Band 
Tome second. [BOU - CRA.]
Seite
720
JPEG-Download
 

^LO com

séné. Anciennement tout le commerce se faisoit paréchange. Dac. Scipion, le destructeur de Nu-mance, peut-être pour éviter jusqu’à l’ombre dunégoce Sc du commerce, n’acheta 8c ne vendit ja-mais rien pendant 54 ans qu'il vécut. Voye^ plu-sieurs choses fur le commerce dans les Injtituts duDroit Consulaire par Jean Toubeau.

fjCT Le négoce , dit M. l’Abbé Girard, regarde lesaffaires de banque Sc de marchandiles. Le com-merce Sc le trafic rçe regardent que celles de mar-chandises ; avec cette différence, ce me semble, quele commerce se fait plus par vente Sc par achat j Scle trafic par échange.

II y a environ 600 ans que les Allemans Sc Ita-liens ranimèrent le commerce , presque éteint dansl'Europe par les guerres continuelles, Sc fur toutpar les pirateries des Normans. Le commerce desItaliens se faisoit à Alexandrie, Sc dans les portsde Syrie ; ils en apportoient des épiceries , desdrogues , des foies , qu’ils adhetoient des Arabes,maîtres de l’Egypte, de la Syrie Sc de la Perse,Sc qui de leur côté trafiquoient avec les IndiensSc les Chinois. Ce commerce des Italiens étoit unreste de celui que les Romains Sc les Grecs avolentfait dans les mêmes lieux : c’est à ce commerce queles fameuses Républiques de Venise, de Gênes ,de Pise 8c de Florence, durent leur accroissement& leur éclat. Le trafic des Allemans ne venoit pasdes Romains, il étoit plus ancien, 8c s’étoit toujourssoutenu. Vers la fin du XII e siècle les villes d’Al-lemagne situées fur la mer Baltique, 8c les grossesrivières qui s’y rendent, commerçoient beaucoupdans les Etats voisins. Comme leur commerce étoitsouvent troublé par les pirates, soixante Sc douzede ces villes s’unirent ensemble , pour se défendre ,Sc furent appelées Anséatiques du Vieux mot Tu-desque, ansa , qui signifie confédération, commeM. Leibnitz l’a montré. Leur commerce fleurit jus-ques vers le commencement du XVI e siècle, ou lafin du XVe. La division qui se mit entre ces villes ,à peu près au même temps de la découverte quefirent les Portugais d’une nouvelle route pour alleraux Indes par le Cap de bonne Espérance, fit tom-ber le commerce des Italiens. Celle de l’Amérique,Sc des mines du Pérou Sc du Mexique, fit tour-ner de ce côté ; Cadix Sc Sévilíe devinrent le centrede ce riche commerce. Le commerce d’Europe n’ensouffrit point, le Nord Sc le Midi ont mutuelle-ment besoin l’un de l’autte. La navigation depuisla mer Baltique jusqu’à la Méditerranée étoit longue& difficile. La situation de la Flandre, les manu-factures qui y fleurissoient depuis le X e siècle, Scles foires franches de ce pays, engagèrent les Né-gocians du Midi 8c du Nord à établir leurs ma-gasins dans Bruges, Sc puis dans Anvers. L’établif-fe ment de la République de Hollande , l’accueilfavorablequ’elle fait aux étrangers, le refuge qu’elledonne aux Religionnaires ,y ont attiré les ouvriers,les manufactures, 8c fait périr le commerce d’An-vers , qui l’emportoit beaucoup fur Amsterdam.Les mêmes raisons Sc la commodité de la multi-tude des ports d’Angleterre , la bonté des laines,l’industrie des ouvriers, y ont fait passer une grandepartie du commerce. Voyez le grand Trésor histo-rique Sc politique du florissant commerce des Hol-landois, &c. Le I e Chap. de ce Livre est une Hi-stoire curieuse du commerce d’Europe.

Le commerce , considéré par rapport au corps po-litique , est proprement la circulation intérieure desdenrées d’un pays ou de ses colonies , Importationde leur superflu , 8c l’importation des denrées étran-gères , soit pour consommer, soit pour les réex-porter. Encyc.

C? Ce commerce se divise en intérieur Lc exté-rieur.

Le commerce intérieur est celui que les Sujetsd’un Prince font entr’eux , dans l’étendue seule-ment du même état dont ils sont Sujets. Cette cir-culation extérieure est la cosommation que les Ci»

COM

ètàe

toyens font des productions de leurs terresleur industrie.

§ 3 “ Le commerce extérieur est celui qu’une s° cl ^ spolitique fait avec les autres. II renferme roles espèces de commerces , soit par terre, R lC ^mer, que les Sujets du même Etat ont coût-de faire au de-là de fa frontière. , une

|ÌCF Le commerce précaire est celui qui fe fait P at ^nation avec une autre qui est son ennemie» P tmoyen d’un troisième qui est neutre , Sc q ulbien souffrir qu’on emprunte ses terres Sc s orlpour le faire. y in .

Commerce signifie aussi la correspondance ’ ttelligence qui est entre les Etats. Les Ang 101rompu tout commerce avec la France. On a ^pelé TAmbalsadeur d’Espagne : il n’y a P 1Ucommerce entre ces deux Nations. , j>j n -

Commerce fe dit aussi de la correspondance, . U (telligence qui est entre les particuliers, R 11des affaires particulières ou simplement p° u pu-treretur l’amitié. Ce Savant a commerce a yeCles habiles gens de l’Europe. Ces amis ont u ° pmerce d’esprit Sc d’amitié ensemble. II y a L \tque chose de plus aisé Sc de plus poli , V^es.commerce des femmes, que dans celui des 110 j^elS. Evr. Nos yeux faisoient un commerce c o 11de regards éloquens. Vill. , ls

On dit, en ce sens , le commerce de l acommerce du monde , en parlant des ^qui entretiennent la société civile , d eSd’agir qui s’observent dans le monde. L a ( siucommence un honnête homme * Sc le cot * 1 f f[£ )esmonde l’achève« S. Evr. La vie de la P.^ps $hommes n’est qu’un commerce de com?" {t es.de flaterie , pont se tromper les uns R S ,

Beli. La providence entretient la cha fJte ^yiiles hommes, par le commerce de secoué \psistances mutuelles qu’ils fe rendent, Frk si»monde est un commerce d’apparence de b e JeSc de tendresse. S. Evr. II n’est pas iR ce ^ su-rompre tout commerce avec les hommes P t0 u'nir à Dieu. Id. Les beaux esprits ne fo* 11 J flkssjours les plus commodes çom le comm er \ e co 1 * 1 'La nature donne une partie de l’esprit, ^ 0 Pmerce du monde donne l’autre. Le CH< .poROn dit qu’un homme est de bon comtn eídire, qu’il est d’agréable société ; Sc d'u"^ co a 'sûr, pour dire qu’on peut se fier à lut,fier un secret.

Enfin poiir finir fur cela ,

Catulle, Tibulle, Properce *

Et gens de ce caliíre-la. .

Sont tous d’un affer bon comr° e L ’ C^ c ‘M x p. vu

fW e

(ot’o n

Le mot de commerce , en notre langue - gu

indifférent au bien Sc au mal, Sc c’est R ter ”j le & c 'y joint, ou la matière dont il s’agit, ^jforis etermine à l’un ou à l’autre ; ainsi n ° uS fl , í rCí 1 ,ce qui regarde les mœurs, un bon cort

mauvais commerce, un commerce innoC ^ 1 ^

merce légitime, un commerce illicite, u ° (O fi 0 ?^de débauche, un commerce d’esprit, quj ede lettres. Dans tous ces exemples R c^° jjoint à commerce en détermine R .í e ; U* 1 faDans les exemples fui vans, c’est la rnatje £ } U jte 11 e cfréquente une telle femme, dont R CO jj e ,point régulière ; il a commerce avec e v0 itcommerce ensemble. II est dangereux ^5 ^ j»merce avec les femmes débauchées. ^ j scommerce donne une mauvaise idée, P j e dimatière est mauvaise d’elle-même "• ^ç cX pitié v jen parlant d’un homme sage Sc d’un e ^ u n

tueuse, quis’écrivent très-souvent, ils ^ a ^' 0 tcommerce, cela ne laisse rien penser ôe u ^ j e fl 1matière détermine aussi à un sens ho . pin' 1 cde commerce, lorfqu’il s’agit du ma« a ? t „

peut dire, Saint Hemy & fa tome ».*»>'“