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Tome second. [BOU - CRA.]
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*jo 4. COM

d’autant plus contre un ennemi que j’aimc, que jesens bien que mon cœur me veut trahir , Sc ne com-lat q u’ à regret. M. Scud. Qu’il est dur d’avoir à com-battre son devoir contre son inclination !

11 eji des momens desoiblesse ,

Ou la nature peut tomber ,

On court risque de succomber,

Quand on eji oblige de combattre Jans cesse.

Nouv. CHOIX DE VERS.

II est ridicule de combattre sérieusement les rasi-nemens Sc les Ululions d’une dévotion mélancoli-que. Boss. Elle avoir assez de vertu pour combattrefa passion ; mais elle n’en avoir pas assez pour entriompher. Yill.

Ce n’es qu'en ces assauts qu'éclate la vertu ,

Et bon doute d’un cccur qui n’a point combattu.

* Corn.

[lai de tous les Grecs , preffe de tous côtés ,

Me saudra-ïl combattre encor vos cruautés ? Rac.

Combattre avec quelqu’un de civilité, de poli-tesse ,& disputer à qui sera plus civil, plus poli, bec.

On dit encore, combattre contre la mer, les vents ,l’otage. Pugnare cum mari , ventis , tempestate , 8cc.Combattre contre la faim , le froid , &c. Et dans unstyle plus soutenu combattre la faim , la soif, &c.On dit, qu’un homme se forge des chimères pourles combattre ; pour dire , qu’il se forge de vainesdisscultés dans l’efprit. Les gens de Collège s’agitentjusqu’à la fureur, Sc combattent à outrance pour dessyllabes 8c pour des virgules. Bel.

On dit proverbialement : en combattant le secoursvient ; pour dire , qu’il ne faut pas abandonner cer-taines assures, 3c que le temps apporte quelquefoisdu changement aux choses les plus désespérées.

COMBATTU,UE. part. Sc adj. II a l’efprit combattu,pour dire , agité de diverses pensées. Agitatus , fu-ci u ans.

Les hommes destinés à gouverner la terre ,

Loin de porter un cœur de remords combattu ,

Au poids de leur grandeur mesurent leur vertu

Capistr.’

COMBE, f, f. Vieux mot François , qui signisioit, val-lée enfermée entre deux montagnes. Convallis. Mé-nage tient qu’il signiíìoit grotte , Sc qu’il vient du La-tin gumba.

COMBIEN , adverbe de quantité , Sc interrogant.Quand il ne signifie autre chose que le nombre , onl’exprime par quot. Combien y a-t-ii d-e gens en cet-te armée ; Combien y a-t-il de lieues de Paris à Vcr-iailles ? Combien y a-t-il eu de morts 8c de blessésdans cette bataille ì On dit aussi , combien de fois.Quoties.

Combien, combien de fois , de douleurs accablé?Par tes foins généreux me vis-je consolé ? Vile.

Combien signifie la quantité du prix d’une chose quia été achetée ou vendue. Quand. Combien vaut leblé ? Combien vaut le vin ? A combien a-t-il été taxé ìCombien cette marchandise ì

Combien signifie aussi, à quel point. II s’exprime parquàm avec un adjectif Sc un adverbe , Sc par quan-tum avec un verbe. V ous ne sauriez croire combience Docteur est utile à son Eglise , combien ce pereaime ses enfans.

Je sai combien est pur le scie qui t'ensamme.

Racine.

Ce mot vient du Latin quàm ben'e.

Combien est aussi conjonction Sc signifie , encoreque , Etfi s quamvis ^quamquam Aie et. Combien quevous l’aiez désobligé , il ne laissera pas de vous ser-vir. II est hors d’usage en ce sens.

II s’emploie quelquefois substantivement dans lediscours familier, pour signifier le prix ou la valeur.II consent de me vendre sa maison , Sc nous n’ensommes plus que fur le combien.

COM

COMBINAISON, f. f. Assemblage de plusieurs chose»

disposées deux à deux. Conjunctio , copulatio , c0,nplexio. .

Combinaison, en Mathématiques , se dit pat extende la variation des nombres, des lettres, des foutoutes les façons possibles; f sT c’est-à-dire, deles manières possibles de prendre un nombre de q ^tirés données. Variatio litterarum , numerorum’ria liter arum , numerorum dijpojido. P° ut L c , ■fret les lettres, il faut faire une infinité de comJons de lettres 8c de syllabes. La combinaijonvers se peut faire en mille vingt-deux façons.

Tot tibi funt dotes , virgo , quot sidera crd 0.

La combinaison des 14 lettres de l’Alp , 0/aire de t mr -?ir A c R r11 nôj 9

peut /aire de 1 391919 398 102

721 658 3

100 façons

comme

montré Monsieur Prester dans son Algèbre. E ^re Merfenne, en son Harmonie Universelle , a qla combinaijon des sons 8c notes de Musiq ue ) u64, qui est contenue en yo chiffres. .

%CT COMBINAISON, en Chimie, est Punio»par laquelle deux ou plusieurs principes de » ^différente se pénétrent Sc se joignent p°» r . 3un nouveau corps. Quand un acide est ̰ jnt j e u<alcali , il résulte de la combinaijon de ce *substances , un sel neutre , composé d’acidocali il n’est pas nécessaire d’avertir que com {son Sc mélange expriment deux idées abso udifférentes

; Vin

con'

COMBINE, f. m. Le mélange de l’efprit desiste, félon M. Geofffoi ,en un combiné d’eau’. cíì >le Sc de sels que la feule fermentation a utl p a -tr’eux , avec l’huile de vitriol, c’est-à-dire, ^cide minéral le plus concentré ou le plusment uni aux autres parties du mixte qu’on co»Hijl.de ïAcad. des Sc. 1742./).44. l'nif 1 ’

COMBINER, v. a. Mettre deux à deux. ConsBinos jungere , copulare. ÇfT Assembler P u n j]ofl>choses en les mettant deux à deux.Et, par cXtC j,yefl cassembler les choses autant de fois qu’elst 5être variées ; les arranger de toutes les w ^qu’el les peuvent être arrangées ensemble. Le ti-sonne a combiné tous les sons de la musique ^

bre de 64. Variare , mutare ; litteras , nitmd 0dijponere. II faut que les faiseurs d’Ana?combinent plusieurs fois les lettres d’uny trouver un autre mot. . i’ur> s

$CF COMBINER, en chimie, exprime

intimement deux substances d’une nature d* pïlde manicre que leurs parties se pénétrent, ^gBi'résulte de-là un nouveau composé. VoJ e iNAisoN ,/errne de Chimie. , 0 as&

COMBINE, EE. part. 8c adj. II a les signifiéson verbe. Combinatus , copulatus. ,.cspa5 ri£ 'Les armées combinées de France Sc dLes troupes combinées de Bavière SC de DCOMBLAN. f. m. Voyer Combleau. p CmjCOMBLE, f. m. Le haut, le faîte d’une foi»®men ,fajfigium. II a fait rebâtir cette man 0 ^ co^'en comble. Les fondemens en sont bons , »»ble ne vaut rien. ^

Comble fe dit particulièrement de la c ^ ar ^' eSla couverture d’une maison. En Orient jjpl»» £n’ont point de comble ,.elles sont couve rtC c 0 m{ e .

K ^

forme : en France ils sont pointus , e>u 0 ndroits ; 8c maintenant on en fait de br» s’on a ^mansarde , qu’on appelle combles coup pfos 0 ^pelle comble, pointu , celui dont la plus (0 /jl,

don est un triangle équilatéral pat ^°s h $ p ^ 10 ’qu’on nomme aussi à deux égoûts

rtAiZ# »

»

celui qui est soutenu d’un mur de pig n aI icti erSComble à croupe , celui qui est à deux jloU ’ c eavec un ou deux poinçons. Comble de p olI plialui qui est à deux croupes, Sc à un,ou d e ’j e si cofpoinçons. Comble coupé ,ou brisé , ce l^ 1 i u foVdfj’*pol’é du vrai comble , qui est roíde , oC rt jeble } qui est couché , Sc qui est frit fr ‘ f} e

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