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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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F O M

À ce discours , Godard , mille fols plus surprisQue ne V efl un fondeur de cloche ,

Tire Jix écus de fa poche.

NoUVF.AU CHOIX DÉ VERS.

FONDI. Petite ville de la terre de Labour dans le Royau-me de Naples en Italie. Fundi. C‘est une ancienneville dont „trabon, L. III; Silius Italicus , L. VIII,v» S 3 0 ; Horace j Serm. Z. III, Sac. V , v. 3 4, ScMartial j L. XIII, epigr. 1:4 , ont parle. Ce der-nier loue les vins qui y croissoient. Fond1 écoit situeíur la voie Appiènnt, proche de Gajcte , ou Caere.C est aujoud’hui un Eve clic soft. agant de Capoue, àtrois lieues de Tcrracinc, près des montagnes de Fon-di, 8c d’un petit lac de même nom, qui te déchargedans le Golfe de Caere, l .e lac de Fondi a cinq oufix milles. Long. 31 d. 3 m. lac. 41 d. 33. m.

FONDIQUE. 1 . m. Terme de négo^L. C’est une maisoncommune où les Marchands s’allemblent pour leurcommerce, & où ils déposent l’argent Sc la marchan-dise de leur compagnie.

Ce mot vient de fonda, qui a signifié autrefoisBourse ; d’où vient qu’on dit encorda Bouríe d’An-Vers, la Bourse d’Amsterdam ; Sc fur-ton r on a at-tribué ce moraux magazins où se serrent les marchaitdises apportées des Indes. Originairement ce motvient des Sarazins , qui ont appelé alfondiga ce cjueles Italiens ont appelé fondico ; les Espagnols rap-pellent el mcrcado.

Cc terme ne paroît signifier aujourd’hui qu un dé-pôt ou magazin pour les marchandises étrangères.Encoie n’est-il guère en usage qu’en parlant des dé-pôts des Douanes d’Espagne & de Portugal, Sc decelles que les Espagnols ont dans l’Amérique, &:les Portugais dans Forient. Dicl. de Commerce.

FONDIS, f. m. Espèce d’abyme qui se fait sous quelqueédifice, soit par un ébouleraient de terre , soit parquelque source d’eau qui sc trouve sous les fondc-mens d’un bâtiment. Gurges , hiatus. On le dit ausside la terre qui fond dans une carrière ; Sc qqand cetcboulement y fait un trou par où l’on peut en décou-vrir le fond, cela s’appcll e fondis à jour : 011 dit aullìfontis, ou fonte.

FONDOIR. l. m. Est un lieu dans les boucheries oùles Bouchers fondent leurs grailles pour faire le fuis,& où les Chandeliers fondent le luis pour faire lachandelle. Liquatorium.

FONDOUCLIS. f. m. Sorte de monnoic, qui a coursau Caire. Ce mot est dérivé de celui de fondique.

FONDRE, v. a. Fundere, liquefacere , liquare. Je fonds,je fondis , j'ai fondu. Mettre en fusion , ou fous uneforme Huide, une Insistance solide, un métal, duverre, une pierre, &c. par le moyen du feu. Fondreune cloche, de la cire , du plomb. Il est difficile defondre l’or, si on n’y ajoute quelque drogue, commele borax. Le feu fait fondre la cire. Igne cera li-quescit.

Combien de fois la bête a vu Vhomme hypocondreAdorer le métal que lui-même fit fondre?

On dit aullì fondre une cloche, une statue , hjettes en moule.

$CT Q n fond les métaux , pour les séparer de la piende mine. Quand ils t ont purifies & réduits en barre:en lingots, en taumons, en navettes, suivant la difétence des métaux , on les fond de nouveau daides creusets, pour les employer à distérens 01

vrages.

AI- Fondre , est aussi neutre. La neige fond au íoleil.La cire fond facilement au feu. Liquescere , lique-

Fo'ndre, signifie aussi figurément, perdre de ses forces,

de fon'embonpoint. Effundi. Cet homme est bien fon-du depuis quelque temps. Il Jond a vue d'ceil,, commele beurre dans la poêle. C’est en ce sens qu’on dit,fondre en larmes, pour dire , pleurer beaucoup.Fondre, signifie aussi s’affaisser , s’abymer. Perire, de-hiscere. La terre fondit lous lui.

F O N LLy

On le dit aussi des choses qui s’anéantiíTent, quilont détruites. L’Empire d’Alexandre/íWrr enpeu detemps : on vit fondre cette famille opulente qui ctoitla première du pays»

ifT L’on dit dans ce iens qu’une chose est fondue, lors-qu’elle diíparoîc toucà-coup, lans qu’on sache cequ’clle est devenue»

On dit aussi qu’une maison noble est fondue dariSune autre ; pour dire qu’elle est tombée en une autremaison, que tous les biens de cette maison ont passédans une autre par le mariage de quelque fille, ouqu’elle est tout-à-fait fondue; pour dire qu elle esttout-à-fait éteinte.

|}CFFoNDRE,enPeinture.F<mc/rt:lescouleurs, les teintesl’une dans l’autre, c’elì les bien mcler. On dit des cou-leurs bi en fondues : fondre les bruns dans les clairs.Le Peintre commence par poser les teintes les unes àcôté des autres; puis avec une brosse lans couleur illes mêle l’une dans l’aurre, de laçon que le passagede l’une à l’autre loir insensible. C’est ce qu’on ap-pelle fondre les couleurs, les teintes.

Fondre , fe dit dans les Manufactures de l’adresse &dela perfection avec lesquelles un ouvrier mêle ensem-ble les couleurs des foies ou des laines dont il fabri-que ses étoffes.

On dit pareillement, on a fondu dans ce Diction-naire les notes d’un tel ; pour dire qu’on les y a jointessuivant leur rang,

Fondre des actions ,fondre des billets, terme de com-merce, se défaire de fes billets, vendie (es actionspour de Largeur comptant. IfJ' Ce terme paroît ren-fermer une idée de perte. Un homme qui a besoind’argent, fond fes billets, fes actions, s en défait,même avec perte.

Fondre, est aussi un terme de Jardinier, qui signifiepérir, pourrir par le pied. Mes pieds de melons fondent.

Fondre en abyme, fe dit des Chandeliers , qui font leurchandelle en la trempant dans un vaisteau qu’ils ap-pellent un abyme , où il y a du luis fondu.

Fondre, signifie aussi se jetter avec impétuosité de hauten bas fur quelque choie. Irruere , tmpetum facere ,irrumpere, involare , infiltre. Un oiseau de pu i ejondsur la perdrix. On voyoit deux épe> »iers d or quifembloient f ondre l’im fur l’autre. Vaug.

j |CP On le dit figurément pour attaquer avec impétuo-sité &,tout à coup. / ondre fur l’ennemi. Quand on vitcette ligue redoutable fondre de toutes parts fur nosfrontières.

On dit presque en même sens, toute cette compa-gnie dé mit aller dîner à la campagne i mais la pluie l’aobligée à venir fondre chez moi.

!ÌCT On dit de même que tous les malheurs imaginablesfont venus fondre fur quelqu’un. Fuere , ingruere. Sitous vos créanciers viennent à la fois fondre fur vousvous êtes ruiné. Voilà un nuage bien épais ; on ne laïcoù il ira fondre. L orage est prêt à fondre.

On dit aussi quand on volt de grands préparatifs dcguene, qu on ne fait où ira fondre cet orage.

Us? Fondre fe dit avec orage tant au propre qu’au fi-gure ; mais ce n’est pas parler assez correctement quede dire que les vents ont loufflé, & font venus fondrelur une maìíon : un grand tourbillon de vent vinttout d’un coup fondre lur le lac. Le vent n’étancpoint visible , ne fond point, à parler exactement :mais on pourroit le dire d une pluie furieuse mêleede grcle. Voye\ le P. Bouh.

Fondre, s’est dit autrefois, pour fonder, établirquelque chose , Sc fondement pour fondation. Lo-bin. Gloff.

On dit en proverbe qu’il faut fondre la cloche jpour dire qu’il faut terminer, achever une affaire,

la (aire juger, la consommer»

FONDU, UE. part. Plomb fondu, luis fondu, cire

Fondu , le dit des couleras bien mélangées dans lesétoffes de foie Sc dc laine. C est aussi un tenue dePeinture. Voyet; Fondre.

On appelle aussi un jeu d’enfans, le cheval fondu*quand les uns fautent a cheval fur le corps des au-