Band 
Tome second. [BOU - CRA.]
Seite
676
JPEG-Download
 

676 col

cointes Sc Jolies. Il est hors d’ufage. On a dit aussiautrefois choint Sc chointe » pour coìnt Sc cointe,

t Ce mot venòit de cultus , qui signifïoit, beau ,galant , ‘ ajusté , propre. Du Cange le dérive decomtus , Sc dit qué cointife étoit autrefois un ha-bit propre, galant Sc léger. Mais il vient plutôtde' coant , qui, én langage celtique ou bas-bre-' tort , lignifie beau Sc joli.

COINTE ; f. f. nom de femme. Quinta. S. Denysd’Alexandrie décrit le Martyre de Sainte Cointe dansfa Lettre à Fabius d’Antioche rapportée par Eulébe.Elle souffrit à Alexandrie fous l’Empire de Dcce.

Ce nom, qui s’est formé du latin Quinta , nousapprend comme on prononçoit autrefois Qu.

COINTERIE. f. f. Ce mot est horsd’ulàge, il veutdire affectation , afféterie.

COINTIE , f. t. vieux mot, qui signifie agrément,gentillesse. Elegantia. Et cointife , discernement.

COINTRE , C m. drogue médicinale, dont il fefait quelque commerce aux Indes Orientales , par-' ticulièrement dans les Etats du Grand Mogol.

COION. f. m. Lâche, poltron , qui a le cœur bas,l’ame servile, capable de souffrir toutes sortes d’in-dignités. Ignavus , vecors. Ceux qui font les bravesfont souvent de francs cotons.

Ce mot vient du latin quietus , parce que lespoltrons n’aiment pas à fe donner de la peine. IIest vieux, populaire , 8c un peu libre.

COIONNER , v. a. faire souffrir à quelqu’un des in-dignités , le traiter en coïon. Probris aliquem la-ce f er e. U n homme qui s’amufe à coïonner les autres,est détesté de tout le monde.

fJCF Coïonner est aussi neutre , Sc signifie dire descoïonneries. Cet homme ne fait_ que coïonner.

|ssT Colonne , ee. part.

COXONNERIE, f. f. lâcheté, poltronnerie, lenavia ,vecordia . II a fait cent coïonneries, cent lâchetés,cent bassesses , pour parvenir au poste où il est. Ja-mais un brave ne fait ni ne souffre de coïonnerie.

CoíOnnerie , signifie aussi un discours impertinent,extravagant. N aga , inepties. Les Charlatans amas-sent Sc amusent Je peuple, en leur disant millecoïonneries. Le valet de l’Arioste ne pouvoit con-cevoir où son maître avoir pris rant de coïonne-ries qu’il a laissées par écrit. HI" Tous ces termescoïon, coïonner , coïonneries font proscrits parmi leshonnêtes gens, Sc feroient à peine tolérés dans leburlesque.

COIRE , autrement CHUR ou COIRA. Curia.. Villecapitale des Grisons, qui a un Evêché suffragantde Mayence, quoiqu’elle ait embrassé la préten-due réforme en 1519. Elle est sur la rivière dePlessur , fort près du Rhin , qui commence là àporter bateau. Les Grisons tiennent ordinairementleurs assemblées à Coire. C’est proche de Coireque l'on trouve dans l’estomac des chameaux desboules de la grosseur d’une balle de paume , queles Allemans prétendent avoir les mêmes propriétésque le bézoard. Voye{ le voyage d’Italie de Spon,Sc Heisl. Hifl, de P Empire.

COIR.EAUS , f. m. vieux mot qui signifie des bœufsfortans de Fengrais, dont il est fait mention dansRabelais Sc autres Auteurs. Boves saginati.

COIS ou CONS , adj. vieux mot, du latin conditus ,caché.

COIT. f. m. Faites ce mot de deux syllabes, Sc pro-noncez coït , terme de Médecine. Accouplementdu mâle avec la femelle pour la génération, Sc enparticulier de l’homme Sc de la femme. Coïtus. Lanature a invité les animaux au coït par le plai-sir , afin de conserver l’efpèce. Les grenouillesfont 40 jours dans le coït. Les papillons font 130vibrations d’aîles dans le coït , à ce que disent Bar-tholin, & I e Journal d’Angleterre.

COITE ou COUETTE ou COTTE, f. f lit de plume.Culcita plumea.Ce mot vieillit. On dit lit dc plume.Les Anciens l’ont dit tant des lits de plumes quedes matelas.

Nicod dérive ce mot du grec , qui íì-

C 0 I

gnifíe un lit. Ménage le dérive de culcita , sile véritable mot latin, pour lequel on a dit “corruption culcitra. Postel le fait venir dePline dit que les coites font de l’inventi 0 * 1 .Gaulois Sc habitans de Cahots. Ce root a ,signifié autrefois saie ou robe. Vefiis talaris-**™

Coite , f. f. terme de Marine. On appelle coí ^deux longues pièces de bois que l’on m et í , 0l)lèies fous un vaisseau , pour le porter ^3-^le veut jeter à l’eau de dessus le chantier. »Coites de guindas , font des pièces de b° rde 14 ou 16 pouces, fur lesquelles font apples bouts du guindas , Sc fur lesquelles n 10horifontalement.

!CT CO-JUSTICIER. f. m. Qui a droit decommun Sc par indivis avec un autre SeigneurSeigneurs qui nomment conjointementd’une Judicature , au nom de qui s’exerce la J jjj.Sc qui en partagent les émolumens, font L°'Jciers relativement l’un à l’autre. Le droit,même ne peut fe partager quant à l'exerci • .

fjCF COKER. Nom d’une rivière d’Angleterr®»

- . .' r g 0»

le Cumberland , qui fe jette dans la rlVÍDarwen. jjtiS

fp* COKERMONT. Petite ville d’AngletcB®’ q 0 -le Cumberland, au confluent des rivières ^ker Sc de Darv/en. Elle envoie des D e P uParlement,

COL.

,. . t U

COL. f. m. Partie du corps humain si 1 ^ i° OI1 dittête aux épaules. En parlant de cette patu e 'coû. Koyep ce mot. nh^ 5

IJCT On fe sert du mot de col dans differentes Ppar analogie au corps humain.

|CT On appelle col de la matrice , col d e ^ cesce qui est comme l’orifice , l’emboucro 1

parties. Dans ce sens on dit col.

5-'

wv *wu UU U.1 L tC/ià .ffJÇ *

AV Col de chemise ,de rabat, &c. c’est l a ^ jeí° l1 'périeure de la chemise, du rabat qui eml> ra n pod effCT Col, espèce de cravate sans pendant si ue ^, e [t p&autour du coû. La mode de porter des cod t cohancienne. Dans tous ces exemples , P r0 £ iV£

B

- - — -r— 7 T* njval^v

Col ou dos de la coquille. C’est le dos cìeS R^ c itV líí ',dessus de la charnière. On l’appelle en h’Lg.g st ttCCol. Terme de Géographie. Lieu étroit, P a 0 OÍentre des montagnes. Fauces, anguff^' ^e^s’est formé du latin collum , le cou, p atCpassages qui fe rétrécissent, ressemblent e - c j t P 'forte à cette partie du corps qui st r . ue ds nSc s’élargit dessus Sc dessous. Mais si u< v S- n °-,le propre on ait fait Sc l’on prononce c0 ^ si£ í>lpas col ; dans le figuré, & quand o°fier ces passages étroits, on écrit Sc ot> F^ fl’Acol, Sc cols au pluriel. II entra dans. ®

. gentière. Nous débouchions dans la pl ain j e colde Limon. II s’engagea mal-à-proposPertus. Ils occupoìent tous les cols des n* eLe col d’Argentière est un passage df , en tiItalie par le mont Sc le village d’Arge nt / ^ ’

le Marquisat de Saluce Sc le Coro te Alp eS JLe col de Limon est un passage dans e ^ 1 ^

la montagne de Limon au Comté de ^ fa 1de Pertus est un passage de Rousssto ^

logne par les Pyrénées, joignant l a , 0 jî y a c /Bellegarde , entre le Volo Lc Junquet ■ , \e

core dans les Alpes le col de Barcelonde Saultern, le col d’Agnelle , le col ° upottCe font des passages étroits par des li euX

ces noms.

pane <

Col. Nom «

sternes. une del’Occan,

Ess? Col. Nom a> .. jtf

stoyaume de Tu U - ne ancier >ne ville d’Afcj-Q. L„u

^ villas Tunis - Ce n’eít plus aujourd’huis

COLa" r . ..

T-ii ctoh'™' C íe nom d’un fruit de G ‘ ! ^jl

est §ros comm7tZ dânsleR f raume %%?íde une pomme de pm , r