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Tome second. [BOU - CRA.]
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jours de nouvelles preuves que fa santé se rétablitde plus en plus. On nous avoir fnandé telle chosede Tannée ; mais ce bruit ne se confirme pas.

03* Confirmer un cheval, terme de Manège. C’est•achever de le dresser aux airs du manège.

03* Confirmer signifie aussi conférer le Sacrement dcConfirmation, Sacrement qui fortifie dans la grâcereçue au Baptême. Confirmationis sacramentum un-' pertiri. Un tel a été confirme par tel Evêque. Ledroit de confirmer n’appartient qu’aux Evêques.Foyers Confirmation j Jacrement.

H3° On dit en théologie que Dieu confirme en grâce,qu’un Chrétien est confirme en grâce j pour dire, queDieu accorde une surabondance de grâce , par lemoyen de laquelle on persévère dans la justice. LesApôtres furent confirmes en grâce , quand ils eurentreçu le Saint-JEiprit.

H3* CONFIRMÉ, EE. part. Foye^ le verbe.ffj° CONFISCABLE. adj. Qui peut-être confisqué.Fij'co addijeendus. Se s biens font confise ab les auRoi.Maucroix.

CONFISCANT , adj. v. terme du Palais, fur qui peuttomber la confiscation. On dit des gens de main-morte , qu’il faut qu’ils donnent au Seigneur unhomm e vivant, mourant 6 c confiscant ; pour dire ,par la faute duquel le fief puiste être confisqué.CONFISCATION, f. f. Adjudication qui se fait auprofit du Roi ou des Seigneurs Haut-Justicicrs ,des biens d’un homme condamné à mort. On le ditaussi des biens confisqués. Bonorum alicujus fijeoaddictio , confiscatio. II y a des provinces ou la confisoation n’a point de lieu, si ce n’est en crime deLèze-Majesté. Le Roi Jean a accordé ce privilège àTAquitaine. Ce crime emporte confiscation. II a ob-tenu du Roi la confiscation d’un rel. La confisca-tion est au profit du Roi quand il y a félonie. SLouis réunit à la Couronne le Cornue de Dreux ,ôté par arrêt de confiscation à Pierre de Dreux. L.Guyenne , TAnjou , la Touráine , le Maine , T Au-vergne , font venus à la Couronne par confisca-tion. L’Hommeau.

03° Le mot confiscation vient de celui de fisc quisignifient autrefois les trésors du Prince & ceuxde la République , exprimés par le mot orarium ,d’où Ton pourroit dire que les Seigneurs HautJusticiers n’ayant point de fisc > la confiscation ncdevroit regarder que le Prince.

H3 Cependant ils jouissent de ce droit pour le*biens Sc esters d’un homme condamné à mort na-turelle ou civile dans retendue de leur seigneurie ,te cela en vertu d’anciennes concessions de nos Rois,renouvellées & confirmées dans la fuite ; mais íurla confiscation qui appartient aux Seigneurs Haut-Justiciers, Ton adjuge une amende au Roi, pouréparation de l’injure faite au public par le crimedu condamne.

03* CONFISERIE, fi f. L’art de faire des confitu-res & autres ouvrages en sucre , biscuits, maca-rons, 6>c. Condàx, conditura. Cet Officier entendbien la confiserie.

CONFISEUR, fi m. Qui confit , qdi prépare desfruits ou autres choses avec du lucre. Conditor. CetOfficier est un excellent Confiseur. Voyez Con-fiturier.

CONFISQUER, v. a. Adjuger au fisc, ou à ceux quien ont les droits. Alicujus bona fijeo addicere ,confiscare. On confisque les corps & les biens decriminels Sc des rébelles. On confisque au pro.fi,des Traitans toutes les marchandises qu’on veutfaire p assit en fraude , Sc fans payer les droits éta-blis. Qui confijque le corps, confisque les biens auprofit du Roi ou du Seigneur de fief : c’est un axiomedu Droit françois, qui veut dire que celui qui estcondamné pour crime à perdre la vie , doit aussiperdre les biens; cependant les veuves de ceux qufont condamnés, ne perdent point leur douaireni leur part des biens de la communauté par leforfait de leurs maris. L’Hommeau.

On dit, en matière 4e fiefs, qu’un vaffîtl confis-

CON

<}tlè ion fief; lorfqu’il dénie à íbn seigneur cdj- 1dont il relève, Sc qu’il ne lui veut pas rendre hfoi ot hommage ; & alors on dit que le biei toiflbe en commise. Foyer ce mot.

Confisqué , és, part.

Confisque le dit aussi d’un homme dont la rottune est ruinée , on dont la santé est désespérée.Expression du discours familier. Perditus , eVifus, labefactus , confectus. C’est un houime corfijque, qui ne relèvera jamais de cette mala 1 'Aa fortune est confisquée , il a déplu à ion W&’il est confisqué.

CONFIT , fi m. terme de chamoiseur. Sorteou Ton mer confire les peaux de mouton, d Jneau & de lièvre. Locus ad moliendas //*/***dajque pelles idoneus,conditorium. Mettre R s P eau confit.

Confit. Les Marroquiniers appellent c ° n L^

tiède, oun*

Texcrément du chien délayé dans l’eaulis se fervent pour la fabrique de leurs ma c0< l

qu

on

.ONFITEOR. fi m. Terme latin. PriejJ ^Sicfait avant que de se confesser. Consejfio. y ujeîaussi dans l’cgliíèà la messe, à prime, Sc a c jflnen certains offices marqués dans le Brc via . qUdit aussi à ceux qui font en danger de m° uqui y font condamnés , dites votre confite° r '

On a dit aussi populairement d’un bomnj^' ^

doit appliquer à la question , ou à q 111

L ft liX yjUt-iLjua - KJ oi <* -j-

ïaroire : on lui fera dire son c0 J

dire ce qui en ^ ^cfi

subir nnterrogarc’ st-à- dire , avouer le fait.

CONFITURE, fi m. Préparation faite aveCou du miel, qu’on donne aux fruits ,aux sieurs, aux racines, ou à certains sucs ’ g 0 jisd'rendre plus agréables au goût, ou pour R

ver. II Te dit presque toujours au pluriel-mentum , fruclus saccharo conditi. , , c df

03* On fait des confitures liquides Se. en [ie (Stures fcchcs. Les liquides font des f t *ss tS de 1*ou divisés , confis dans un sirop liquide 'ì {/ímême couleur que les fruits qui y ont bo l ^sèches font des fruits qui, après avoir bo_ uun sirop, ont été egoutés Sc scellés au i° Lf i^’

I3* On fak aussi des confitures musquées,

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où

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glacées.

Les confitures à mi-sucre , sont ceU cSmet peu de sucre, afin qu’elles confet ve jl x „ poFtage le goût du fruit. II y a une inflj ^ 1 - f (files confitures , les liqueurs & les fruits > pí$apprend a confire toutes fortes de fruits i1 7 I Í , & plusieurs autres depuis. , 0 e* ■>,f3 Confiture ,au figuré, vieux mot syrx^L-^iû^raisonnement. Condimentum. La confit llfi Jéf'gît en mœurs douces. Amicitia condim^ 1 ^ féevitas morum • condimenta omniumcetiie. ( g£ . O 11

Ce mot vient du latin confectura.trouve dans la basse latinité, confectu d* n . ^ n oFDe-là s’est fait confectura , Sc de cel^'f 1 ptéprfrançois. Confecta vient de conficere ,ret, accommoder. Les confitures font <R S alll ji f'parés. C’est dans le même sens qu’on 3 -y 0 yct N

pelés dans la basse latinité compofitalifi figtih 0notes du P, Papebtoch fur les actes des .

& Meurie. Jan. T.IF,p. 6i.CONFITURIER, fi m. Marchand qui Wdes confitures. Conditor. Quelques-a nS dcít ,-Confiseur . Quelques autres distingu ens . cCmots, & appellent Confiseur , celui <fictivement les fruits ; & Confitut’feulement qui en fait commerce. _,if

CONFITURIERE, s. f. Celle qui fair S^

confitures. 1 , n \ z

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dium , eXufiio , deflagrat ic. II y e ' Jt >.. 0 i ( re.fices ruinés dans la conflagration de s .^atìo 11fit accuser les Chrétiens de la tofljr ^

. Rome. {c0 ; il P*

§3 Ce terme est peu sn usage sn ce

f. f. Incendie fiable

CONFLAGRATION,ville ou de toute autre place coP^gg