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tyle. Voyez Vigenére sur Tite-Live, T. I,p. 1550.II parle de la cotyle. .
Cotyle , s. ra. terme d’Anatomie , qui se dit des ca-vités extérieures des os qui font grandes, environ-nées de bords épais, Sc dans lesquelles font reçuesles têtes apophyses des autres os qui y sont attaches ;comme celle qui est dans l’os de la hanche , ouischion, qui reçoit la tête de l’os de la cuisse. Co-tyla. On l’appelle aussi acétabule , c’est - à - dire,godet.
COTYLÉDON, s. ra. terme d’Anatomie, qui signifie,selon quelques-uns, l’orifice des veines qui font ré-pandues dans la cavité de la matrice, Sc sont gon-flées de sang : Sc selon quelques autres , le placen-ta même qui est cave d’un côté , Sc convexe deJ’autre. Cotylédon. On donne à ce mot diverses au-tres explications. Quelques Modernes disent avecplus de fondement, qu’il n’y a que les brebis & leschèvres qui ayent des cotylédons ; Sc ils donnent cenom aux glandes qu’on trouve dans la matrice deces animaux qui sont creuses, & faites comme ungodet ; d’où vient que les Latins les ont appeléesacetabula.
Cotylédon, f. ra. Cotyledon , ou Umbilicus V ineris.Plante qui croît dans des endroits humides, dansdes fentes de rochers Sc fur les vieilles murailles.Sa racine est tubéreuse , charnue , ronde , Sc grossecomme un pois ; elle pousse quelques feuilles char-nues , pleines de suc ; arrondies en forme de bassin,creuses dans leur centre , où viennent aboutir leursqueues. D’entre ces feuilles s’élève une tige arron-die, menue , longue d’un demi-pié, garnie de quel-ques feuilles anguleuses , rarement arrondies , Scqui ont leurs queues placées à leur marge. Le hautde ces tiges est un épi de petites fleurs verdâtres,alongées en tuyau à cinq pointes, fans odeur. Lepistil qui s’élève du fond de leur calice, taillé engodet, devient un fruit composé de plusieurs pe-tites gaines membraneuses , longues de quelqueslignes , Sc qui en s’ouvrant dans leur longueur lais-sent tomber une semence très-menue, en forme depoussière.
Cotylédon vient d’un mot grec qui signifie une ca-vité , ce qui convient en quelque manière aux pre-mières feuilles de cette plante. On attribue au Coty-lédon les mêmes propriétés qu’à la rhubarbe, Sc onl’emploie aux mêmes usages.
II y en a une espèce à fleur jaune, Sc qui a la racinetubéreuse, dont les feuilles sont vertes durant l’hi-ver, à se flétrissent au mois de Mai. On en trouvela figure dans les Mém. de l’Acad. des Sciences.
COTYLOIDE , adj. terme d’Anatomie, qui se dit descavités profondes des os. La cavité cotylaide de l’osdu.fémur. Voye £ Cotyle.
Ce nom vient du grec Konbiu , mesure des Grecsappelée cotyle , Sc de cH»?, forme, & signifie, qui ala forme d’une cotyle. Et on a donné ce nom à cescavités , parce qu’elles ressemblent à la mesure desgrecs appelée coty le. Quel ques Anatomistes écriventcotile , & eotiloïde; mais mal ; en grec c’est kotoV.
COTYTTÉES, si f. pi. terme de Mythologie. Mys-tères de la Déesse Cotytto. 'V oye^ l’art. solvant.
COTYTTO, f. f. Déesse de l’impureté. Cotytto. Elleétoit honorée à Athènes, où ses Prêtres, qu’on nom-moit Baptes, lui faisoient des sacrifices nocturnes.Probus croit qu’elle avoir été Comédienne ou Dan-seuse, & que les Baptes , ses Sacrificateurs, imitoientles moeurs de Cotytto par des danses lascives. Juvénalen parle, Sat. II , v . 91, & Horace, Epod. XVII,58. L’Abbc de Marolles traduit Cotytto .
COU.
COU , f. m. on difoit autrefois col, qui n’est plus enusage qu’en Poésie ou dans quelques phrasesdu langage ordinaire, pour éviter ; par exemple,la rencontre des voyelles. Ainsi l’on diroit colcourt,Sc non pas cou court. C’est la partie du corps humain,ou de plusieurs animaux, qui est entre la tête Sc le
COU
tronc du corps , qui joint la tête aux épaules. Col-lum. Les animaux qui n’ont point de poumons, oude voix, n’ont jamais de cou, comme les poissons Scles grenouilles. Sa partie extérieure par devant s’ap-pelle la gorge , ou le gosier , & la partie supérieurede la gorge se nomme le moyceau, ou la pomme d’A-dam. Fauces. Le trou qui est entre les deux clavi-cules n’a pas de nom en françois ; en latin il s’ap-pelle jugulum , Sc en grec ; c’est-à-dire, meur-tre , parce qu’il est fort aisé de tuer un homme pat la.Le derrière du cou est appelé en latin cervix ; Sc lecreux qui est entre la première Sc seconde vertèbre ,s’appelle la nuque, Sc en latin foffa ., ima cervix.Ccqui est au dessous s’appelle le chignon du cou , Sc patles Médecins epornis. Ses parties latérales commen-cent depuis le dessous des oreilles, &s’appellent/uz-rotiies. Ses parties intérieures sont sept vertèbres ,l’artère trachée, le larynx, les veines jugulaires, lesartères carotides , le nerf intercostal , celui de lahuitième paire avec le récurrent, & plusieurs mus-cles. Philoxène étoit un Philosophe si voluptueux,qu’il souhaitoit avoir un cou de grue, afin qu’il eûtplus long-temps le plaisir de goûter le vin Sc lesviandes.
On dit, qu’un homme a un cou de grue, quandil l’a grele Sc long. On dit d’un pere'qui flatte sesenfans dans leurs vices, qui leur met la corde au cou.On dit aussi pour assurer une chose, je veux avoir lecou coupé; pour dire, j’y gagerois ma tête. Couperle cou , est en France le supplice des Nobles qui ontcommis quelque crime capital. C’est séparer la têtedes épaules. Caput adfcindere , cervices resecare. Al’égard des Roturiers , on dit qu’ils seront pen-dus par leur cou ; pour dire , qu’ils seront étranglésavec unecorde.il en est tout autrement en Turquie,où l’on n’ctrangle que les gens de qualité,ou de quel-que distinction ; au lieu que l’on n’y coupe le coîtqu’aux séditieux, au traitres à l’Etat, & aux miséra-bles. Et la raison de cela est qu’en général toute mortoù il y a effusion de sang est ignominieuse parmi lesTurcs. Du Mont. Voyages .Ón dit du Diable,quandil étrangle des Sorciers, qu’il leur tort le cou. On ditencore, qu’un homme prend lès jambes à son cou ;pour dire, qu’il se résout à partir sur l’heure pourfaire quelque message, ou pour s’enfuir.
On dit aussi qu’une personne a sauté au cou de quel-qu’un ; pour dire, qu’il Test allé baiser » caresser ,embrasser. In alicujus amplexum ruere ; qu’une merea toujours ses enfans pendus à son cou , quand elleles caresse souvent. On dit aussi de ceux qui ont ungrand fardeau sor les épaules , qu’ils en ont chargeleur cou. Cervicibus onus imponere .
On dit aussi qu’un homme s’est rompu le cou ;pour dire, qu’il est tombé & qu’il s’est blessé : Sc ence sens, on le dit figurément de la fortune, ou desaffaires. Ce marchand a tant fait de crédit , qu’ils’est rompu le cou , qu’il s’est ruiné. On a rompu lecou à ce projet ; pour dire, on y a mis tanr d’obsta-cles , qu’on l’a empêché de réussir. En voulant s’e-lever trop haut, l’on tombe , Sc l’on se casse le cou .S. Evr. II n’est point de mer si pleine d’orages , niqui roule plus de vagues, qu’il s’éleve de mou ve-mens dans une multitude, quand elle a la bride sorlecoa. Yaug.
Cou se dit aussi de quelque partie des habits qui femettent sor le cou , ou autour du cou. Le cou de cepourpoint, de cette chemise est trop étroit, il étran-gle. Thoracis collare , amiculum. Un mouchoir decou, c’est le mouchoir que mettent les femmes so cle cou pour cacher leur gorge. Tour de cou , est ungros linge qu’on met la nuit sor le coît de peur es’enrhumer. Colli amicius , amiculum. On app<j eaussi un tour de cou une grosse gance, ou tresse qu oncoud au haut d’un manteau pour l’attacher.
Cou se dit aussi par ressemblance de plusieurs c ro esqui sont longues , menues ou étroites. Collum. Lecou d’une bouteille , d’un mattas, ou instrumentquisert aux distillations de Chimie , qui a un cou forlong, On le dit aussi des passages étroits qui f° n