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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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j o F L N

pieds d’ouverture entre les deux tableaux, ou piedsdroits.

On le dit auíìì des vitres & volets qui fermentces ouvertures. Cette maison est bien délabrée, iln’y a, ni portes, ni fenêtres.

Ce nom vient du Grec qui vient du

verbe Les Anciens diíoient fenejlra ct f est

tra 3 cnG rec , qui vient de 9«<iv- , qui ligni-

fie perlucidus 3 diaphane , un corps au travers duquella lumière paíle.

On dit figurément, que les yeux font les fenê-tres de l ame.

On appelle fenêtres , des endroits vides qu’onlaisse dans les écrits, pour y mettre ce qu’on n’apas eu loisir d’y écrire. U y a bien des fenêtres dansmes Cahiers. Ce mot est ancien en ce íens dans lalangue. F ays? Pénétré.

£n rennes d’Anatomie, on appelle fenêtres , deuxtrous ou ouvertures qui fe trouvent dans l’oreilleintérieure, de qui percent l’os des temples. Elles onttoujours une figure régulière ; l une étant ronde,i’autre ovale.

Paire fenêtre , fe disoit du temps des anciens tour-nois, quand on exposoit les jours des courses, furles fenêtres des maisons les plus proches de la lice,les Ecus & les Bannières des principaux tenans ouallaillans. On faifoit fenêtre le Lundi pour tournoyerle Mardi. On disoit aullì, fenêtrer les Bannières.

On dit proverbialement d’un importun, que si onle chasse par la porte, il entre par la fenêtre. Ondit aullì d’un homme indigne, qui fe fait recevoirdans un corps illustre par brigues & artifices, qu’iiy est entré par les fenêtres. On dit aullì, pour ex-pliquer k nécessité qu’il y a de faire une chose, qu ilfaut passer par-là ou par la fenêtre. On dit, en femoquant d’un fanfaron, que si on n’y prend garde ,il jettera la maison par les fenêtres. On dit d’unbon ménager, qu’il ne jettera pas son bien par lesfenêtres. On dit populairement, il est demain fête,les marmousets font aux fenêtres , quand on voitbien des gens qui regardent par la fenêtre. Etudede feu, étude de jeu. étude de fenêtre , ne firent ja-mais un savant Prêtre. Foyef Étude.

Fausse-Fenêtre. C’est une fenêtre bouchée, à qui iln’en reste que la figure par dehors , pour garder lasymétrie. Ce logis est plein de fauff'es-fenêtres. Ceuxqui font de fausses antithèses, en forçant les mots,imitent ceux qui font de fauffes-fenêtres pour lasymétrie. Pasc.

ífF Fenêtre, en Horlogerie. C’est une perite ouver-ture faire dans une platine, au-dessus du pignon,pour voir íì son engrenure a les conditions requises.

FENËTRÉ, ÉE. adj. Fenestratus. Percé, ouvert, où ily a des fenêtres. Ncot. Ce terme est en usage au-jourd’hui dans la Chirurgie. On appelle emplâtre/e-nêtrée , une emplâtre qui est percée au milieu ; on s’ensert aux fractures avec plaie; cette ouverture faitqu’on peur panser la plaie fans lever l’emplâtre quicouvre les parties voisines. Compresse fenêtrée , est«ne compresse qui a une ouverture dans son milieu :on l’emploie après l’opération de la bronchommie,pour laisser a Pair la liberté d’entrer dans la trachéeartère & d’en sortir. Bandage fenêtre 3 cil un ban-dage qui est percé au milieu. Chacune de ces ailesest fenêtrée par une ouverture carrée. ChirurgienDentiste. Mais on ne dit pas, une maison bien ou

mal fenêtrée. A

Fenêtre, ÉE, adj. Qui a des fenêtres, c’est-à-dire,des endroits vides, des papiers ou on laissoit desfenêtres ou des blancs, pour les remplir de ce qu on'touitoit. Intercisus , inter albicans , intervacans. L in-formation faire en 14Ù3 contre C bovin, Chancelierdu Duc de Bretagne, porte qu’il a bien oie envoyerdes faufeonduits en Angleterre contre la forme re-quise, & qui pi5 est les a bailles fenetres , pour ymettre tels hommes que les aucuns yourront cuireSc advifer, & c.

FENETRELEE. f. f. Fenestella,. Nicot. C’est-à-dire,«ne petite fenêtre. R est vieux.

F E N

FENICUSA. Petite île de la mer de Toscane, qu’onnomme aussi Félicur. Fxnicufa , Fenicusta, Felicur,dans F axe Ile, Sc Pkœnicados dans Ptolomée. Feni-custe est une des îles d’Eole ou Eoliennes, aujourd’huiîles de Eipara ou Lipari, situées vers le midi dc.la Si-cile. Fenicufe est abondante en pâturage, & Plinedit qu’elle nourrissoit autrefois les cinq ou six ilesEoliennes fes voisines. Strabon la place entre Eri-eufe & Didyme ; Sc Pline semble la mettre entre Eri-cuse Sc Lipara. Elle est en ester entre l’une Sc Panne ,parccquc Didyme Sc Lipari sont sort voisines. San-fo n , dans fa carte de la Méditerrannée, écrit Féni-cosa. Pline, L. III, c. Q. Strabon, L. FI.

Ce nom pourroit faire croire que cette île a étéhabitée ou possédée par les Phéniciens; car Feni-cuj'e , lignifie qui phénieize , h l’on peur ainsi

parler. Mais Strabon, L. FI, p■ 2j6, dit qu’ellefut ainsi nommée des palmiers qui y croissoient, Scqui Rappellent en Grec

FENIL. f. m. Galerie, grenier, ou autre lieu où l’onferre les foins.

Ce mot vient du Latin feenile, qui signifie la mê-me chose. |fT O11 donne aussi ce nom à une grossemeule de foin qu’on élève en pyramide dans un#basse-cour oli dans la campagne, faute de greniers.

FENIN. f. m. Monnoie d’Allemagne. Denarius. Lefênin de Vienne en Autriche vaut un denier.

FENISON. f. m. Terme de Coutumes. C’est lc tempsoù il est défendu de mener les bêtes dans les prés ,le temps où les prés font désensables à l’égard deloures fortes de bêtes. Tempus pabulationis inter-dicis. , vetits. La femston dure toute l’année pour lesporcs, pareequ’ils gâtent le fonds en fouillant ; maispour les autres bêtes ,elle commence à laNotre-Damede Mars,& dure jufqu’à ce que les prés soient fau-chés , ou que le regain soir coupé Sc enlevé : durantce temps-là, on dit que les prés font en fenifon.

FÉNIUS, FÉNIA. Nom propre d’une famille Romainepeu connue. Gens Fenia. Tacite, L. XIII Sc L. XF,parle d’un Fénius Rnfus, Préfet de l’Annone & puis■du Prétoire , foús Néron. Une médaille de Colonied’Auguste, citée par Vaillant dans fes Colonies, p.36, porte, C. Valeri. C. Ff. ni II vir,

FÉNOMÈNE. Foye% Phénomène.

FENOUIL, f. m. Fxniculum , Plante ombellifère ,donc les racines four vivaces, longues, branchues,aromatiques. Leurs tiges font hautes de quatre àcinq pieds, branchues par intervalles, vertes, moel-leuses , garnies de feuilles allez larges, d’un vertfoncé , découpées en une infinité de lanières lon-gues Sc très-étroites. L’extrémité des branches & destiges, porte des ombelles dc sieurs jaunâtres à cinqpetits pétales, soutenues par un fruit composé dedeux semences longuettes, étroites, cannelées &arrondies fur leurs dos, & aplaties par l’endroit qu’el-les fe joignent. On vend à Paris les ombelles du Fe-nouil ordinaire garnies de leurs femencts pour cellesde Panis. Le Fenouil doux fe distingue du Fenouilordinaire par le goût des semences, qui est âcre danscelui-ci & doux dans celui-là; d'ailleurs, les rigesdu Fenouil doux font plus hantes, les feuilles plusamples & en plus grand nombre. On mange en Ita-lie les jeunes poulies blanchies de ce Fenouil. Lesracines de Fenouil font apéritives; fes feuilles , aussibien que fes semences, font carminatives. O11 a re-gardé la semence de Fenouil comme le correctif duséné Sc de la plupart des purgatifs végétaux ; elle aà peu près les mêmes effets que Panis; on P emploiedans les remèdes Sc dans les ragoûts.

Ce mot vient de faenum ou plutôt de fxniculum tqui est le noin Latin de cette plante.

Lc Fenouil paroît du foin sec. On peut faire avecde la semence de fenouil une boisson fortifiante ; ellese prépare comme le thé, Sc se prend avec du su-cre ou sans sucre.

Fenouil Marin , est un autre genre de plante , qu’on•appelle autrement Bacille y en Latin crithmutn-Toyef Bacille. Fenouil sauvage. Iiippomarathrurn »

{ FENÓUILLEJDES. Petite co»rrée de France dans k

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