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Tome second. [BOU - CRA.]
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f 782. CON

Sc condition de fait celle qui a pour objet des faitsexprimés dans Lacté, comme de faire ou de ne pasfaire telle chofe,fi tel événement a lieu ou n'a pas lieu.

fgT Condition de futuro , qui sc rapporte à un évé-nement à venir, comme de délivrer un legs à quel-qu’un quand il fera majeur. De prceterito , celle quia pour objet un événement passé, comme de donnerune somme à celui qui auroit fait, exécuté la choseindiquée dans l’acte. De pressenti , qui se rapporteau temps présent.

Condition expresse , qui est exprimée dans Pacteou dans la loi ; tacite, qui n’est point exprimée dansPacte, mais qui résulte tellement de la nature ducontrat ou de la losqu’elle est toujours fous entendue.Telle est la condition qui est présumée apposée à unedonation faite par une personne qui n’a point d’en-fans, que la donation sera révoquée au cas qui su»vienne des enfahs au donateur.

Condition résolutive. Celle qui par l’événement d’uncas prévu anéantit Pacte qui avoir déjà eû l'on exécu-tion, Suspenfive , qui suspend la convention jusqu’àce que la condition soit arrivée.

§ 3 “ Condition casuelle. Celle qui dépend unique-ment du hazard. Potefiative , qui dépend du fait &du pouvoir de celui auquel elle est imposée. Mixte ,qui est casuelle Sc potestative tout ensemble.

|KPH y a encore des conditions déshonnêtes, licites,im-possibles,possibles,inutiles,utiles, dérisoires, &c. donton trouvera Pexplication fous les articles particuliers.

On dit aussi en Philosophie, une condition sanslaquelle, Conditio fine qua non , en parlant de quel-que accident ou circonstance qui n’est pas de l’essencede la choie , mais qui est néanmoins nécessaire afînqu’elle soit produite : ainsi, quoique le feu considéréen lui-même puisse brûler, & que le bois puisse êtrebrûlé j la présence du feu est une condition fans la-quelle le bois ne sera point brûlé , de même que laprésence de la lumière est une condition Jans laquelleun homme, quoiqu’il ait de bons yeux , ne verrapoint les objets.

A Condition, ou fous condition, se disent quelquefois absolument . Sub conditione, conditionaliter. Jevous ai vendu cela à condition. Je vous l’ai donnéJ'ous condition. sfJT Vendre, donner fous condition,c’est garantir la chose, & s’engager à la reprendre sielle n’a pas la qualité qu’on demande.

$CT On dit baptiser j'ous condition, pour signifier lamanière d’administter le. baptême à un enfant, lors-qu’on doute qu’il ait été baptisé , ou lorsque sa fi-gure tient tellement du monstre , qu’on ne sait pass’il est homme.

fCTC ondition se dit aussi très-souvent dans le discoursordinaire pour signifier le parti avantageux ou désa-vantageux que l'on fait à quelqu’un dans une affaire.Dans cette affaire ma condition est la plus mauvaise.Je vous offre des conditions très-avantageuscs.

CONDITIONNÉ , EE. adj. Chargé de conditions.Quod habet adjunctam conditionem. Billet condition-né, qui n’est payable qu’en certain temps ; Sc en cer-tain cas, dans ce sens il n’est pas d’ufage.,

Conditionné se dit mieux des choses qui ont toutesles qualités requises pour être bonnes. Probes , pro-batis merces. Ce Marchand m’a vendu du vin bienconditionné. Les livres de cette Bibliothèque sontbien conditionnés ; pour dire, de belle impression,de beau papier, bien reliés Sc bien complets. Desarbres bien taillés §í bien conditionnés. Les branchesd’un arbre les mieux placées Sc les mieux condition-nées. La Quint.

Conditionné , ée , adj. sc dit des hommes qui ont,ou qui n’ont pas les vertus, les talens, les qualités ,les conditions nécessaires pour quelque chose. Benè,ou maté compdsAt 115 -^-^ revue qu’on faisoit des athlè-tes , avant que de les admettre aux jeux , étoit unmoyen assez sûr d’écarter des jeux les athlètes malconditionnés, Sc ù s’en trouvoit peu de cette espècequi voulussent courir le risque d’un semblable exa-uie n . Bu r. Jcad. des Belles-Let. T. /. Mèm.p. Z43.

On dit familièrement qu’un homme est bien con-

CON

ditionné, quand il est plein de vin & de bonne ch& e ‘Nous b urnes á discrétion , & nous étions bien con*ditionnés les uns Sc les autres quand nous sornm eS 'Gil-Blas.

Conditionné , ée , se dit en Géométrie d'une ^d’une figure qui a toutes les conditions qu’on amandées, formée cn la manière Sc avec toutes -jgconditions qu’on a mises. Etant donné une cyct°ordinaire, dont la base est égale à la circonse ren .

du cercle générateur, les tangentes que l’on ptet ^

deux de íès points quelconques, prolongées juiss 1 ^ce qu’elles concourent , feront toujours un ase>droit,pourvu qu’elles soient conditionnées d’une ceraine manière que M. De la Hire prescrit. AcAD- 17 ° j’Hiji, p. 46. Rien ne plaît davantage à l’esptit, e° 1de Géométrie que de voir naître d’une même §&deur indifféremment conditionnée, differens o £infinis de progressions également invariables®toutes leurs parties, Sc qui ne se démentent '

^CONDITIONNEL,ELLE. adj. Tout ce qui eit ° 'donné ou convenu sous quelque condition , t° utqui porte certaines clauses ou conditions,moye® 0 ^lesquelles une chose se doit faire. Conditionah s > ^adjuncla efi conditio. Les promesses, les legs c° n .tionnels ne sont dûs qu’après que les conditions*®remplies. Conditionnel est oppose à pur A àE Jabsolu. En Théologie, conditionnel lignifie to® 1qui n’est point absolu, ce qui est sujet à des I e * trions. S. Evr. II y a des Théologiens qui préten ^que tous les décrets de Dieu, qui regardent lede l’homme, sont conditionnels , Sc il y en atres qui prétendent qu’ils sont tous absolus. xOn dît en Logique, que les propositions c° utionnelles ou conditionâles reçoivent toutes ^contradictions. Si mon mulet transalpin voiois

mulet transalpain auroit desaîles. _ Qu

Conditionnel est aussi un terme de Grammaire p(appelle conjon&ions conditionnelles,celles qui ' e

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à faire des propositions conditionnelles , - ^ 0 \ifi, à moins que,pourvu que. Si vous aimezaimerez v otte prochain en la manière qu’ilAb. delaTr. .

H3 En grammaire, conditionnel présent, se ^ Q fietantivement d’un temps qui marque qu’une® ^feroit moyennant une condition. Nous no®^ díjferions mieux, si vous étiez de la patrie- .même conditionnel passé , en parlant d’un cet fiofl'exprime qu’une chose auroit été fáite,si certa’dition avoir eu lieu. Si vous étiez venu.pl’j'P ffi 5 ’En Théologie,on appelle science des con^ íl j-c’est-i-dire , des vérités conditionnelles , seI oflfanes que Dieu a des choses considéréesleur essence & leur nature, ni selon leur édifia*car elles ne seront jamais, mais dans un esupposition qui emporte une condition- -pie 1 *conditionalium. Ainsi quand David denia 11 e itiis*si les habitans de Ceïla le livreroient à se 5 c fiid 011 'Dieu, qui connoissoit par la science des '

nels ce qui arriveroit, si David restoit o®, 1 Í $P S 'lui répondit qu’ils le livreroient. QuanChrist disoit que s’il avoir fait à Tyr &miracles qu’il avoir faits à Bethfaïde Sc fles Tytiens Sc les Sidoniensauroient fait P ,

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il connoissoit cette vérité ; par la feieru -jf T ^5’tionnels. La science des conditionnels e ’- £ [s íl> ímarquée dans la sainte Ecriture. h e

nier que Dieu ait la science des condis 0 # jes c0 ^Thomistes disent que la science queditionnels dépend d’un décret prédéted® ^ comp 0autresThéologiens le nient. Les vérités jjffctenj®sent la science de s conditionnels étant d® A lasof,de celles qui composent la science de v %°rsUz d.’uce d’intelligence ,il faut ajouter une tro* 1 e0 fà en . .diviser la science de Dieu en trois ^s cC e sscieP ctide vison , en science dl intelligence, & g.

conditionnels. P. Dan. . . c des

CONDITIONNELLEMENT, adv'- A^ cotitW.rions. Cum conditione, adjunclâ cQlt p,nalìter, On n’a traité avec lui que eondt