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gCF Quoi.qu’il en soir, Duguesclin employa cesTrou-pes contre Pierre le Cruel, fouillé clu meurtre deion frère, & de celui de Blanche de Bourbon fafemme, belle-sœur de Charles V; le vainquit, &mit fur le trône de Henri de Transtamare. Ses Com-pagnies périrent presque toutes, ou fe duìipèrentdans cette expédition, 8c l'on n’en entendit pluspa rler en France.
C ompagnie , en termes de Chasse, fe dit des bêtes quivont en troupe, comme des sangliers qui vont ensem-ble. Grex. Sur-tout on appelle un sanglier cl’u n anjufqu’à deux, bêtes de compagnie ; &C l’on dit qu’àdeux ans il fort de compagnie, c’est-à-dire, qu’il com-mence à aller seul. Et en général on appelleCWz-pagnie , une troupe de bêtes noires. A l’cgard desbêtes fauves, on l’appelle harde. On dit aussi, unecompagnie de perdrix, en parlant de celles qui vontensemble. On appelle aussi des chevaux de louage,de Chasse-matée, de Messagers, qui font fi accou-tumés d’aller ensemble , qu’on a de la peine à lesséparer, des bêtes de Compagnie,
K2' On dit proverbialement, qu’il vaut mieux êtreieul qu’en mauvaise compagnie. On dit aussi, faussercompagnie , ou jouer à la fausse compagnie ; pour di-re , quitter un parti, trahir ceux avec qui on est asso-* ié; Le quitter une compagnie où l’on étoit engagé ,ou manquer de s’y trouver. On dit, en termes de rail-lerie, qu’un homme esthète de compagnie ; pour dire,,qu’il aime la société , Lc qu’on n’a pas de peine à lemener où l’on veut; ce qui se dit, par allusion à cer-taines bctes qui vont en troupe, & qu’on appellepour cet ester, en termes de Chasse, bêtes de com-pagnie. Voyez l’article qui précède.
|VJ' Compagnie (de Navires. )Terme de Marine, sedit d’un .certain nombre de vaisseaux qui s’attcn-dcnt les uns les autres pour faire route ensemble,& fe défendre réciproquement pendant ie voyage.C’est ce qu’on appelle, fur la mer du Levant,Conserve , aller de conserve. Voyez ce mot.
J)r Compagnie. Sorte de phrase adverbiale. Ensem-ble. Simul, und. Deux flûtes qui venoient de com-pagnie, ne pouvant soutenir la furie des 'ondes, fu-rent submergées l’une après l’autre. Bouh.Nous ironsde compagnie , c’est-à-dire, ensemble, l’un avec l’autre.
l 'fJT COMPAGNON se dir généralement de celui quien accompagne un autre, soir en voyage, soir dansun travail, soit dans quelqu’action ou circonstance,Socius , cornes.
HEE On appeloit autrefois compagnons d’armes lesChevaliers qui fe promettoient réciproquement defe secourir, & de ne fe point quitter. Commilito.
ìfT COMPAGNON de fortune. Celui qui courtles mêmes risques, qui est intérelîé dans la mêmefortune. Les Aventures d’Uly/îè & de ses compa-gnons sont racontées dans FOdyífce d’Homère,
Est-ce Apollon, & Neptune ,
(giii sur ces rocs JourcilleuxOnt , compagnons de fortune ,
Bâti ces murs orgueilleux ? Bon.
Les Capitaines disent à leurs Soldats, pour lesexciter à les suivre en quelqu’cxpcdition , courage ,Compagnons.
COMPAGNON est un terme propre au Corps desChevaux-légers, 8c à celui des Gendarmes de.laCarde. Lorsque les Officiers des Chevaux-légersécrivent à un Chevau-léger , ils mettent , Monjïeur ,mon compagnon : ce que fout aussi les Officiers desGendarmes. Commilito-.
Cn dit en Médecine , que le lait ne veut pointde compagnon , pour dire, que quand on ordonne3 c lait pat médecine à un malade, il ne faut point luidonner d’autre aliment. On dit aussi en Morale, quel’ambition 8c l’amour ne veulent point de compagnon.
f - Compagnon d’étude, Condiscipulus-, de débau-che , compotor de jeu, collusor.
fJT COMPAGNONS , en parlant des Religieux.Ceux qui habitent ou qui marchent ensemble. Coir-(ulxnalis, socius, XJuMiútso dans certains Ordres
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ne doit point sortir de son Couvent fans que son Sup ^rieur lui donne un compagnon. Quand on nonnun Prieur Régulier à un Bénéfice dépendant d uOrdre , on lui donne quelquefois un ou pluiicucompagnons pour habiter avec lui.
Compagnon lignifie aussi celui qui est dansmême charge, & fur-tout quand il n’y cn adeux. Dioclctien avoir Maximien pour ion _pagnon , son associé à l’Empire. Collègue vaut w - *Collega. On dit des Consuls, Jurats, Présidons ^même Chambre , que ce sont des compagnon* L .íice. Oh le dit aussi des Offices de nouvelle cte^tion , de même nature. On a donné des cp agitons à ces Officiers, on a créé des alterna
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8c triennaux.
fKF On dit qu’un homme ne peut soustrir ni >gnon ni maître. On dit de même, traiter dej?, ^- compagnon. Dans ces phrases, compagnon signifiesCompagnon lignifie, particulièrement dans le s f .celui qui a fait son apprentissage en quelque flse8c qui n’ayant pas moyen de se faire passer Maj ^va travailler chez les autres, soit à la journée, 1ses pièces. Operarius , mercenarius ,
C’est un compagnon Tailleur, Maréchal , ^pentier, &c. .
On appelle compagnons de rivière, ceux < 3 UJ vvaille»!t lur les ports à charger, déchargerserrer les marchandises. 'On appellemur Merp agitons de Marine, les Matelotsde fEquipag e-viclores. , ,,
Compagnon est aussi une épithète ou qualité
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donne fur tout aux jeunes gens en disserentesfions. Ce soldat est un brave, un hardi coins
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Ce Financier étoit, il y a dix ans , uu t ^gueux , un fort petit compagnon. Vous aveí l j]i,autrefois un bon compagnon. Moi. On dit al , 0>qu’un homme fait le compagnon, loriqu’il e t ^eri eux, insolent, qu’il parle ou agit autrense nt ’ne souffre fa condition. Qui a compagnon*f ^tre ; c’c-st-à-djre, que quand on est aíseci equelqu’un, on ne peut rien faire fans son c0 ? c \ìtement. On dit aussi qu’un homme fe bat cn .Aidépêche compagnon ; pour dire, à outrance, $aura plutôt tué son homme. 0 uf
On dit, travailler à àt^cchc-compagn ^ ’ K c tdire, travailler vîte 8c diligemment, nequ’à finir , fans fe mettre en peine de la p er * ede l’ouvrage. Acad. Fr. / ^
Ce mot, à ce que dit Henri Etienne, vie/ 1 , 1 flevieux mot gaulois, benna , qui étoit une css ccharriot dont parle Festus. Ceux qui ctoientble dans ce même charriot, s’appeloientHfseys»nons , quasi in eâdern bennâ sedentes , & ® ^ ipar le changement assez ordinaire du b en/' ££dit compennon ; ensuite on a dit compris 10 , paf"à la fin compagnons. Nicod & Ménage,quiet, le dérivent de compain ; comme qse
qui mange de même pain , qui fe dit encosegage Picard. Quelques-uns l’ont dérivé d e c0 tn'gnus, II y a plus d’apparence qu’if vient a qiiipagnun , vieux mot celtique uo bas - bí et0 ’
lignifie la même chose.
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Compagnons. Ce mot au pluriel signifie unC jj e estfleur qui ressemble à l’œillet, fi ce n’est ^ al icc l1 ?beaucoup plus petite, 8c que fa tige est n e ^’ibplus basse. On ics appelle compagnons , P aC fe ri'viennent par tousse, en forte que plufic^bien t composer au’un seul bouquet.
COMPAGNON AGE. f. m. Ce terme est cn uí ^ pojj 1quelqnà Communautés des arts & “ 6
signifier le temps que les Apprentis sont ° I)S ,a vasttservir les Maîtres en qualité de comp a çss°
que de pouvoir aspirer à la maîtrise- , ell x
Compagnonage. Assemblée que fontcompagnons de métier. Sodalitas. H Y
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fois a Paris parmi les compagnons de c .^s £S , ss l scertaines maximes exécrables & facrijÇs^ ant pU 1
appeloit vulgairement fompagnonage , “ a ^ yûU
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