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Tome second. [BOU - CRA.]
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parce qu’ils font transférés d’un. usage commun àun usage iaiat 8c sacré.

Convertir , en matière de religion 8c de mo-rale,se dit figurément pour faire changer de croyan-ce , de sentimens 8c de mœurs ; produire un chan-gement dans la volonté du pécheur , en consé-quence duquel il se repent de ses fautes, & se dé-termine sincèrement à s’en corriger 8c à les ex-pier, Aliquem ad bonam frugem revocare ; pravisopinionibus imbutum quempiam religioni catholicarejlituere. Les Apôtres ont converti les Gentils àla foi. II y a tel Ecclésiastique qui se réjouit plusd’avoir converti quelqu’un , pour la gloire qui luien revient, que pour le salut de la personne con-vertie. Ben. Les Conttoversistes doivent moins son-ger a triompher ue leurs adversaires, qu’à les con-vertir. Un homme ne convertit point un autrehomme ; c’est Dieu qui nous convertit tous. Peliss.| 1 CF On le dit absolument avec le pronom person-nel , se convertir , 8c s’entend toujours d’un chan-gement de mal en bien. Ce débauché s’est con-verti.

fj£T On dit , dans le discours ordinaire , convertirquelqu’un , le faire changer d’opinion, de réso-lution.

Je l’ai converti sur ce point, c’est-à-dire, je l’aifait changer de sentiment. Je m’engage de le con-vertir. On aura de la peine à le convertir.jfiT Convertir , en terme de Logique 8c de Rhétori-que , c’est retourner , rétorquer un argument, lemontrer par des côtés opposés , en changeant l’at-tribut en sujet, 8c le sujet en attribut. Converte-re , intervertere.

$T On le dit aussi des termes qui peuvent se direi’iin de l’autre. Etendue 6c divisibilitc sont deuxtermes qui se convertissent. Tout ce qui est éten-du' en longueur , largeur <3c profondeur, est uncorps. Tout corps est ce qui est étendu en lon-gueur , largeur 8c profondeur. Voilà'deux propo-sitions qui fe convertissent.

CONVERTI , IE. part. II a les significations duverbe. En matière de religion, ab errorum ca li-gine ad verte finceraque fidei lumen reversus , dam-natis hcereticorum dogmatibus ad ecclesia finumregressus'■> on dit au substantis, un nouveau con-verti. On a établi plusieurs communautés pourles nouveaux convertis Sc les nouvelles converties.

On appelle aussi les nouveaux convertis , lesmaisons , les communautés 8c congrégations, tantd’hommes que de filles où l’on reçoit , 8c oninstruit ceux qui veulent se faire chrétiens ôcrecevoir le baptême , ou les hérétiques qui veu-lent fe convertir , 8c rentrer dans le sein de l’c-glise, 8c où on les instruit pour cela de la doc-trine catholique. Je viens 'des nouveaux conver-’ tis , où j’ai vu deux juifs qui fe font instruirese disposent au baptême. V ayeç Nouveaux Ca-tholiques.

CONVERTIE, s. f. Nom que l’on donne à plusieurscommunautés religieuses de filles qui, après avoirvécu dans le monde avec trop de licence 8c dedérèglement, se retirent dans le cloître pour fairepénitence. On les nomme autrement pénitentes.Converses t Pœnitentes. Voyez Pénitente.

Les converties d'Orviette font des filles qui fefont retirées du désordre. Elles ont été fondées en16^2., p ar Antoine Simonelli, Gentilhommed’Or-viette , gc ont les mêmes observances que les Car-mélites déchaussées. Elles ont aussi le même ha-billement, mais au lieu de sandales ou albergattes ,elles ont des pantoufles aflèz hautes , ôt leur voileest noir > doublé d’une toile blanche. Toutes lesautres converties suivent la règle de S. Augustin.

On donne anssi ce nom aux femmes ou fil-les qui reviennent de l’infidélité , ou de l’hérésie,qui y ont renonce , qui en ont fait abjuration,qui fe sont fait catholiques ; Sc aux maisons 8ccommunautés où on les reçoit > 8c où on les dis-pose au baptême ou à ^abjuration , où on les f

I instruit pour cela. Mais on ne dit point ce non*seul, on y joint nouvelles. J’ai entendu le sermon »la messe aux nouvelles converties. On a mis certeDemoiselle huguenotte aux nouvelles ccnvertifiLa Supérieure des nouvelles converties en est bic®contente. On les appelle aussi nouvelles catholi-ques. Voyez Nouvelles Catholiques- ■

CONVERTISSEMENTssi m. terme de monnoies ss»fe dic lorsque l’on rond les vieilles espèces oou'd’argent, Sc qu’on les convertit en d’aun eS e "pèces de différent poids 8c valeur. Enl anne ^1640 , on a fait un convertiflèment de toutes inonnoies étrangères 8c légères en louis d’or 8c d a• gent. Converfio.

CONVERTISSEUR, f. m. Qui réussit à convert*les hérétiques. Qui revocandis ad catholicidem hereticis operam impertit , collocat. On a PP eloir le Cardinal du Peton le convertisseur.

Ce mot a été employé sur-rout depuis l a ievocation de l’édit de Nantes, Les écrivains canistes , 8c Jurieu principalement , le rép ere -fans cesse. Ils appeloient ainsi les catholiquess’appliquoient , qui travailloient à la conved*des huguenots ou calvinistes de France. 0 » ^devoir pas s’attendre que cet auteur , qui tra> temal les convertis , traitât mieux les convertis etl 'Arn. Celui-ci est une espèce de raillerie en P*lan r d’un converti, de joindre à cetre qualité cede convertisseur. Id. S’ériger en convertisseur. P 01 ’du Clergé. Ce n’est pas qu’il soit besoin àautre convertisseur que celui-là. Fléch.

CONVEXE, adj. m. 8c f. Courbé, cintré. On ^de la surface extérieure d’un corps rond , P at ^position à la surface intérieure qui est cren*? ^concave. Convexus. Un miroir convexe faitobjets plus petits , 8c un concave les fait vois Pgros. Le verre sphérique convexe est plus ép^^son milieu qu’en ses extrémités. Lorsqu’oncorps dur , lès parties s’écartent du côté8c fe rapprochent du côté concave. RoH. Sc*a dit en plaisantant de lui-même.

Ma poitrine efi toute convexe :

Enfin je fuis tout circonflexe ;

CONVEXITE, s. f. superficie extérieure d’nnrond , de ce qui est convexe. Exterior ^0-Juperficies globosa , convexa. La convexité a s(febe de la terre fait que l’horison sensiblepas 50 lieues. Les convexités des verres dfc&tques sont ou égales ou plus grandes, óurespectivement à l’habitude qu’onr entfe ediamètres de leurs sphères. . - Js es *

CONVICIER', v. a. vieux mot , dite des i!> '

quelqu’un. Conviciari. 'vicstnN

§ 3 * CONVICTION, sis. preuve claire

d’une chose. Rei alicujus inexpugnabile f jc i° nOn a trouvé dáns ses papiers la convid 10 ^ uP ecrime. On ne condamne point à moff ’pleine conviclion de l’accufé.fjCf On le dit plus souvent de l’effet de

évidente produit dans l’esprit, c’est-à' p> c ff p aSconnoislànce qu’on a qu’une chose est 011 oJl yicl toJtfondée, sur des preuves évidentes. Ainsi » C q q flofff8c persuasion ne sont point fynoniwes- 0ll pC uton est convaincu est nécessairement y ral ' e ntic rffêtre persuadé d’une chose fausse. Avoir uconviction des preuves de la religl 011 ’ -CONVIER, v. a. inviter à quelque re P^l’ 3 c<> nVl6fête, à quelque cérémonie. ^ fac rff

tous les grands du Royaume d’au“ , ,

du Roi. . u í a ctc

Ce mot vient du latin convits re ’ -yftenfi :n '

LTr>. Se 'vi'Usrp . ?

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formé de cum 8c vivere ,ble. Men.

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Convier signifie aussi exciter, porter a l £ ter Palliaschose. Cyrus convia les Athéaiensà q j c on* lí r

ce de son frété. Ab. L’Empereur

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Elisabeth de ne point se séparer «

séance

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