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Tome second. [BOU - CRA.]
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pour la course & les combats. Equus bellator. Les ^bons coursiers viennent de Naples. On ne se sertguère de ce mot que dans le' style élevé, ou dans laPoésie. Ce jeune Héros ne prenoit plaisir qu’à domp-ter un courser , 6c à se couvrir de sang 6c de pous-sière dans les combats. S. Evr.

Son coursier écumant sous un maître intrépide ,

Marche tout orgueilleux de la main qui le guide,

Boil.

Insruit dans l’art par Neptune inventé,

Rendre docile au frein un coursier indompté.

Racine.

Aujftôt Phaëton prend les rênes en main ;

Les coursiers Soleil à fa voix font dociles. Bon.

COURSIERE, s. f. terme de Marine, qui se dit d’unpont-levis, 6c couvert depuis le gaillard jusqu’auchâteau de proue , servant pendant le combat pourla prompte communication d’une partie du vaistèauà l’autte. Forus. On l’appelle le pont de coursère.

COURSON, f. m. terme d’Agriculture, c’est la bran-che de vigne taillée 6c racourcie à trois ou quatreyeux. Pollex , cusos , refex , palmes prœfdiarius.Ainsi on dit : il est sorti trois ou quatre belles bran-ches du courfon de Tannée. Le courfon de Tannée adonné de fort belles branches. Les règles de la tailledes vignes demandent qu’on laifíè toujours un cour-fon pour renouveller le sep, au cas qu’il vienne àmanquer ; 8c ce courfon se laisse toujours au pié dusept. Liger.

Courson se dit aussi des arbres, quand la branche deTannée précédente en ayant poussé trois ou qua-tre fort belles, on est obligé de n’en conserverqu’une d’unc grandeur raisonnable, c’est-à-dire, jde cinq ou six pouces. La Quint. II le fait imman- !quablement auxmoignons 8c aux coursons, une dé-chargé de fève, qui produit des branches favora-bles , &c. Idem. fCF. C’est pourquoi on conservequelquefois des coursons pour remplir un vide, oupour faire sortir quelques branches bien placées.

fC? COURT, COURTE. adj. Brevis. Terme relatifà la quantité de fefpace 8C du temps. II signifie quia peu d’étendue ou peu de durée. II est opposé àlong.On alonge ce qui est court. M. l’Abbé Girard.Habit court. Cheveux courts. La perdrix a la chairtrès -courte. Cerises à courte queue, II a le cou très—court.

A? Ce mot vient du grec KÚfl 0i Nicod. Ménage ledérive du latin Curtus.

ífT On dit d’une personne qtTelle est courte , lors-qu’elle a la taille petite 6c entassée. II est gros 6ccourt, 5 cc, Acad. Fr.

fCT On dit qu’un homme a la vue courte -,pour dire ,qu’il ne voir pas de loin.

fer En termes de chasse, on dit longue levrette, 8ccourt lévrier.

Her On dit aussi dans le sens figuré, vous avez lesbrasTçop courts pour atteindre là. On dit aussi, c’estlà le plus court pour vous, c’est là votre plus court. ILe chemin le plus court, ou simplement le pluscourt , p OU r signifier le moyen de terminer pluspromptement quelque chose.

fGT On dit aussi être court , se trouver court d’argentou de quelqu e chose que ce soit ; pour dire, n’avoirpas asséZ d’argent, ou de quelque chose que ce soit.

II vouloir acheter cette terre, mais il s’est trouvécourt d’argent.

ferCouRT se dit encore figurément en parlant des cho-ses spirituelles. P arum perspicax , hebetior , obtu-sus. Cet homme a Tintelligence courte, des vuescourtes. II a eu la mémoire courte , il est demeuréau milieu de son sermon. Fallax, hebes. La pré-voyance , la prudence humaine est trop courte. Mi-nus sagax , minus perspicax,

fCF Court signifie aussi qui a peu de durée : cettefausse nouvelle a donné une courte joie. Cet homme

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a la courte haleine. On appelle les jours d’hivet', lesjours courts. Harangue courte 8c bonne. Vie courte6cbonne, &c. Acad. Fr.

fCT On dit proverbialement courte prière pénètreles Cieux.

Court est un nom que les Anatomistes donnent à cinqou six muscles du corps humain. Le 4 e muscle dubras est appelé le court , parce qu’il est plus courtque le II prend son origine de la patrie posté-rieure 6c supérieure de Thumérus, 6c va s’insérer àl’olécrane comme le précédent. Dionis, Ledesextenseurs du carpe s’appelle aussi le court, parcequ’il est plus court que le second, qu’on nomme lelong. II prend son origine de la partie la plus bassede Thumérus, 6c étant couché le long du rayon ,va passer fous le ligament annulaire, 8c sc terminerà l’os du carpe qui sourient le doigt du milieu.Quel-ques-uns ne le distinguent pas du second, 6c les ap-pellent bicornis , ou radiale externe. Ceux qui lesdistinguent, se fondent fur ce qu’ils ont deux origi-nes 6c deux insertions, 6c que leurs corps se peu-vent séparer. Le court est encore le troisième desmuscles extenseurs du pouce, ainsi appelé par op-position au second , qui est 8c que Ton nomme ielong. Ils ont tous deux la même origine, qui est lapartie supérieure 8c externe de l’os du coude. De- lacelui-ci passant fous le ligament annulaire, va s’in-sérer au troisième os du pouce, qu’il sert à étendre.Le second des muscles supinateurs du rayon est unautre muscle appelé court , pour le distinguer d upremier, nommé le long. II a son origine à la partieinférieure du condyle inférieur 6c externe de Thu-mérus, 8c tournant autour du rayon, va de derrièreen devant s’insérer en sa partie supérieure 6c anté-rieure. Ce muscle avec le long.fait tourner la main ,en forte que la paume regarde en haut. Le 6- Zc le7 e des muscles péroniers de la jambe s’appelient aussile long 8c le court. Celui-ci prend son origine à lapartie inférieure du péroné, 6c va s’insérer à l’os dumétatarse, qui soutient le petit doigt. Ces musclestirent le pié en arrière.

Court , adv. d’une manière abrégée 6c courte. Brevi-ter. Cet Avocat a coupé trop court en cet endroitde son plaidoyé.

fCT Pour faire court ,pour couper court, expressionfamilière ; pour dire, la choie en peu de mors, enpaíîànt fous silence bien des choies qu’on pourroitdire ; ut multa pr citer eam, ut paucis absolvam.

U soupe, il crève, on y court -,

On lui donne maints cly feres ,

On lui dit, pour faire court :

Qu’il mette ordre à fes affaires.

La Fontaine,

Pour faire court, la grenouille trop fière ,saoulant s’enfer, éclate comme un verre.

Chev. de S. Gilles.

Quand on lui a fait cette objection, i! est de-meuré court, iln’afçuque répondre. Celui qui neva au bien que pour la réputation,s’arrête tout courtdès qu’il n’a plus de témoins. S, Evr. Prendre unMarchand de court , c’est lui demander le paie-ment d’une ■ lettre de change, d’une obligation,d’une dette, lorsqu’il a peu ou point de fonds dansfa caisse. Ce Marchand a fait banqueroute, parcequ’on Ta pris de court, que les créanciers l’onttrop preste. Repente , subito. II faut tenir les fem-mes de court, veiller fur leurs actions, leur don-ner peu de liberté. II avoir été tenu de court par sonpere. On dit dans le même sens, tenir la bridecourte à quelqu’un. Arctius atque severius aliq lieT! fhabere , coercere. Les chevaux neufs sc doivent tenirde court. Un cocher qui tourne court , est en dangerde verser. Jn vefligio ipso , ìn loco anguf l0Te - LesOrientaux chevauchent court ; pour dire, n’alon-gent pas leurs étriers tant que nous. On dit aussi ,couper court à quelqu’un j pour dire, Tinterrompre