Band 
Tome second. [BOU - CRA.]
Seite
996
JPEG-Download
 

§96 G O U

autrement Vashme. Avoir la courte-hakine , c’est- rà-dire , être asthmatique. Foye £ Asthme.

COURTELIN, ville de France dans la Beauce, àtrois lieues de Châteaudun.

ÇOURTEMENT, adv. brièvement, en peu de mots.

Termoíìris racontoit íì bien les choses passées, qu’oncroyoit les voir; mais il les racontoit courtement ,

8c jamais les histoires ne m’ont lassé. Télemaque.

Ce mot n’est point ailleurs.

COURTËNAY, petite ville de France dans le Ca-nnois , qui a donné son nom à l’illustre Maison deCourunay , de laquelle sont sortis trois Empereursde Constantinople, 8c qui descendoit de Pierre I.du nom , fils de Louis le gros Roi de France ,

■8c d’Adélaïde de Savoie. Curtinïacum , Cortenia-tum , Curtinacum , Curtinetum,

COURTE-PAILLE, f. £ jeu qui consiste à choisir au-tant de brins de paille que l'on est de joueurs. Cesbrins de paille qu’on tient cachés dans la main , enLotte que l’on n’en laisse voir que l’un des bouts,sontde différentes longueurs. Ludus quo palea alia aliislongiores ac breviores forte ducuntur. Celui quirire la plus courte gagne ou perd, selon que l’onest convenu. Tirons à la courte-paille à qui payerale souper.

COURTE-PAUME. s, f. C’est un jeu de paume danslequel il ne faut pas employer beaucoup de forcepour pousser la balle jusqu’au bout de l’espace oùl’on joue. Ludus pila angusto in spatio conclusus.

T ont consiste en adreífè , soit pour relever la balle,soit pour la renvoyer. II y a pourtant de certainesoccasions où l’on pousse la balle déroutes ses forces,mais c’est ou pour lui faire faire plusieurs bricolescontre les murailles, ou pour la faire revenir parréflexion jusques vers la corde. On rappelle courte-paume , pour la distinguer de la longue paume oùl’on joue dans un espace plus étendu 8c découvert.LsoytqPAUME.

COURTE-POINTE ou CONTRE-POINTE. s. m.C’est une couverture de lit faite d’une étoffe dou- Ible, qui est piquée point contre point :on garnitFentre-deux des étoffes decotton, deouatte, oud’autre chose semblable pour l’hiver. Celles d’été jsont plus légères. Stragulum acu punctum.

Ce mot vient de contrepointe ; du latin contra 8Cpunctum , parce qu’autrefois ces couvertures étoientpiquées. On appelle encore ceux qui les font Con-trepointiers. Du Gange. D’autres disent qu’il vientde culcitra puncta , qui signifie une couverture pi-quée ; en changeant / en r, comme il arrive sou-vînt. C’est le sentiment des Bollandistes. Acia SS.Mail, T. Fil y p. 817 , où ils n’approuvent pointl’étymologie de du Gange.

M. de Valois étoit du sentiment des Bollandis-tes ; mais il raisonne un peu différemment. Culcita y \dit-il, signisioit proprement un lit de plume, & nonpas une couverture ; néanmoins il n’a pas lai fié dese prendre pour couverture piquée , à cause qu’onles remplit de laine ou de coton, à peu près commeles matelas. Foye £ le Falejìana ,p, y 8 ; mais quoiqu’il en soit de i’origine de ce mot, l’usage est dedite courtepointe.

COURTEZON, petite ville de France, en Pro-vence , dans la principauté d’Orange , a deux lieuesd’Orange.

COIJRTI, £ m , terme de Blason. Ce terme est vieux.II signisioit autrefois la tête d’un More lorsqu’elleavoir un collier d’argent.

COURTIBAUlT , s. m. est un vieux mot qui signi-sioit autrefois une tunique ou chasuble courte queportent les Diacres 8c les Sous-Diacres en officiant :on l’appelle encore de ce nom en Berri ; 8c il setrouve dans Rabelais & autres Auteurs. Dalmatica.

Çe mot, selon Ni«od, vient de curta tibena ,parce que ce fut un Tebenus d’Arcadie qui en futl’inventeur. Ménage le dérive de curtum tibiale ; ScM. Huet de curtus balteus.

COyRTIBAUT, s. m. terme bas Sc populaire. Le

COU

peuple donna ce nom aux gens qui sont trapus & depetite taille.

COURTIER, IÈRE. f. m. 8c f. On disoit autrefoisCouratier , qui s’entremet pour faire faire desventes, des prêts d’argent. Proxeneta,proxenetrix.

II y a des Courtiers établis en titre d’office, pournégocier les prêts qui se font sur la place du Chan-ge , qu’on nomme Agens , procuratores. Foye £Agents.

Les Courtiers de chevaux de la marchandisepar eau , sont des Officiers de ville établis pour lanavigation , qui ont soin de visiter les chevaux pour.le montage des coches Sc des bateaux, de billet lescordes, 8c d’obliger les Voituriers à réparer oudépecer les bateaux qui ne seront pas en état defaire voyage. II y a d’autres Courtiers de chevauxqui se mêlent de faire vendre dessohevaux

Les Courtiers de sel sont des Officiers desGabel-les qui assistent au grenier, 8c fournissent les mi-nets aux Mesureurs, 8c les toiles 8c bannes pourmettre sous les minots.

Les Courtiers de lards 8c de graisses , sont desOfficiers de ville établis pour décharger, empiler ,

8c visiter les marchandises dans les places où ellesse vendent , 8c qui sont responsables envers l’ache-teur de la bonté de la marchandise, 8c envers levendeur du paiement du prix. On les appelle dansle nouveau Traité de Police Courtiers ou Visiteursdes chairs, lards 8c graisses de porcs.

Les Jurés Courtiers de vins fur les ports , sont desOfficiers de ville , dont la charge est de goí'tter lesvins, pour connoître s’ils ne sont point chargésd’eau ou d’autres mauvais remplages. Ils doiventavertir l’acheteur si le vaisseau ne contient pas lajuste moison suivant la marque apposée par le Jau-geur.

Chaque Corps de Marchands a ses Courtiers »qui sont nommés par ses Maîtres 8c Gardes. II y eaa aussi chez les Manufacturiers.

Ce mot vient de Corraterius , qu’on a dit dansla basse latinité en la même signification. On les aappelés aussi Curritores 8c Cursores.

On appelle par raillerie, Courtier ou Courtièrede mariage , ceux qui se mêlent de faire des ma-riages.

COÚRTIES ou COURTIL , terme de Cordìer,champ propre à mettre du chanvre.

COURTIGE , f. m. terme en usage à Marseille 8c dansle Levant, pour signifier ce qui manque fur la lon-gueur que doivent avoir les étoffes.

COURTIL , f. m. petit cour ou jardin de campagnequi n’est point fermé de murs ; mais seulement d@haies, de fagotage, ou de fossés. Chors , cohors. On.le dit aussi des basses cours où l’on fait le ménage dela campagne. On le dit aussi en quelques lieux desjardins.

Ce mot est vieux, 8c n’est plus en usage que dansquelques Provinces parmi les gens de la campagne.

Ce mot vient de cortile, latin diminutif de cortis .Ménage.

COURTILLE ,s.f. la même chose que couttil, un jar-din , un enclos. Chors , hortus. C’est un vieux motqui se trouve dans les anciens titres , 8c que quel-ques lieux, qui ont depuis été bâtis, retiennent en-core. II y avoir autrefois proche Paris les Courtillesde S. Martin , les Courtilles du Temple. Ces Cour-1 tilles étoient des jardins champêtres, comme sontnos marais d’aujourd’hui.Le village qui a été bâti furune partie de la Cour tille du Temple en a retenule nom. On se sert encore en Picardie de ce mot decourtilles dans ce même sens. De la Mare , Tr. dela Pol. Liv. I, T. FI, c. 4.

On dit proverbialement, du vin de la Courtilk »ou du vin de Courtille ; pour dire , de mauvais vin ;parce que les treilles des jardins ou courtilles n en.I produisent jamais de bon. Id.

COURTILLIERE, f. f. espèce d’insecte qui se formedans le fumier de cheval. II est d’ordinaire long <soI deux pouces, jaunâtre. IFrange lepié des melons j