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man, de l'alun, da sel ammoniac, ou quelqu’autre Jchose de semblable. Elle sert à graver furie cuivre.Voye\ Eau.
Quelquefois en parlant des eaux & des liqueursqu’on boit, on appelle liqueurs fortes , celles quiíont composées d’eau-de-vie, oud’esprit devin, &dans lesquelles pour l’ordinaire il entre des aromates.Les liqueurs que l’on prend se divisent en fortes 8cen rafraîchissantes ; les sortes font pour 1 niver, 8cles rafraîchissantes pour l’été.
La colle forte est une matière visqueuse 8c tenace,qui sert à faire tenir enlemble le bois & autres chosessemblables.
Main forte , se dit de l’assistance qu’on donne auxOfficiers pour exécuter les ordres de la Juftice. Ona enjoint aux habitans de s’assembler , Sc de prêtermain forte pour l’exécution d’un tel Arrêt. On ditauiìì qu une terre est en main forte ; pour dire, qu’elleest poslédée par une personne puissante-, qu’on au-roit à faire à forte partie , st on vouloir l’en châtier.
On dit proverbialement ; il faut céder au plusfort. Le plu s fort 1 emporte. Il aura fort à faire. Il estle. plus Jort j il portera les coups. 11 te met toujoursdu côte des plus forts. On dit aullî qu’un enfant estfort comme un Turc; pour dire, qu’il est/urr robuste.Molière fait dire à M. Diaforus, que Ion fils Tho-mas est/cwr comme un Turc fur tes principes. On ditauffi, qu’un chien, qu’un coq, est bien jort fur sonpallier : on le dit auffi d’un homme quand il est chezlai : on dit auffi en faisant une imprécation; vos fortesfièvres quartâmes.
HO" On dit communément se faire fort de quelque chose ;c’est en répondre, prendre sur soi l’entreprilc, teflatter d’y réussir. Il se fait fort d achever cette en-treprise en tant de temps. Cette expression ne peutêtre admise en vers , quoique Corneille s’en loirservi. Elle peut tout au plus être employée en proie.Une femme dit tout de même qu’un homme; je mefais fort de cela, & non pas je me fais forte. On ditde même au pluriel, ils se font fort , & non pas forts,de même qu’on dit, elle est demeurée court;ils fontdemeurés court ; pareeque ces deux mots font indécli-nables , & employés comme adverbialement.
Fort. adv. augmentatif. Beaucoup, avec force, vio-lence , fermeté. Multum, valdè , vehementer. Il pleutfort. Il vente de plus fort en plus fort. Il est fort juste,fort beau. Il aim e/orr cette beauté ; elle lui tient fortau cœur. Ils ont disputé fort 8c ferme ; pour dire ,long temps. Frapper fort, serrer, prcller fort, &c.Cet adverbe a un usage fort étendu, pour marquerexces, violence, effort, contention, perfection, mul-titude, généralement ce qui passe la quantité , la me-sure ordinaire des choses. Fort nombreux, fort laid,fort savant, fort éloquent, fort cruel, &c.fCP On se sert assez indifféremment de très , fort, 8cbien , $our marquer ce que les Grammairiens ap-pellent superlatif. On dit dans le même sens, tres-sage , fort sage, bien sage. Cependant M. l’Abbé Gi-rard observe qu’il y a entr’eux quelque petite diffé-rence , en ce que le mot de très marque précisémentdc clairement ce superlatif, sans mélange d’autre idée,ni d aucun sentiment ; que le mot f ort le marque peut—etre moins précisément, mais qu’il y ajoute une cs-pece d’affirmation ; 8c que le mpt de bien exprimedé plus un íenument d’admiration. Ainsi l’on dit,Dieu est très-juste ■ les hommes font fort mauvais-la providence est bien grande. '
HF'A l’egard de 1 autre différence qu’appercoit M. l’AbbéGirard entre ces mots, pris dans un tens ironique,Voye% bien adverbe.
Fort. adj. Terme employé en Musique, pour marquer qu’il faut forcer le ton avec véhémence, maisfans le hausser.
F°Rt. f. m. Il se dit du principe par lequel une choseagit ou résiste le plus ; de l’cndroit, du côté oar où«Ile est plus /òrte j plus dure, plus ferme, plus solidePms agissante ; il marque aussi vigueur , force, ex-cellence ; le temps où une chose est dans son plus
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^t point, dans un plus haut dégré. On prend
ce
mot d c fort dans cette signification, dans un sens phy-sique & naturel, dans un sens moral & figuré. Le fortde l’eau. Le jort de l’âge. Lc fort 8c l’été. Le fort dela guerre, de la peste. Le fort <âe fa colère, de sonamour. Le jort de son mal, de son accès. Aufort del’orage. Nos Historiens décriront avec quels applau-dissenrens nos soldats voyoient M. le Duc mêlé zveteux à la tête de la tranchée , & dans le jort des plusdangereuses attaques. Div. de Seaux.
Je me cauchois fans feu dans le fort de Vhiver.
Mor.
Cette expression au fort de l’hivcr a deux sens-; ellesignifie , 1 °. dans ou durant le plus grand froid ;2 0 . au milieu de l’hiver.
A u fort de ma tristesse,
Dans mes profonds ennuis,
A toi seul je m adrefjè ,
Et les jours ò‘ les nuits. CoNRART.
A faire des heureux louis borne fa gloire ',Lui-même il fe désarme au fort de la victoire.
Recueil de vers.
En fait d’armes on appelle lc fort de l’épée ,1a partiela plus proche de la garde , qui a environ un pieddétendue depuis la garde. Attraper, gagner, parerle fort de l’épée. Pars enfs propior capulo. On le ditaussi de la lance & de la pique ; c’cst le milieu de lapique.
Le fort d’un bois , ou les forts sont les endroits oùle bois est le plus épais , & où se retirent les bêtesfauves. fsoT Ainsi l’on dit qu’un sanglier est dans sonjort, quand il est dans le lieu de ion repaire, de faretraite.
fíCF On dit figurément qu’un homme est dans son fort,quand on le prend par l’endroit où il a le plus d’a-vantage. Vous l’avez fait assigner au Parlement, oùil a tous ses parens , vous l avez attaqué dans sonfort. Son fort c’est l’Histoire. C’est le prendre par sonfort.
On appelle \efort de la balance Romaine, le côtéle moins éloigné du centre de la balance. Le fort dela boule est le côté où le bois est le plus ferre , 8cvers lequel la boule penche toujours. On dit auffi ,il faut mettre cette poutre sor son fort , fur le côtéqui résiste le plus ; ce qui te dit particulièrement dubois bombé ou courbé, quand on met la partie la plusélevée par-dessus. Le fort du couteau, tergum , dor-fum.
On dit proverbialement du fort au foible , le fortportant le foible, pour dire, faire une compensa-tion du bon avec le ruauvais, ce qui manque à l’unétant suppléé par l’autre. Il cn connoît le son 8rle foible.
Fort se dit auffi d’un homme vaillant ou robuste. L’E-crirurc fait mention de trente Forts de David.
Fort desHales. C estlameme chose que gagne-denier.Voye\ ce mot.
Qn appelle à Paris les Forts , certains Crocheteursoccupes à porter des fardeaux. Il y a de ces Fortsétablis au port Saint-Paul par autorité de la ville,pour décharger des marchandises, & aux autres ports,on les appelle Compagnons de rivière. ,
On dit, il faut pousser à bout cette affaire, le plusfort en est fait, pour dire, lc plus difficile.
Fort signifie auffi un château, une petite place for-tifiée par l’art ou par la nature, ou ss ir .* un r-tre cn même-temps. Arx. Un Fort à etoste. Un Fortà cinq bastions. Le Fort de Schenclc. On fait desForts de campagne pour garder des paliages, pourdéfendre des lignes de circonvallation. Ge t ont desouvrages de terre ou de maçonnei te propres à ré-sister aux attaques de l ennemi.
Sur fa rive est un Port d’étonnante structure,Que pat de nouveaux Joins l arc aidant la nature yCrut enfin garantir d’être jamais repris.
De la Monnoye.