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Tome second. [BOU - CRA.]
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aides, des Prófès ; mais ils ne peuvent pas, commeeux , parvenir au quatrième vœu , qui est celui d’o-béissance au Pape. Les Coadjuteurs 'temporels sedonnent à l’Ordre pour servir les autres dans lesplus vils Offices de la Maison, comme la Cuisine ,la Cordonnerie , &c.

COADJUTORER 1 E, s. £ quâlité ou charge de C< 3 ad-juteur ou de Coadjutrice. Dignitas designati suc-cessoris. Episcopo alicui Les Bulles de Coadjutorerieportent provision, Sc collation du Bénéfice par ex-pectative, en forte qu’il n’est point besoin de nou-veau titre pour succéder à P ancien Evêque , ou àl’ancienne Abbeífe.

II y avoir autrefois un grand abus dans ces coad-jutoreries , que les Papes accordoicstt à des enfansSc à des jeunes gens, avec la clause , dontc ingressusfuerit , jusqu’à ce qu’il puisse entrer dans L’admi-nistration du Bénéfice : on les donnoit à des person-nes qui n’étoient point encore dans les Ordres, avecla clause , donec accesserit , 8c même à des persoh-nes absentes Sc éloignées avec cette clause , Cum re-gressus. La restriction que íe Concile de Trente faitdes Evêchés Sc des Abbayes pour les coadjutoreriesest si claire , qu’il est surprenant que quelques Cano-nistes aient voulu étendre son décret auX aútres Bé-néfices. Ceux qui ont appuyé les coadjutoreries desCanonicats Sc des Dignités dans les trois Evêchés jont prétendu qu’elles croient plus souhaitables ences lieux-là que les résignations, parce qu’on en-voyeur moins d’argent à Rome ; mais soit qu’onporte plus ou moins d’argent à Rome, on ne to-lère point en France ces sortes de coadjutoreries ,qui sont un abus manifeste. Les Romains ont beaudire que Metz , Toul Sc Verdun , étant une part ede la Lorraine où le Pape a tout pouvoir fur lesBénéfices, il doit avoir aussi le pouvoir d’y faire desCoadjuteurs ; on n’écoute point ces raisons dans lesParlemens , celui de Paris prononça en 1641, unArrêt contre un Pourvu, par coadjutorerie , d’unCanonicat de l’Eglise Cathédrale de Metz.

COADJUTRICE, s. f. est une Religieuse que le Roinomme pour aider une Abbesse à faire ses fonctions,& qui lui succède en vertu du même titre. FicariaAbbatissa eidemque succedendo designata.

Coadjutrice , femme qui aide une autre personne àquelque chose, qui y travaille conjointement avecelle. Adjutrix, auxiliatrix. Vous êtes par là les Mi-nistres de la miséricorde de Dieu, vous en êtes lescoopératives Sc les coadjutrices. Bourd. Exh. T. I,p . 107.

Chez les Religieuses de la Congrégation de No-tre-Dame , dites Jésuitesses , on donne ce nom auxSœurs Converses, qu’on appelle Sœurs compagnesou coadjutrices , comme on appelle chez les Jésui-tes, Coadjuteurs, les Freres Laïcs. L’habit des Sœurscompagnes ou coadjutrices est plus court que celuides Meres. P. Hélyot , T. FI,pag. 3 5 y.

Coadjutrice se dit, en quelques Communautés, d’uneOfficière ou Sous-Supérieure de la Communauté.Coadjutrix. Dans la Congrégation de S. Joseph ,chaque Maison est gouvernée par une Supérieure quia le titre de Prieure, par une Intendante, & une ICoadjutrice. P. Hélyot , T. FUI,p. 188.

Coadjutrice. Aide. Adjutrix , Coadjutrix. On ap- !• pelle ainsi dans la Congrégation des Dimesses ouModestes, deux filles qu’on élit tous les ans danschaque Maison , pour être le Conseil & les Aides dela Supérieure ,8c on les appelle Adjurantes, Majeu-res Sc Coadjutrices. P. Hélyot , T. Fil, C. 3.

Coadjutrice , se dit d’une Maîtresse par rapport àun homme marie. Malgré le mauvais usage que ladépravation du siècle a établi , il n’a point donné àsa femme de Concurrente Sc de Coadjutrice. II l’aimetoujours aussi tendrement que le premier jour. Ma-dame du Noyer.

CO AGIS, f. m. terme en usage dans le Levant parmiles Négocians : il signifie Commissionnaire. II y ades François , Hollandois, Anglois '& Italiens , quifont établis dans les Echelles du Levant en qualité !

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de Co agis, ou Commissionnaires : ils fostt Cotntsi^par commission, chacun pour le compte deschands Sc Négocians de leur nation. Ménagé , ^les nomme Coogiers, dit que l’ori^ine de cera ^ o!tC .lui est pas connue. Ne vient-il point du Latintor , Receveur , ou du verbe coaggerare , 2m £ onlpar rapport aux marchandises dont les Cong íSdes magazins ì -

COAGULATiON,s. £ terme didactique,ment qui arrive à un corps iiquide, fans qud P ■aucune des parties sensibles qui causoient sa» u.comme il arrive au lait, au sang , à la chaux, atre. Coagulatio, On distingue ainsi cette esp eC ® epaississement de celui qui se sait par la P eLi:< ',,partie de la substance ; comme quand la boue s ^íìt par l’évaporatioii des parties aqueuses; ‘ ; sépaissiílèment ne s’appelle point coagulas ’ nCT bendurcissement. II y a un mot général, favoUs^ ?iion , qui est commun à coagulation, ip al Jj 1 Hendurcissement. fatio nS ‘

II y a de grandes variétés dans les íoa P‘ ^ xV rc,Prenez du lait dé vache, mêìez-y du suc à e P^ sf.catapucia minor , de l’esprit acide de miel,prit de nitre, ou quelques autres astringens ’^po-gulation se fait beaucoup plutôt, que si v0U jL faì fi'liez seulement à Pair. Au contraire jetez-y “ p a ;xe & sulfureux de tartre ou de nitre, de .1 >

sel ammoniac , du miel , du sucre ; ces m at j-aussi-bien que presque toutes les plantes a j- ( Jques , empêchent ou retardent \ï. coagulas 011 '^commun , le sel gemme, l’hyssope, &c. n ’°s t p |utófni l’autre de ces effets. La coagulation & f!ldans un air sec Sc chaud, que dans un air n uété qu’au printemps. . r£ âs

L’esprit acide du sel commun , ou de nI Mtillé, jeté dans des blancs d’œufs bien b a ^ fJ - 0 j caune coagulation très-ferme. L’huile de àîfait une fibreuse 8c moins ferme ; l’efp rJt j* e sptitmiel Sc le vinaigre n’en produisent po>^de sel ammoniac, Sc l’huile de tartre n ’s ^ c oPpoint non plus. L’esprit de vin purifié \A

> gulation assez ferme, mais divisée en eíì .

suc tiré de l’épurge, le sel ammoniac j e selpoussière, le sel de persil, le sel de taf^ Je» 1commun n’ôtent rien aux blancsfluidité, mais l’extrait de noix de galles, -jgu $donnent une prompte Sc ferme. La dí* 1 ®. cs l 'svitriol de cuivre, qui rougit le fer, st® n ’ eíimédiocre coagulation : celle de vitriol às ^ jpC .fait aucune, non plus que celle du vitU° ^ d#

II en est de même des coagulations f* ’

animaux ; le sang tiré de la jugulaire a 7 pieR* ’Sc partagé en différens vases, fans y rJ .^j>t, 7 es’est coagulé en une demi-heure *. en f ', e jt (fl’esprit de sel commun, la coagulais fan Z íCfur le champ, Sc la couleur rouge »^.^1 p !0 ‘changée en couleur noire -, l’huile ^ 0^duit íe même effet. Le vinaigre disty, [tl0 ips £noirci le sang, mais le coagulum a cte tît ct ^me, L’esprir de sel ammoniac Sc l’b 01 * j S leont également empêché la coagulation , ^ facos

mier a produit un rouge plus foncé,un rouge plus vif 8c tirant plus fut la C ° UL’esprit de vin a produit sut le sast§ ,-i a fait u 11que sur le blanc d’œuf, c’est-à-dire , ^? ea s e , & s?coagulation assez ferme, mais grn nie faû. L e ,rouge semblable à celui de l’ocre m lS ^peprit de miel a rendu ce sang noir, ^ $ fie gsfistance molle Sc inégale. L’extrait “ e , ^ ’

a aussi donné une coagulation grume pitreiíle l’a durci Sc noirci. L’eíp 1 ’ te ss c s^

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de rouille _ _ n -,

l’esprir de sel commun lui ont ° te Xt ^ - (r(leur rouge, 8c l’ont réduit en grume alutìon de sel commun dans de l’eau afar ^fa couleur fans coagulation. Le fan? - si'fie;carotide a pris une consistance pj^ l ? ofoU vé a ( VC L s

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rant par tout rouge , du reste il a epmêmes liqueurs les mêmes coagulaiveineux. Duhamel, Hifi- Acad. ?» /

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