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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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Ï94 FLE

Ce mot a servi aussi dc titre à plulicurs livres. LesFleurs des Saints. Les Fleurs Poétiques, Scc.

On appelle , en termes de Manège , un chevalaubère de poil d c fleurs de pêcher, de poil dc millefleurs , qui a le poil blanc semé d’alezan & de bai.

Fleurs d’un vaisseau. Ce font les parties duvaiífeauqui font faites par les extrémités des varangues, oupar les empafures des varangues avec les genoux defond.

03* Fleur. Terme de fabrique de cuirs. Les ouvriersen cuirs, Tanneurs & autres, appellent la/àr d'unepeau , le coté où étoit le poil ou la laine ; Faun e côtéqui lui sert comme d’envcrs , s’appelle la chair , par-cequ’il y étoit attaché.

Tleur , est encore un ornement très-ordinaire en Archi-tecture. On met une fleur, ou fleuron , pour servir

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d’amortilsement à un dôme. On y a substituéboule, ou un vase. Les fleurs font quelquefois natu-relles , Sc imitées d'après nature ; ou artificielles ,comme les grotesques. Ou place d es fleurs en formede rôle dans le milieu des faces du tailloir du chapi-teau Corinthien.

En termes de Chimie, on appell c fleurs de soufre,fleurs d’antimoine, les parties les plus subtiles dusoufre, de l’antimoine, qui s’élèvent par le moyendu feu , & qui s’attachent au haut de l’alambic. Unprincipe des eaux de Bourbon est une crème de sou-fre, un o. fleur de bitume épurée , une quintelïencede baume extrêmement exaltée. Mém. de Tr.

On dit auífi , Fleur de sel. Foyer; Sel.

Fleur de Bronze. Foyer; Bronze.

Fleur de coin. Terme de Monnoíe. C’est le brillantqui fe voit fur la partie du champ qui n’est pointoccupée par les figures , & qui la rend éclatan-te, & semblable à de For , ou à de l'argent bruni.Ce poli , qui fait la fleur du coin, vient du poli ducoin des médailles Sc des monnoies. Nitor.

Fleur de coin. Terme d Antiquaire Médailliste. Qua-lité , beauté d’une médaillé,qui est fi bien conservée,qu’elle paroît toute neuve , qu’elle semble sortir desmains de Fouvrier. Eximia pulchritudo , egregiaintegritas. Ah , la belle médaille ! Elle efl a fleur decoin. Ce Curieux a laplus belle fuite de grand bronzequi se puilFe voir : toutes ses médailles font à fleurde coin. On ne dit guère ou point ce mot qu’en cettephrase. Être à fleur de coin. Effesummâ integritateac pulchritudine. Et cela ne s entend point de labeauté du travail, mais de la beauté de la conserva-tion. Et pour user de ce terme en fait de médailles ,il n est pas nécessaire que le poli du coin reste, Scparoisse encore fur la médaille ; cela ne íe peur, &il n y a point de médailles à fleur de coin en ce sens ;mais il fusti t que la médaille soit d’une grande con-servation.

, Lh termes du grand Art , f leurs du Magifiêre ,c eít-a-dire , les esprits enfermés dans la matière.On dit qiul faut fe donner garde de les brûler ; c’est-à-dire , de leur donner un feu trop violent qui lesaltère, Sc les oblige de rompre les vaisseaux où ilsfont enfermés. Fleur de U or , signifie, ouïe mercuredes Philosophes , ou la couleur qui succède à lacouleur citrine dans I opération de la pierre desSages , ou la blancheur etincelante de la Lune. Fleurde pêcher , c est le mercure. Fleur de sapience , c’estl’élixir parfait. Fleur du sel des Philosophes , c’est lapierre philosophalc. Fleur du Soleil , c’est la blan-cheur de la pierre Hanche parfaite ; cette blancheur

est fort éclatante.

Fleur est la terminaison de pluheurs lieux de Norman-die, de Bars leur , ììars leur , Ronfleur 3 Fief leur ,Vites leur. Si cette terminaison vient dc fluclus ,comme quelques uns le croient, elle a passe par leSaxon ; car f/eoten en cette langue lignifie couler :delà est venu flot , fluclus. De flot on a fait fleut ,comme de f los , fleur. De fleut on a tait fleur; notrelangue se portant volontiers à cette terminaison. Lapreuve de cette origine est que les noms terminés enfleur , fe trouvent terminés en flot dans les vieuxtitres* Ainsi Bas leur est appelé Barbes lot } Harfleur ,

F L E

& Ronfleur , IIares lot , Sc Hunes lot ; S: tous ies lieuxde cette terminaison foiit situés dans des endroits quifont battus des flots de la mer , in sstuarïis. Les nomsdes lieux de Hollande terminés en Uliet, ont la mêmesituation, Sc la même origine. Les Allemands iesappellent fleet, Sc les Anglais f/eta. Fìuet , originesde Caen.

A FLEUR. adv. de niveau. Ad summum , ex &quo adfastigium. Des yeux à fleur de tête. Ce bateau est sichargé , qu’il est presque à fleur d’eau. Mille petitsAmours font venus voltiger autour de lui à fleurd’eau. Voir. Cette balle a passé à fleur de corde -,c’est-à-dire , peu s’en est fallu qu’elle n’ait été arrê-tée à la corde. Une batterie à fleur d’eau , en termesde fortification Sc d’Artillerie , est une batterie qùirase la superficie de l’eau par la ligne que décriventles boulets qu’elle envoie. En cc sens on dit qu’uneaffaire , qu’un avis, qu’une élection a passé d fleur decorde ; pour dire , qu’il s’en est peu fallu quelle n’aitmanqué, qu’elle n’a eu qu’amant de voix qu’il lui enfalloir pour réussir..

0 CTFLEURAISON. í. f. Quelques Fleuristesdisenr fleu-riste n. M. Bremond dit floraison , poussé ou forma-tion des fleurs. Florum procreatio. J’ai mis des oignonsde jacinte, de tulipes, fur des carafes pleines d’eau.J’ai mis un peu de terreau ordinaire , pour savoir"s’il ìaateïoiûa floraison , ou s’ilaugmenteroit la forcedes fleurs. Mais tous les oignons des carafes ont étéplus tardifs que les autres. Trans. Piiil. 1731. M.Duhamel emploie aussi le terme de floraison Sc deflorification. Efflorescentia. Temps où les fleurs s’épa-nouissent. On pourroit, dit-il, le nommer le tempsde la floraison ou de la florification. L’Ac. ne mer quefleuraison qui n’est pas le plus usité. C’est, nous dit-on , dans l’Encyclopédie, le temps où les Heurs fontfleuries. Les fleurs se forment , s’ouvrent, s’épa-nouissent ; mais peut-on dire qu’elles fleurissent ouqu’elles font fleuries? La fleuraison on floraison estle temps où les arbres Sc les plantes fleurissent, fonten fleur. Florum tempestas , efflorescentia. Les fleursde la première fleuraison font ordinairement plusgrandes Sc plus belles que celles de la seconde.

FLEURDELISER. v. a. Terme de Blason. Semer defleurs de lis. Liliis distinguere. Un tel Chevalier por-toit un Ecu fleurdelisé. Le Grand Étendard , la Ban-nière de France, les tapisseries des Justices Royales ,& des maisons des Chanceliers , font fleurdelisées.Les bâtons des Maréchaux de France (ont fl eurde listé s.

Fleurdeliser, signifie aussi, marquer un crimineld’une fleur de lis fur l’épaulc. Tous ces coupeurs debourses ont étéfleurdelifés.

En termes de Blason, fleurdelisé , florence , fleu-ronné , fleureté Sc fleuré , font des mots v qui signi-fient , bordé ou terminé en fleur, comme une croix ,un bâton, un trécheur, Scc. On appelle proprementfleurdelisé, la croix ou lc bâton garni d’une fleur delis ; & florence , celle qui est garnie de toute autrefleur , quoiqu’on 11’en trouve guère de cette nature ;Sc on doit appeler fleuronnés 3 ces croix ou bâtons quiaboutissent en trèfles. Nous avons un Sceau originalde Hugues Capet. Il porte fur la tête une cou-

ronne //eLrde/i/è'e. P. Dan. Hist. de Fr. T. 1 3 pag.

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Fleùrdelisée. Terme de Fleuriste. Nom d’une Tulipecouleur de rose , tirant sur lc colombin & le blanc.Morin,

03 Fleùrdelisée. (Fleur ) Terme de Botanique.Foyer Fleur.

FLEÙREE. s. f. Terme dc Teinturier. Drogue servantà teindre en bleu, qui se fait avec la plante que l’onnomme voiiede , ou voide. C’est une espèce de pas-tel. On appelle aussi flairée , mais plus ordinaire-ment florée , une espèce d’indigo de la moyennesorte.

FLEURER, v. n. Répandre une odeur, exhaler uneodeur. Olere. Les roses , les œillets, les tubéreusesfleurent bon. Cela fleure comme baume , fe dit figu-rément non-seulement de ce qui sent bon, mais aussi 1de tout ce qui paroît bon Sc avantageux.

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