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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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Falerne. Vin que produisoit une campagne de co nomsituée dans la terre de Labour en Italie.

La vertu du vieux Caton 3Che\ les Romains tant prônée,

E toit souvent, nous dit-on.

De Falerne enluminée . R.

FALIBOURDE. f. f. Fable, mensonge, conte, folie.

Toutes vos falibourdes astrologiques font sottes.Contes de Cholieres. Faribole , qui a la memesignification, est bien plus en usage.

FALIGOTERIE. s. f. Sotíiíb , niaiserie. Sa chanterie l’aprise depuis que vous lui avez refusé ce petit Léandre,qui lui venoit tous les jours chanter mille faligoteriesfous les fenêtres. Pasquin & Marforio, Médecins desmoeurs du ■Fhéatre Italien . Ce terme est bas ; auíliest-ce un valet qui s’en sert.

FALISQUE. s. m. Sc f. Nom de peuple. Faliscus 3 a. LesFalisques croient un peuple de l’ancienne Étrurie,cn Italie. Ils habitoient près du Tibre, Sc autour dela petite rivière de Tercia, entre Rome Sc Otricoli,dans le pays qu’on appelle aujourd’hui le Patrimoinede S. Pierre. Selon quelques Géographes, Faleria ,Hortanum Sc Fescennia étoient leurs villes : maisd’autres, comme le P. Lubin, prétendent que Fa-leria n’étoit point de la dépendance , ni du territoiredes Falisques 3 Sc que la ville des Falisques étoit dif-ferente de Falerium 3 ou Faleria. Ils se fondent furSrrabon, qui, dans son V e Livre , a remarqué quequelques Auteurs ne mettent pas les Falériens dansl’Étrurie, Sc que les Falisques étoient une nationparticulière. Ils s’avançoient jusques vers Galèse &S. Oreste , où étoit la montagne qu’on appeloit Fa-liscorum mons3 montagne des Falisques. D’autres,dont le sentiment est rejetté par Holsténkis, les pla-cent à Monte Fiascone. P. Lubin, Mat y, Corn.Les Falisques que Camille asiìègeoit l’an de Rome3 6o , se donnerent à lui, touchés de ce qu’il leur avoirrenvoyé leurs enfans, qu’un Maître d’école lui avoirlivrés. Bossuet.

FALKENBERG. Petite ville de Sucde. Falkemberga.Elle est fur la Manche de Danemarck, à l’embou-chure d’une grande rivière, entre Wardsbourg &Halmstadt. Maty. long. 29 d. 5; m. lat. 56 d. 54 m.

Falkenberg. Petite ville de Silésie, qui a un château,Sc titre de Duché. Falkemberga. Elle est dans la Prin-cipauté d’Oppelen, à cinq lieues au couchant d’Op-pelcn. Maty.

FALKENBOURG. Petite ville d’Allemagne. Falkem-burgum. Elle est dans la nouvelle Marche de Bran-debourg, fur la rivière de Trcga, aux confins de laCalTiibie, à cinq lieues au Nord de Kalis. Maty.M. Corneille écrit Falkembourg , Sc Falkemburgum ;quoiqu’il écrive Falkemberh. Le Château de Falken-hourg est bon Sc fort. Cluvier Sc Simlcr dans lesscholies fur l’Itinéraire d’Acthicus, croient que Fal-kenbourg est l’ancien Coriovallum , ou Cartov allium ;que Godefroy Wandelin, dans son Commentaire surles Loix Saliques, met à Drclenbourg, 6c Mirée àAix-la-Chapelle, Sc d’autres à Moylandt. Hadr. deHal. Not. Gai. p. 160.

FALKENSTEIN. Bourg d’Allemagne. Falconis petra.Le bourg de Falkenflein est le lieu principal duComté de Falkenflein. 11 y a un château placé furune hauteur.

Le Comte de Falkenflein est enclavé dans le Pa-latinat du Rhin, vers le mont Donersberg, entre lapetite ville de Rockenhausen Sc celle dc Gelheim.Les Comtes de Falkenflein relevent de la Souverai-neté de la Baise-Alsace. Ils riroient leur origine deWirich de Daun, Seigneur d’Oberstein, qui épousaIrmsarde, fille de Philipp e > Seigneur de Falkenflein jlaquelle lui porta en dot la moine de cette Seigneu-rie, qui étoit un fief immédiat de 'Empire, & quicn 14s 8 devint arrière-fief du Duché de Lorrainepar la concession que l’Empcrcur Frcdcnc III en fitau Duc de Lorraine, & que Maximilien I confirmaen 1498. Wirich II fut le premier qui en rut investi

FAL

par le Duc dc Lorraine. Imhoff traite du Comté Scde la famille de Falkenflein, dans fa Notice de l Em-

pire , L. F 3 C. j, L. FI 3 C. 3 & 4, L. IX 3 C. IF,n. /7. Le dernier Comte de Falkenflein mourut cn1682, & en lui la famille s’est éteinte.

Falkenstein, gst aussi un Bourg de Suisse dans le Can-ton de Soleure.

FALKOPING. Falecopia 3 ou Falcopìnga. Petite villedc Sucde, dans la province de Westgotland, ou Go-thie occidentale.

FALLACE, f. f. Terme de Philosophie. Vice d’un argu-ment captieux Sc sophistique. Fallacia , flropha. LaLogique enseigne à découvrir \x fallace des argumens.On le difoit autrefois de toutes sortes dc fraude, detromperie.

Qui s’étudie d user de fallace,

En ma maison point ne trouvera place. Marot.

FALLACIEUSEMENT. adv. D’un manière fallacieuse.Fallaciter.

FALLACIEUX, EUSE. adj. Fallax ^sophiflicus, dolo-sus. Argument sophistique. Des discours, des proposfallacieux. Ces trois mots , fallace , fallacieusementSc fallacieux 3 ont vieilli, Sc ne font plus d usage ,excepté dans le style Marotiquc. Corneille dans Ro-dogunc a employé fallacieux.

Sermens fallacieux, salutaire contrainte. Corn.

fjCF L’éloquent Bossuet est le seul qui se soit servi,après Corneille, de cette belle épithète, fallacieux.Pourquoi appauvrir la langue ? Un mot consacré parCorneille Sc Bossuet, peut-il être abandonné ?

FALLE, ou FOLLE. s. f. Petite monnoie qui a cours enÉgypte. Il en faut huit pour un médin, cn comptantle médin fur le pied de deux âpres ou 18 deniers deFrance. Les Turcs Rappellent Mangour.

FALLÉRÉ. adj. Ce mot se trouve dans quelques-unsde nos vieux Auteurs, Sc signifie cnharnaché. Pha-leratus.

FALLOIR, v. ní Sc impersonnel, qui ne se dit plus. àl’infinitif, mais dans quelques autres tems. Voicicomme il se conjugue : II faut, il falloit3 il fallut,il a fallu 3 il eût fallu3 il faudra ; qu’il faille,qu il fallût 3 il faudroit. Il se dit des choses qu’onest obligé dc faire , ou par nécessité, ou par de-voir. Oportere. W faut aimer Dieu fur toutes choses,Sc son prochain comme soi-même. Il nous faudratous mourir quelque jour. Quand nous eûmes dîné,il fallut payer. Il falloit plutôt mourir que de fairecette action. Il a fallu céder à la nécessité.

Il le dit aussi des besoins que l’on a pour quelquechose. íl faut peu de chose pour vivre à un hommesobre. Combien faut-û à cet artisan pour sa journée ?Cet homme le plaint toujours, on ne fait ce qu’illui faut.

Mais fans cesse ignorans de nos propres besoins ,

Nous demandons au Ciel ce qu il nous faut le moins.

Boil.

Guichard dérive le mot de falloir du ChaldaïquenV, vale, en changeant le i ou l’v consonne en f;Sc cn donnant une terminaison Françoise, de vale ona fait jalloir.

Falloir signifie quelquefois manquer, & ne s’emploiequ’avcc la particule cn, Sc à la troisième personne.Peu s’en est fallu. Parum abfuit. Peu s’en faudra.Vaug. Rem. On dit de la même manière & avec lamême construction, il s’en faut beaucoup que, &c.il s’en faut peu que , &c. Il y en a qui mettent dansces phrases une négation avec le verbe qui est aprèsque3 Sc d’autres n'cn mettent point. Quoiqu’il s’enfaille beaucoup que je ne fois de son avis. Ménage,Sc l’Editeur du livre intitulé Menagiana , qui est del’Académie Françoise, dans une de les additions auMenagiana3 dit, cn parlant dc Bcrni, Poëte Italien,il s’en faut beaucoup que Ion poëmc de Roland l’a-moureux ait été aussi estimé. Foyer; Faillir.

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