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Falacrin, -dont Antonin fait mention dans son itiné-raire , & qui n’étoit pas éloigné de Rome, nomméFalacrine. Voye% ce mot.
FALACRALE. adj. qui appartient au Dieu Falacre. Cenom sc dit du Prêtre de ce Dieu. Falacralis. Varron,L. IF. de Ling. Lat. parle du Flamine Falacrale.
FALACRINE. Village de l’État de l’Eglise en Italie.Phalacrina. Falacrine étoit autrefois du pays desSabins : elle est maintenant dans le Duché de Spolètc,vers l’Abruze, & la petite ville de Civita Regale.Falacrine a donné naissance à l’Empereur Vespaíìen& à Tite son fils.
La Vallée de Falacrine, petite vallée qui prend sonnom de la ville dont on vient de parler.
FALAISE, s. f. Bord de la mer fort haut & escarpé, soitqu’il consiste en des terres, soit qu’il consiste en desrochers. Littus prominens , abruptum. Une falaiseescarpée. On a élevé si haut le clocher de l’Eglise deDunkerque, que l’éminence des falaises n’empêchepas qu’on ne le voie de la mer. Sar. Du mot de>falaise vient cette expression, affaler à la côte.
Falaise. Ville de France dans la Baffe-Normandie.Falejia. Guillaume le Breton, dans le huitième Livrede la Philippide, l’appelle F alésa, apparemment àcause de la mesure du vers. Falaise est située sur lapetite rivière d’Ante , entre Caen & Séez, & dépendde la première de ces villes pour la juridiction, &de la seconde pour le spirituel. C’est, à ce que l’onprétend, l’une des plus anciennes villes de la pro-vince. Elle est construite en forme de'nef, ou denavire, dont son château, forte place autrefois, oùles anciens Ducs de Normandie faisoient souventleur résidence, représente la poupe. On dit que cechâteau, & un donjon folloyé qui subsiste, ont étébâtis par Jules César. C’est dans le fauxbourg de Gui-bray, l’un des trois qu’a cette ville, que se tient lafameuse foire de Guibray. Falaise a une Élection, quicomprend deux cens trente-six paroisses. Le châteaude Falaise fut un des derniers que les Anglois con-quirent , & le dernier qu’ils rendirent à Charles VII.C’étoit Talbot qui le défendoit. Du Chesne, Antiq.des villes de France, P. II, L. VII, C. / 3, Hadr.Val. Not. Gai. p. içr , Corn.
Ce mot vient de sales ou sels , Allemand, quisignifie une roche, & qui s’est dit, premièíement, furles côtes de Normandie, comme croit Scaliger, &Du Cange après lui ; ou bien de phalis ou salis, quifont des tours fort élevées. O11 a dit aussi dans labaffe Latinité, f alésa, & ce mot est demeuré à laville de Falaise en Normandie. On disoit autrefoisfaloise 8c f alise, & on a aussi appliqué ce mot à desrochers couverts de mousse , ou à des coteaux mari-times. On appelle aussi en Normandie falaises cesmonceaux de neige que le vent forme; ct en fon-taine , particulièrement à Amboiíe, on appelle dela falaise, du fable menu. Men.
FALAISER. v. n. Terme de mer, qui se dit lorsque lamer sc vient rompre contre une falaise, ou côte es-carpée , & lorsqu’il n’y a point de sable ou de grèvesur ses bords. Mare praruptum , la mer falaise. Ceterme est peu usité.
FALANGE. Voyez Phalange.
FALARE. Voye% Faiìre.
FALARIQUE. f. f. Nom d’unc ancienne arme. Falarica.Grégoire de Tours en parle, Hiftor. Francor. L. IX,C. ct H semble que ce soit une espèce de lance,de Flallebarde, ou de pertuisanc. Au moins Grégoirede Tours cn cet endroit fait Falarica, synonyme deLancea, lance. H paroit encore par cet Auteur quec’étoit une arme allez longue pour percer un hommed’outre cn outre. Nonius & Ilidore disent en effet,que c’étoit une arme rrès-grandc ; & Isidore, qu’elleíe faisoit au tour; que le fer dont elle étoit arméeétoit d’une coudée de long ; qu elle avoir à l’autrebout une boule de plomb. Sulpitius dans ses Notesfur Lucain, dit qu’elle rcffembloit a une lance oupique, hafla, armée d'un puissant fer; que Ion en-duisait son bois de souffre, de résine, de bitume ;ct qu’on l’cntouroit d’étoupes, fur lesquelles cn ver-
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soit de l’huile, qu’on appeloit incendiaire, infusooleo, quod incendiarium vocant, 8c qu’on la déco-choit avec une baliste. D’un autre côté , il sembleque c’étoit plutôt une flèche que l’on lançoit contreles tours de bois, qu’une arme dont on les défendoit;car Tite-Live, Z. XXXIV, C. 14, dit que le traitappel í falarique étoit terrible , quand même il ne se-roit entré que dans le bouclier fans toucher l’homme.La raison qu’il en apporte, est qu’on le lançoit demienflammé, ct que le feu s’augmentant en l’air par lemouvement, on étoit obligé de jetter ses armes pourn’être pas brûlé, & de demeurer ainsi fans armes & àdécouvert, exposé aux coups, suivant que l’ennemivoudroit porter. Et Végéce dit, Z. IV, C. 1X, quesouvent on mettoit le feu aux machines faites enforme de tours par le moyen des falariques. Tite-Live, à l’cndroit que j’ai cité, parle des falariquesdes Saguntins : ainsi de cet Auteur & de Grégoire deTours, on peut inférer que c’étoit une arme propredes Celtes ou Gaulois, & des Espagnols; & peut-ctre ceux-ci l’avoient-ils reçue des Celtes qui réta-blirent le long de l’Èbrc.
On écrit aussi phalarique , phalarica, & quelques-uns disent que c’étoit une arme luisante, ct que cenom venoit de ou § A », qui vient de
luceo, splendeo. Si cela est, il seroit plus vraisem-blable de dire qu’on lui donna ce nom, pareequec’ecoit une arme enflammée. Festus va encore plusloin : il écrit que les tours s’appcloient/u/íe, à raisonde leur hauteur, ct du mo t silendum , qui, en Etru-rien, signifioit le ciel. Le P. Ruinait, dans la Notefur Grégoire de Tours, dit que la falarique étoit pro-prement une flèche qui íe lançoit, ct dont le ser-voient ceux qui défendoient des tours ; que ce motvient de phala, qui signifie une tour. Il a pris cettenote de Dadin de Hauteserre, dans ses Observationsfur Grégoire de Tours. Et en effet, Servius , fur leneuvième Livre de l’Énéïde, v. 70p, dit que c’étoitune arme dont l’on combattoit de dessus les tours,qui, comme on le fait, font appelées Falçs, Fait.Festus, Nonius ct Isidore, conviennent de cette éty-mologie. Festus & Isidore disent comme Servius, quel’on en combattoit de dessus les tours. Festus ajoutemême que c’étoit un trait à lancer, telum missile. Levers de Virgile, & un d’Ennius rapporté par Nonius,montrent qu’on lançoit en effet la falarique ; ct Isidoreinfère aussi du vers de Virgile, qu’on lançoit de lamain. Un vers de Lucain, Z. VI, v. iç8, montreque c’étoit aussi une arme fort grande ct fort grosse ,qu’on lançoit par le moyen des batistes, & il l’oppoíeaux flèches qui íe lançoient avec la main. De tout ceci,il résulte que falarique étoit un mot générique , quiconvenoità plusieurs sortes d’armes, ou qu’il y avoirdes falariques de plusieurs espèces.
FALBALA, s. m. Bande d’étoffe plissée & festonnée queles femmes portent fur leurs robes, leurs jupons,leurs écharpes. Des personnes savantes se sont donnébien de la peine pour trouver l’étymologie de ceterme, qui n’en a aucune : c’est un terme de purcaprice. On prétend que le Courtisan qui a enrichinotre langue du mot falbala, est M. de Langlée, Ma-réchal des Camps & Armées du Roi.
M. de la Mare, dans son Traité de la Police, T. I,P• , trouve que les Romains ont eu aussi des
falbalas, que les guerres que Valérien eut à soutenircn Orient, apportèrent à Rome, & qui armèrentdans la fuite toute la sévérité des loix pour en corrigerl’abus. Cette nouvelle mode venue de Syrie, ou, sc-ion quelques autres, des Parthes ou des Perses, ajoti-roir fur le fond de l’habit, quelque beau qu’il fût,une étoffe de différentes couleurs , ou plus riche,coupée pat bande, godronnée, & appliquée en formede cercles, de distance en distance. On. lui conservale nom de paragauda, qu’elle avoir dans l’Oricnt. Lesplus modestes ne mettoient fur leurs habits qu’unede ces bandes ; d’autres en mettoient deux , trois ,quatre, & jusqu’à sept; d'où les habits avoient tiréles noms de monolores , dilores, trilores , letralores,pentalores , hexalores, heptalores , pour exprimer