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souvent des semaines 3c des mois entiers a courir
la même. , v
Quand on veut abréger, on n’a qu’a convenirque celui qui gagnera un tour contre chacun desautres avec ou lans interruption, retirera la poule.Alors on peut ordinairement finir dans une séanceun peu longue; L. 5.
Courir sc dit aussi figurément en choses morales.Currere. Quand Dieu a résolu de perdre quel-qu’un , il le lai île courir aveuglément au précipice.Sherlock. On court à la raison, & on cherchela vérité par les doutes 6c par la diípute. Balz.II ne faut pas s’étonner que tant de gens courentaprès la fausse gloire ; puiíqu’il en est si peu quiconnoissent la véritable. Ab. de S. R. Si les Es-pagnols ne courent point au péril, c’est moins partimidité que par prudence. S. Evr. II faut sortirde la carrière de la fortune , quand on ne se sentpas propre pour y courir.
Combien de gens voit-on d'une ardeur non com-mune j
Par le chemin du ciel courir à leur fortune ?
Mol.
On dit qu’un homme court une belle fortune ;pour dire, qu’il est en belle passe : qu’il court aî’Evêché , au chapeau de Cardinal , au bâton deMaréchal ; pour dire , qu’il y aspire, & qu’il ya apparence qu’il y peut parvenir ; qu’il court àla gloire ; pour dire, qu’il n’estime que l’hon-neur , que le prix de la vertu. On dit, qu’il courtà l’hopital, à sa ruine, à sa perte ; pour dire,qu’il conduit ses affaires de manière à fc perdre,à se ruiner promptement. Ruere in exitium ,in ruinam. Courir à l’hopital est familier. On ditaussi qu’un homme court hasard, court fortune ;pour dire, qu’il lui peut arriver du bien & du mal.Subire periculum , aleam.
Votre honneur avec moi ne court point de hasard,
Et ria nulle disgrâce à craindre de ma part.
Mol.
On dit encore, qu’un homme veut bien courirrisque de quelque chose, quand il la prend à sespérils Le fortunes ; qu’il veut bien que la pertetombe fur lui. On dit encore , qu’un homme abien couru des fortunes en fa vie ; pour dire , qu’ila bien essuyé des périls, des dangers.
AH Courir après les honneurs, après les richesses ,&c. les regarder avec ardeur. Honores , divitias ex-petere , concupire. Courir une charge, un béné-fice , &c.
|Cr Courir un bénéfice , signifie aussi, envoyer unCourier à Rome ou à celui qui a la nominationdu bénéfice pour être le premier à le demander.On dit aussi courre un bénéfice. Voye{ Courre.
|JCF Courir fur le marché de quelqu’un. Dans lepropre, c’est enchérir fur lui pour emporter cequ’il marchande. Au figuré , c’est vouloir empor-ter fur lui une chose à laquelle il a prétendu lepremier. On dit aussi courir sur les brisées dequelqu’un, expressions familières.
fjGT CoURi R après son argent, continuer à jouer,regagner ce qu’on a perdu. Proverbialement cou-rir après fou éteuf, s e donner bien de la peinepour recouvrer un bien qu’on a laissé échapper.Je me fuis pa)^ P ar ures mains pour ne pas cou-rir après mon cteuf.
Couru , ut. part. II a la signification de son verbe enlatin comme en françois.
COUR-LAYE. f. f. C’est une Juridiction séculièreopposée à la Juridiction Ecclésiastique.
COURLIS ou COURLIEU, s. m. espèce d’oiseauaquatique qui a un grand bec façonné en fau-cille, Clorius , parce qu’en volant il prononce cor-
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lieu. Voyez Corlieu. II y a le courlis de plaine qu!est plus grand & plus gros que la perdrix , & plushaut monté fur ses jambes. Sa tête est plus grande,plus grosse, & autrement faite , aussi bien que lebec qui est plus long. II court de grande vitesse,il l'e plaît particulièrement dans les plaines 6c lesterres labourées. Cet oiícan ne chante point, maisil fait un cri, ou plutôt une sorte de sifflement,que l’on entend de très-loin. L’on en volt en Es-pagne & en Sicile , dans les montagnes où croissentle nard 3c le romarin ; on en voir aussi en France.Us font leurs nids de même que la perdrix ; leurchair n’a pas moins de bonté ni de délicatesse quecelle de cet oiseau. Si l’on en veut nourrir , ilfaut leur ajuster une petite loge, dans laquelle ilsle puissent retirer, 6c y mettre du gravier Le despierrailles , 6C quelque tousse d’herbe , parce qu’ilsfe retirent volontiers entre les pierres. Ils ne sontpas difficiles à nourrir, parce qu’ils mangent toutessortes de grains.
fCP COUROI, f. m. terme de Marine , synonimeà CoURÉE & CoURET.
COUROIR , s. m. terme de Marine. Palîàgeétroit pour aller dans les chambres.
COURUNDI, f. m. grand arbre toujours vert, quicroît aux environs de Paracaro , & dans les IndesOrientales. Le suc exprimé de ses feuilles, pris dansdu lait chaud, guérit la diarrhée 3c la dyssenterie.Les amendes de son fruit, préparées de la mêmemanière , produisent le même effet. Ray. Hifi.Plant.
COURONNE, s. f. C’est une marque de dignité :ornement que les Rois 8 c les Souverains mettentfur leur tête pour marque de leur pouvoir absolu,6c sur tout dans les grandes cérémonies. Corona.L’antiquité la plus reculée ne déféra les couronnesqu’à la Divinité. Bacchus fut un des premiers quis’en para : après, les Sacrificateurs en mirent fur leurstêtes, & fur celles des victimes. Athénée, L. XV,6c Q. Fabius Pictor, L. I , disent que Janus estl’inventeur des couronnes , que c’est lui qui s’enservit le premier dans les sacrifices. Mais Pline ,L. XVI , c, 4 , dit que c’est Bacchus. Phérécydes ,cité par Tertullien , de Coron. c. 7 dit que Saturneest le premier qui se soit couronné ; Diodore , quece fut Jupiter après fa victoire fur les Titans 5Léon l’Egyptien, qu’Isis se couronna la premièred’cpics de blé dont elle avoir appris l’usage auxhommes. II ajoute que Claudius Saturnius avoircomposé un livre des couronnes , où il traitoit deleur origine, de leurs causes, de leurs espèces , 6Cdes cérémonies qu’on oblèrvoit à cet égard.
Les premières couronnes n’étoient qu’une ban-delette dont on fe ceignoit la tête, 6c qui se lioitpar derrière, comme on le voir aux têtes de Ju-piter qui sont fur les médailles. Voyez-le furcelles des Ptolomées d’Egypte. Les Rois de Syriesont aussi souvent couronnés, de même. Quelque-fois on les faisoit de deux bandelettes ; ensuite onprit des rameaux de dissérens arbres ; puis on yajouta des fleurs ; & Tertullien, à l’endroit cité,écrit qu’il paroilíoit par le Livre de Claudius Sa-turnius qu’il n’y avoir aucune plante dont onn’eût fait des couronnes. Pline, L. XXI , c. ;, ditque P. Claudius Pulcher fut le premier qui mitaux couronnes une petite lame ou bande de mé-tal. Les Rois Macédoniens de Syrie sont les pre-miers qui portèrent fur les médailles la couronnerayonnante , radiata. Les couronnes des Dieuxcroient différentes. Celle de Jupiter étoit de fleurs ;elle est souvent de laurier fur les médailles ; celsede Junon, de vigne ; celle de Bacchus , de vigne,de raisins, de pampres, de branches de lierre char-gées de fleurs & de fruits ; celles de Castor, dePollux 6c des Fleuves , de roseaux ; celse d’A-pollon de roseaux ou de laurier ; celle de Sa-turne , de figues nouvelles 6c fraîches ; celle d’Her-cule, de peuplier ; celle de Pan fe faisoit de pinou d’yèble j celle de Lucine, de dictante; celle