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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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TASSÁRY. í. f. Nom que l’on áonnoit à une femme quirravailloit aux salines de Bourgogne. Faclrix. Quand►la cuite du sel est faite , on le tire dehors avec des râ-teaux ; puis avec des cícoulées qu’on appelle basti-nes, on le porte à l'ouvroir prochain, destiné à labarnc ; on le renverse en un lieu triangulaire, suffi-samment large Sc long, appelé la Sillc , & on le re-mue deux ou trois fois, de crainte qu’il ne se co n glu-tine , & se mette en boulons Sc diminutions. Quatrefemmes le travaillent dans la fille ; elles se relevent ,Sc travaillent deux à deux. L’une est appelée Metarry( comme metatrix. ) C’est celle qui prend lc sel dansfa meíure, & forme de salé ou íalignon , le faiíantmoindre d’un quatrième -à un cinquième que celuidu puits à muire , & plus petit d’un tiers que celuidu gros sel chaudrette , comme j’ai vu dans un titrede Philippe, Roi de Castille, de l’an ijoi. f'autrefemme -est appelée Fajsari , (comme faclrix. ) C’estcelle qui façonne & donne le tour ausalignon.GoLi.uT.Annal, de Bourg. L. II, C. 27, p. / oj.

FASSEN. Pays ou habitation d’Atrique , dans la Nu-midie, à soixantes journée du Caire.

FASSIO. Golfe de TArchipel, qu’on nomme aussi leGolfe de Monte Santo. Sinus Montis Sancli, SinusSingiticus. Petit Golfe de l’Archipel, fur les côtesde la Macédoine , entre lapresqulle de Monte Santo,ou du mont Athos , au nord, & celle de Castel Ram-pant» , ausud. Ou l’appelle aussi Golfe de Doari.

Fassio. Place de Macédoine , qui donne son nom àun Golfe dont on vient de parler, & qui en est proche.FASSO. Foyei PHASE.

fp“ FASTE. s. m. sans pi. Ce mot vient du Latin Fafiì ,jours de fêtes &de solemnité chez les Romains. Nousavons donné le nom de faste à l’appareil qu’on étaloitdans ces solcmnités. Ainsi le terme de faste signifieproprement chez nous, magnificence apparente Sc ex-térieure , consistant dans les habits , dans l’équipageSc dans la fuite. Fastus.

fpCT Quoique le mot fastueux soit toujours injurieux,le mot de faste se prend quelquefois en bonne part,Sc signifie simplement magnificence dans les person-nes qui, par leur état, doivent représenter. Magni-ficentia , pompa. Í 1 faut qu’un Ambassadeur paroisseavec faste, pour annoncer la grandeur & la puissancede son Maître. Le faste de la Cour montre la puis-sance du Roi. Les Rois gênés par les regards curieuxde la foule qui les environne , n’osent guère descen-dre de la gravité attachée au faste de la Majesté royale.S. Evr.

Faste seprendbeaucoup plus souvent en mauvaisepart, comme synonime de vanité, pour une magnifi-cence déplacée , un étalage révoltant, par lequel cer-tains hommes annoncent aux autres leur opulence.Fastus j tumor , superbia. Cet appareil de magnifi-cence , cc train nombreux , ces superbes équipagesn’annoncentsouventquele/b/?£ d’un homme nouveau.

En Morale, on le dit de même en mauvaise part ,pour une affectation de faire pafoître sa grandeur, sonmérite , sestalens, ses bonnes qualités, &c. La vertudes Stoïciens n’étoit que faste 8c vanité. Dans leshommes délicatement ambitieux, la modestie est unfaste fin Sc délié , qui leur fait mépriser le faste desautres. 11 entre du faste jusque dans l’humilité même,quand on en fait parade.

Toujours un peu de faste entre dans nos vertus.

£? Faste se dit aussi du discours Sc du style, en par-lant des vains ornemens, des grands mots, pleinsd’emphase.

Projicit ampullas & sesquipedalia verba.

ZfT Le style de Lucain a trop de faste pour erre naturel,ïly a bien de la différence entre la majeste & le faste ,entre la fausse &la véritable grandeur. Bouh.

FASTES, s. m. pi. Calendrier des Romains où etoientmar-qués jour par jour leurs Fêtes, leurs Jeux 8c leurs Cé-rémonies. Fasti. C’étoient aussi des tablettes où l’on

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marquoit les années par les Consuls, & ony rappor-tent tout ce qui s’étoit pasté pendant l’année de leur•consulat. C’est dommage que nous ayons perdu les sixderniers livres des fastes d Ovide, supposé qu'il lesait faits.

U y avoir à Rome de grands Sc de petits fastes.Les grands fastes s’appeloient aussi fastes des Magis-trats , Sc les petits fastes , fastes Calcndaires , f astiKalendares. Les fastes Calcndaires, qui étoient pro-prement ce qu’on appcloit les Fastes , étoient, selon•îa-définition de Festus Pompesus, des livres où l’onmarquoit la description de toute l’année. Numa enétoit l’Auteur, & il en donna le soin au SouverainPontife. FoycqT. Live,I. C. 15» & 20. Sc le peuplel’alloit consulter sur tout ce qu’il avoir à faire. Celadura julqu’à l’an jyo de Rome que Flavius, Ecrivaindes Pontifes, exposa dans la place publique une listédes jours où il étoit permis d’agir; ce qui fut si agréa-ble au peuple, qu’il le fit Edile Curule. T. Live,L. IX. C. 46.

Ces fastes s’appeloient les fastes de la ville, 'Fàstiurbani , pareequ’ils étoient publiquement exposésdans la ville : & par les endroits différons, où l’on ena trouvé gravés surdes pierres antiques, on juge qu’ilsétoient exposés non-seulement en differens lieux pu-blics de Rome, mais même chez des particuliers.C’étoit fur ces fastes de ville qu’avoir travaillé Ovide,dont il nous reste sixli vies, L.Cincius Alimentatus, citépar MacrobeSaturn. L.I. G. 16. Fulvius Nobilior, citépar le même au même endroit; Masurius Sabinus, citéencore par Macorbe Saturn. L. I. C .4. Cornélius La-beon, C. Licinianus, dontilparle , Saturn. L.I.C. 16.Nisus, L. I. C, 12. &d’autrcs -encore, dontil a conservéquelques fragmens ; aussi bien que Bœbius Marcus ,dont Fulgencc de Prisco sermone , N. 6, cite un ou-vrage intitulé De fastis diebus. On marquoit fur ceux-ci tous ks noms des Fêtes, Sc ce qui regardoit lesDieux & la Religion, les Magistrats; ce qui leur fitdonner le nom de fastes des Magistrats. On y mit aullïles Empereurs, le jour de leur naissance , leurs Char-ges , les jours qui leur étoient consacrés, les fêtes Scles sacrifices établis à leur honneur, ou pour leur pros-périté , &c. Sc la tìaterie chargea Sc corrompit lesfastes de tout cela. Ainsi, parce qu’ils contcnoientbeaucoup plus de choses que les autres , on les nom-ma Grands fa/les , à la distinction des fastes pure-ment Calendaires, qu’on appcloit petits fastes , Mino-res fasti.

Fastes rustiques , ou fastes de Campagne , Fastirustici. C’étoient des fastes où l’on ne marquoit queles fêtes des gens de la campagne: car occupés au tra-vail des champs, ils étoient obligés à moins de sacri-fices , de fêtes & de cérémonies que les habitans desvilles, Sc ils en avoient quelques-unes de propres,Sc qu’on ne faisoit point à Rome. Ainsi les fafles rus-tiques ne contenoient guère que les cérémonies desCalendes -, des Nones, des Ides , ks Foires, les signesdu Zodiaque, l’accroisscment ou le décroisscmentdesjours, les Dieux tutélaires de chaque mois, Sc certai-nes choses à faire chaque mois dans le ménage de lacampagne. C’est ainsi que nous appelons AlmanachduBerger , un petit Almanach qui se fait à l’usage denos paysans.

Plusieurs Savans ont travaillé fur les fastes des Ro-mains , ou nous en ont donné. Entre autres Sibran-dus , Tetardus , Siccama , Frison en 1599. Rolinusdans son IV e Liv. des Antiq. Rom. Thomas Dcmps-ter, le P. Pétau, Gassendi, Joannes Georgius Hew o-rus ab Hockembourg , que le P. Pétau a tait imprimerdans son Uranologie ; Algidius Bucherius , à Anvers1633. Petrus Lambecíus dans fa Bibliothèque Impé-riale, Petrus Fiola , dont le Traité imprime à Veniseen 1356 ,esttrès-rare, Adrianus Junius 3 * Basic iyy6.Joannes Lalamantius j Jacobus Christ mannus , Sca-liger De Feteri anno Romanor. que k P. Pétau a ré-futé De Doclr, Temp. L. //. p. IX. & fuiv. SamuelPetit, Longius , Puteanus Lilius Gregorius GyraldiyStruvius , Antiq. Rom. Synt. C. 8. Sec. OnuphriusPanvinius 3 Pìghius Sc Janson d’AlmeWeen, Juris-