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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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disoit autrefois fémelin, qui sè trouve dans Nient /&c.

•Féminin, fe dit aussi de ce qui ressemble à la femme.Cet homme a lc viíagc féminin. Les châtrés ont la 'voi x feminine.

£n Grammaire on dit, le seine féminin de plu-,sieurs mots qui ont la tcrminaiicn jemi/une, qui estì’e muet, ou qui lignifient des choies d espèce/tv/st-rime j de sexe féminin , comme brebis , chèvre, ca-valle, barrière, tulipe-.ce qui íoufrrepourtant beau-coup d’exceptions. La régie la plus lure pour con-noître le genre fcminin, est de voir si on joint à cesmots l’articlc la , qui est la marque du genre fémi-nin. Nous n’avons point en François de genre neu-tre , comme il y en a en Grec tk en Latin : tout estmasculin on féminin en François.

En poésie, on appelle vers féminins, ceux quiíontterminés par une nm c féminine ; cest-adire, par desmots qui finissent par un t muet & obícur, dontla prononciation est lourde, impar laite, qui loustrerélision devant une voyelle; on 1 appelle pour celaun vers féminin. Les vers féminins ont toujours unesyllabe de plus que les vers matculins. Dans la rimeféminine la dernière iyllabe ne íulsit pas pour la rimeavec un autre mot. 11 faut encore la convenance dela syllabe qui précède la dernière. Langage ne rimepas avec transfugi , quoique la derniere Iyllabe gesoit la mcrne. Foye\ le traité du Père Mcurgues dela Poésie Françoile.

FÉMINISER, v/ a. Ad fcemininum genus transferre ,adferibere generi fœminino. IsT Faire du genre fémi-nin. On ne lc dit qu en parlant de certains mots,qui ctoient originairement du genre malculin tk quiíont devenus féminins. M. Furetiérc prétend que legénie de notre langue est de féminiser les mots autantque l’on peut. Je n’ai point remarqué cela, ìk lesexemples qu’il rapporte ne le prouvent point : affaireest en Latin féminin ( res ) ou du neutre, negotium.Ainsi il n’y a point dastectation à taire a f aire àn fé-minin, tk ce motn’a point d’autre genre aujourd'hui,féavire n’est point du tout féminin; foudre est duneutre en Latin, & en François nous le faisons mas-culin ôc f éminin, ielon les règles que nous verronsau mot de Foudre. Pour comète tk planète, il estvrai que nous les saisons féminins, quciqu’en Latin& en Grec ils soient masculins : la raison est que laterminaison est feminine, tant en François qu en La--tin; outre que le mot Grec qui signifie étoile étantmasculin, il n’est pa» étonnant que les Grecs aientfait ces mots matculins, parce qu ils sousentendoientcn quelque sorte le mot , au lieu que le mot d’é-toile est féminin en François.

§ 3 *Féminisé, ee. part.

FEMME. s. f. Prononcez famé. On l’écrivoit autrefoisainsi, Voyef Ménage qui cite Carondas. £ssT La fe-melle de 1 homme. Créature raiíonnable que Dieu adonnee peur compagne à 1 homme, qui conçoit ôcengendre des enfans par fa conjonction avec lui. Fe-mina. Dieu tira la femme de la cote d Adam. Lesfemmes font naturellement plus foibles tk plus ti-mides que les hommes. Saint Augustin appelle lesfemmes le íexe dévot ; c’est [opinion du peuple : maisil y a plus d’apparence que dans cette prière, qu’onattribue à laint Augustin, & que l’Eglise récite à lasainte Vierge, on entend par ces mots, intercedepro devoto f oemineo fexu, des femmes contactées àDieu, & qui n’étoient pas assez bien désignées parles mots de Peuple tk de Clergé (ora pro populo ,interveni pro Clero.)

. II n’est pas bien honnête, & pour beaucoup de causes,Qu une femme étudie b sache plusieurs choses.Former aux bonnes mœurs l esprit de J es enfans ,Faire aller son ménage , avoir l œil fur Jes gens ,Ft réglersd dépense avec economie ,

Doit être son étude & sa philosophie-

Une tradition vulgaire des Mahométans, laquelle» grand crédit, parmi eux, est, que les femmes n en-

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tresont point en Paradis. d’FIerb. Les Malxionitespermettoient aux femmes de baptiser, dit saint Epi-phane , har. 42, c. 4. Les Monranistes admettoicntles femmes à la Prêtrise ôc à l’Episcopat. Tillem 1 .S. Epiph. har. 4$, c. 2. Le P. Louis Jacob a fait unlivre, intitulé la Bibliothèque des femmes. Carpzo-vius, Fiahnius, Strychius tk George Melchior Lu-dolf, ent fait des Traités de Droit & de Politiquelur les femmes de qualité. Ménage a donné un Traitédes femmes philosophes. C’est un petit livre très-maigre, ôc qui fe lent fort de la vieillesse de l’Au-teur. De Vign. Marv. Mademois. Schurman, fillelavante, a fait un petitTraité lur ce problème : Rumfemina Christiana conveniatstudium litterarum , Si l’é-tude convient à une femme Chrétienne ? Erasme atraité ce íujet dans une de ses lettres à Budéc. LouisVivès, dans Ion Institution de la/cmme Chrétienne,,a fait un Chapitre exprès où il traite la même quel-tion.

Rien ne pèse tant qu un secret ;

Le porter loin est difficile aux Dames ;

Lt ]e fais même fur ce faitBon nombre d’hommes qui font femmes.

Femme, fe dit quelquefois de tout le sexe féminin,lans distinction de femmes ôc de filles. La chastetéest la gloire tk le partage des femmes. Le Mai. Unhomme ne lait jamais bien vivre à moins que lesfemmes ne s’cn soient mêlées. Le Cn. de M. Laconversation avec 1 es fcmfnes doit être un peu Hat-tcuíe, & avoir je ne lais quoi de retenu. Id. Je vaisentrer clans un âge où je ne lerai plus guère f emme,ôc auquel je pourrai faire des amitiés idns qu’on eupuisse médire. M, Scud. La fortune est femme; ellele plaît à être importunée, pour ne pas dire forcée.S. Réal. C’est principalement auprès des femmesqu’on apprend à être agréable. S. Evr.

Ci gist qui de femme n eût rien

Que d'avoir donné la lumière

A quelques enfans gens de biern

Salomon dit, que de mille hommes il en a trouveun bon, tk de routes les f emmes pas une. Prudem-ment il ne faut point déclamer contre les femmesavant 60 ans, nous sommes trop exposés à leur ven-geance. Pourquoi faire profession de ne point esti-mer les femmes, quand 011 lent qu’on peut les ai-mer? Ch. d’H. La vraie ícience d une femme, c’estd’être belle ; l’étude tk les livres ne íervent qu’à larendre insupportable. P, Com. En ce sens 011 dit, ily avoit trente perlonnes, tant hommes que femmes.Il y a cent mille habitans dans cette ville, fans lesf emmes ôc les petits enfans. Un Tailleur pour fem-mes , est celui qui habille les femmes ; en ce cas lesfilles y font comprîtes, il y a aussi des Cordonniers

pom femmes, tkc.

Bonne femme, outre fa signification ordinaire,veut dire encore une jemrne âgée; tk quelquefoisaussi l’on appelle de la forte une /emme de peu, unepaysanne. Acad. Fr.

Un Auteur anonyme, mais Protestant, fit fur lafin du XVI e siècle une petite dissertation, dans la-quelle il prétend prouver que les femmes ne fontpas hommes ; c’est-à-dire, animaux raisonnables, Dis-sertatio perjucunda qua Ánonymus probare nititur ,Mulieres homines non este. Il tâche de prouver aussice qui s’eníuit natutellement de ion principe, qu’cllesne feront point sauvées , qu’il n’y a point de bon-heur éternel, ni d’autre vie pour elles. Toutes sesprétendues preuves font tirées dc [Ecriture ou fon-dées fur [Ecriture. Le but dc cet Auteur n’est pastant après tout de dégrader les femmes, tk de lesréduire à la condition des bêtes, que de montrer leridicule tk le faux du principe ôc de la méthode desProtestans, ôc principalement, dit il, des Anabap-tistes , dans les matières dogmatiques, qui est des’en tenir à [Ecriture feule, ôc de [expliquer cha-