fort disterentes des ^ s-Rome. Celui qui a travaillé le plus a rChrétiens de S. Thomas avec l’Eglifeété Alexis de Ménésès , de l’Ordre de pfistin , qui fut fait Archevêque de Goa , ^ jla qualité de Primat de l’Orient. C ette aU l° r ‘-mislìon arriva en 1590 , elle est décrû^^fi 5 ’

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dans un livre qui a été d’abord écrit en ísgs

Sc ensuite traduit en fr an cois sous lejistf ^Orientale des progr'es d’Alexis Mén eSediiclion des Chrétiens de saint Thomasà Bruxelles in- 8°, en 1609. On voi £ ^

Relation quia été faite fur les Mém<^ D >

chevêque, & de quelques Missionnafi^j e pcfi

compí gnèrent, qu’on fit de grandesces Chrétiens des Indes, faute de

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facetté 00 ',

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logie Orientale. On les inquiéta su £ ce ,nies qui n’ctoient d’aucune i m P orra qentem5° ■lesquelles on ne les inquiéteroit pas P tÊRome. Toute cette narration montre 4 fît? ^tiens de S. Thomas étoient fort zélés p° aVO jc fleur croyance, Sc qu’ils prétendoiefl £ c defervée comme leurs petes l’avoient pap e11Thomas. Lorfqu’on leur demandoit »