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Tome second. [BOU - CRA.]
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celle qui est faite de planches à rainures 8c languet-tes polees en coulisse , & dont on se sert pour fairedes retranchemens dans une grande pièce. II se faitaussi des cloisons & assemblage. Cloison à jour estcelle qui depuis une certaine hauteur est faite debarreaux de bois carrés ou tournés, On appelleaussi cloison de serrure , une boete mince qui enfer-me la garniture d’une serrure.

Cloison, en termes de Médecine Lc d’Anatomie ,est une séparation dans les cavités du corps humain ;une membrane qui sépare une cavité du corps endeux parties. Nicolas Massa , Vénitien , qui vivoitvers l’an 1530, a décrit fort exactement la cloison ,qui sépare le scrotum en deux cavités ; découvertedont quelques-uns de nos Modernes se sont faitshonneur mal-à-propos.

CLoison , terme de Botanique. Les Botanistes seservent de ce terme pour exprimer les membranesqui divisent l’intérieur des fruits, 8c forment desloges ou cellules. Septum , disj'epimentum. tfjs Endifférentes occasions, on donne le nom de cloisonà différentes parties , qui font l’office de mur mi-toyen entre deux autres.

Cloison à’Angers > nom d’un certain subside , qui sepaie en Anjou par les Marchands fréquentans larivière de Loire. II fut imposé par Louis II, Ducd’Anjou, sous prétexte qu’il avoit besoin d’argentpour faire la cloison des villes d’Angers Lc de Sau-mur. Le nom de ce droit s’écrit aussi clouaison.CLOISONNAGE ou CLOISONAGE, f. m. nomcollectif qui exprime toutes les cloisons d’une mai-son. Le cloisonnage de cette maison a tant coûté.11 peut se prendre aussi, Ac peut-être mieux , pourfaction, le travail de mettre une cloison. La toisede cloisonnage vaut tant.

Ces mots viennent du verbe claudere , fermer,

CLOISONNÉ, ÉE, adj. terme de Conchyliologie.C'est la séparation que l’on remarque dans l’inté-rieur de quelques coquillages , comme dans lesNautilies; c’est la même chose que chambré.

CLOÎTRE, f. m. Habitation fermée de murailles oulogent des Chanoines ou des Religieux. ClaujlrumCœnobii. Les Cloîtres des Chanoines font compo-sés des maisons où logent les Chanoines. C’est parun abus que les séculiers Sc les femmes logent dansles Cloîtres des Chanoines, comme à Paris dans lesCloîtres de Notre-Dame, de S. Honoré , &c.

Ce mot vient du latin claujlrum. Nicon.

Cloître se dit plus particulièrement des monastèresdes Religieux, des Religieuses, Sc quelquefois ilse prend pour la vie monastique. Les gens qui ontrenoncé au monde, se retirent dans un Cloître.On a condamné cette femme à être mise dans unCloître , pour y faire pénitence. Les peres regardentd’ordinaire les Cloîtres comme une décharge de cequi les incommode dans leur famille , Sc offrent àDieu ceux de leurs çnfans qui leur déplaisent. S’ily a du danger à jeter dans le Cloître des âmes rem-plies de l’amour du monde , il n’y en a pas moins àretenir dans le siècle des âmes fragiles , qui lé pour-ront sanctifier dans la retraite. Combien de genss’enferment dans un Cloître , pour y sacrifier à Dieules restes languiíîans d’une vie dont ils ne peuventplusjouir : Il y a long temps que Ton prend ainsile mot de Cloître pour tout le monastère. Voye {Pierre de Blois, dans l’article suivant.

Cloître se dit encore plus particulièrement de laprincipale partie des lieux réguliers qui est uncarré de bâtiment compris en quatre galeries, le-quel est placé d’ordinaire entre l’Eglise , le Chapi-tre 8c le Réfectoire , Sc au dessus duquel est ledortoir. Pei ijlylium. Les Processions des Religieuxse font autour de leurs Cloîtres. Les Cloîtres ser-voient à plusieurs usages anciennement dans lesmonastères. i°. C’étoit là où les Moines fàiloientleurs lectures, comme il paroît par TEpitome deTEmpereur Louis, fur la Règle de S. Benoît, laConcorde de S. Dunstan, c. 5, les actes de S. Vol-gang. c. 7. C’étoit du côté qui touchoit l’Eglise,

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que l’on faiseur la lecture morale, c’est-à-ùitk, .nord. z°. Du côté de l’occident, se tenoit lac3 0 . A l’orient étoit le Chapitre. 4 0 . Dans 1 ^

se faiseur la méditation spirituelle. C’est 1 ierBlois qui fait cette distinction dans sonDu Cange en conclut que tous ces dissérens ^ ^ces se faii'oient dans le Cloître même ; inal : ell ttrompe. L’Eglise, le Chapitre , l’Ecose ^point des parties du Cloître même ; maïs ^timens qui donnoient fur le Cloître , atte * ^Cloître. II est vrai que Pierre de Blois dit ^quatre exercices se faisoient dans les CloMConvens ; mais par Cloître , il entend tout ^nastère, ou pour le moins les quatre corps.timens attenans aux Cloîtres , comme il *

-que lui-même dans son sermon 36^, ou fftout le Monastère, la commune habitatiomoines, s’appelle Cloître , parce qu’else e v£jl0 nsmée de quatre corps de logis. Ce que nous ^de rapporter de Pierre de Blois , Le ce que dit $de Brême ,c. 103 , montre que la forme des ^ (Sétoit carrée, Lefranc marque, dans la 3' J eCt 'Constitutions t que c’étoit au Cloître que.sess’entretenoient à certaines heures du jour. ^cieOn dit, en Architecture, qu’une maison e t6en cloître , quand il y a des bâtimens sot 1 £S **côtés de la cour. < e bof"

AN Cloître, architecture des jardins, sotte ^§,quet qui est formé par un enclos de P 4 , 11 ^au dedans duquel font une ou deux rang ce rC j-

bres de haute tige , qui forment comme

les P. 1on

oint

ques d’un Cloître religieux. Quelquefois 0 j ct t&les tiges des arbres par des charmilles en ba puH-qu’on tond à trois ou quatre pieds de haute 11 ' aî in

Cloître. On nomme ainsi le comptoir ou

ìriap.

;1 aVt

Ile

que quelques villes d’Allemagne ont dans ggti-de Berg, un des Ports les plus considérables al]tC g«rope, 8c le plus beau de la Norvège. C’êsofois le Palais épiscopal 8c la demeurenoines. „ Jjitrf

CLOITRER , v. a. enfermer dans un O 0l dCœnobii claustra aliquem claudere. On 1 ^ s ’eítcette femme par ordre de Justice. Cette 5 _cloîtrée par pure dévotion Lc malgré ses P , aI) s n pAN CLOÎTRÉ , ÉE. part. Qui est enfersCloître. „

AN II signifie aussi, réduit à garder la c ^ ot n e piú s *. ece sens , il ne se dit que des Religieuses*

Concile de Trente, il n’y a presque ph lSgieuscs qui ne soient cloîtrées, Acad. E p -CLOÎTRIER, s. m. Religieux qui habite Cy»ment dans le Cloître , à la distinction^ u e 0 u ç| 111font dans la maison en qualité d’hote*’ U [vusfont réputés du dehors, parce qu’ils ^ oíi 00C^ llSde bénéfices dépendans de la maisomCœnobii Claustris additus. ^

AN Cloîtrier se dit aussi des ReligR^.dent le Cloître par opposition à ceuX 4 p iép clSfréquemment. Ces derniers appellent Pleurs confrères, de bons Cloîtriers.

AN CLOÎTRIERE. f. f. Gresset, dansa employé ce mot en badinant, po u£

Je crois que la remarque habiteDe la Cloîtrière Sibile ,

N’en déplaise à sa charité , >

Sera de peu d?utilité. '

AN CLONEY ou CLON. Cloua. Vssi e ,

dans la province de Munster , au com r j’Jria

AN CLONFERT ou CLONEFART, vl * c0lT itc dde, dans la province de ConnaughtjGaílway , avec un évêché suffragant ’

AN CLONMELL. Clonmellium. Ville o

dans la province de Munster, so r

£ . «o* ~.*raTY é

Shure, capital du comté de TipP er3 ^, 'bo> tC

CLOP. f. 8c adj. Vieux mot, qui .

Claudus. Le peuple dit encoreboiter.

clof? er

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