COM
CON
lent cette fracture, contre-feiite > QU contre-ftlu*re. Quelques Médecins modernes foûtienrient aitcontraire, que ie torare-coup est une chimère , §Lqu’il ne sauroit atriVer, Leur raison est que le crin cétant composé de plusieurs pièces, le Coup doitêtre amoru , & qu’il n’en est pas ici cbmrae des'pots de terre > qui par Une venu élastique se fêlentou se casient quelquefois à là pàrtie opposée à cellequi a cté frappée. Mais un grand hombre d’exeta-ples journaliers prouve que ie contre-coup est unechose très-rcellc, & qu’ií se fait noh-sculetnéht dedevant en arrière , mais encore d’un côté de la teteà Tautre. On peut voir fur cela les Opérations deM. Dionisi
Dans les blessures du crâne ; il saur prendregarde au contre-coup j c’est là oúfe fbrme l’abcès.Contrecoup i'e dit figurément du malheur dé quel-qu’un, loríqu’il retombe-, Ou qu’il porte fut Un au-tre. Quand un Favori est dillfracié toutes ses ctéa*tutes s’en ressentent pat contre-ca'up . ]’ài senti juf-qu’au fond de l’ame , ie contre-coup dé vôtre dou-leur. Costard. II y a des louanges qui font voirpar contre-coup des défauts en ceux qu’oU loue.
La Rocií. Le contre-coup retombera fiir vcius : celareviendra fur vous par contre-coup ; în te recidet ,in te redundabit.
GONTRE-DANSE , f. f. forte de danse inoirìs graveque les anciennes, & où plusieurs perlonnes figu-rent ensemble , de manière qtì’elles font les mêmesmouvemens chacune de leur côté. Le bal com-mence par des menuets , & finit par des contre -danses. Le goût des contre-danse s a fait négliger 8£oublier les anciennes danses.
Les contredanses font de petites danses figuréesqui se dansent â plusieurs personnes Lé avec beau-coup de mouvement. Les contre-dansesí ont presqueToutes des gavotes qui se dansent d’un air familier8c badin ; mais dont le? figures s’exécutent avectant de rapidité, qu’elles échauffent exírâordinai-rement. Les danses réglées ne font presque plusd’usage. On commence le bal par quelques-unes,8c puis on donne dans les contre - danjes quifont plus du goût des François, 8c quelquefoisl’on continue pendant toute la nuit. La chaîne ,la chasse, la jolouiie, les rats, la christine, lescotillons, ctc. font des contredanses. Comme lenombre n’étoit pas grand, on quitta les dansesftartÇoifes póùt se mettre aux contre - danses.Mem. du Comte de Grammont. Dès qu» l’heuredes contredanses fut arrivée » son cousin Hamilton
,, . ^ _ __ _ eut ordre de la ipener. Id.
s’est résolu d’aller à cette expédition qu’à contre - j CONTRE-DEG AGEMENT, f. m. tetme d’ese
Regard de« galères, est la même chose que la 'quille là l’égard des vaisseaux. ;
CONTRECARRER, v. a. s’oppofer directement auxdesseins de quelqu’un , à ses vues, à ses projets,à ses sentimens , le mortifier en faisant le contrairede ce qu’il veut. Alicui adversari palam. Ges deuxMagistrats font rivaux , ils fc contrecarrent en tout.
II voulut faire ces nouvelles troupes , asin de con-trecarrer les vieilles. Vaug.
Cela lui arrive tous les jours , Lé il ne sauroitvivre fans me Contrecarrer. R. Ce mot vient decar a , visage.
CONTR’ECART, f. m. terme de Blason; Partiesd’un écu contr’écartelé, Partes scuti contr aquadri-partìti. , ,
CONTR’ÉCARTËLE, EE, adj. terme de Blason, Onle dit d’un quartier d’un écu , quand il est lui-mê-nie écartelé.
CONTR’ÉCARTELER, v. a. terme de Blason, di-viser en quarte quartiers Un des quartiers de l’écuqui est déjà écartelé. Contr aquàdripar tiri .ft3* CONTR’ÉCHANGÊ , s. m. synonime d’cchan-ge. Commutatio, Je lui ai donné une maison encontr’échange.
fé? CONTRE-CHARGE, f. f. terme de Rubanier,c’est la pierre que l’on met au bout de la corde descontte-poids. Encyc,
CONTRE-CHARME , f. m. charme contraire , qmdétruit ou empêche Fesser d’un autre charme.Adversum incantamentum. Voyez ChARME,CONTRE-CHÀSSIS , f. m. châssis de verre , ou depapier que l’on met devant un châssis ordinaire.Voye^ Châssis.
CONTRE-CHEVRÒN, f.m. terme de Blason .che-vron oppose à tm autre chevron de différent émail.CONTRE-CHEVRONNÉ , ad). terme de Blason,qui fe dit d’un écu qui a un ou planeurs contce-chevrons.
CONTRE-CLEF , f. f. terme d’Architecture, c’est unvoussoìr joignant là clef à la droite ou à la gau-che. Frezier. Cuneus vicinus clavi.CONTRE-CíiEUR , (. m. le fond d’une cheminée en-tre les jambages & le foyer. Focus. C’est aussi uneplaque de fer ornée de sculpture , qu’on met au mi-lieu de la cheminée pour conserver le mur , Lé ren-voyer la chaleur.
Contre-c<eur, espèce de nausée qui donne dés en-vies de vomir. Si ce mot s’est dit, on ne le dit plus.Contrecœur, (A) adv. contre son inclination , àïegret.^grè, gravate, œgro animo. La fièvre l’a íî fortdégoûté, qu’il ne mange qu’à contre-c ■.ur . U ne
azur. , ,
CONTRE-COMPONE, ÉE, adç m. Lé f. terme deBlason. Çontra-compojìtus. On dit fafcè d’or Lé defable , à la bordure contre-compome de même ;c’est-à-dire, l’écu étant faícé d’or Lé de fable, Lé lescompons de fable , aux fasces d’or.
$3“ CONTRE-COUP , f. m, réflexion , répercussiond’un corps fur un autre. Repercussus , repercussio.Le boulet alla contre le rocher, 8c le tua du con-tre-coup.
Ass On le dk au billard, lotfqu’une bille , ayant étcfrappée par une autre , revient ensuite frapper lapremière. Reciproca percussio. Ce contre-coup rn'aété favorable.
On appelle aussi contre-coup , Fïmpression qu’uncoup fait à une partie opposée à celle qui a été
frappée. Le contre-coup est quelquefois plus dange-reux que le coup.
En pariant du ctane , le contre-coup est une fenteon fêlure du crâne , faite dans la patrie opposée àcelle qui a reçu immédiatement le coup. Reper-cussus. Les anciens Médecins parlent de cette fracfrite, comme d’une chose non-seulemenr possible,friaìs qui arrive souvent. Us prétendent que c’estl’ak du dedans de la tête, qui, étant poussé à laPartie opposée par ie violent effort da coup , faitfendre cet endroit-là plutôt que Fàutre, Us appel-
crime, action dc dégager dans le même temps quel’ennemi dégage.
CONTR.E-DÉGÀGER, terme d’efcrime. Il se ditlorsque la partie dégage, & qu’en même tempsvous faiteS aussi un dégagement, en sotte que lesépées sc trouvent engagées comme auparavant, à-ses viciffìm expediendo impedire.fCF* CONTREDIRE -,v. a. qui sc conjugue par-tòutcomme dire, excepté à la seconde personne du plu-riel du présent de l’indïcatif, où l’on dit, nouscontredisons , vous Contredise £ , & st(m pas v óuscontredites. Dire le contraite. Contradicere. Contre-dire une proposition , contredire quelqu’un : & ab-solument aimer à contredire, L’efprir de pédanteriemet son plus grand plaisir à chìcanner les autreslut les plus petites choses, & à contredire soat
avec une basse malignité. Port-R. L’n»p arienciíqui nous porte à contredire les autres aVec chaleur,ne vient que de ce que nous ne souffrons fiu’avecpeine qu’i s aient des sentimens diffère»; des nô-tres. Nicot,
03* II est aussi réciproque. La ssopatt ^Auteursse contredisent les uns les autres. Js e tnvicem dis-sentire , diversa sentire. U y a dan \ 3 f hom, ? esune humeur maisone qui le* pofre a ie contredireles uns les auttesf II est encore réfléchi. Se contra -dire , être en contradictio» ^
d’accûtd