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Fourrure, en termes de Critique. Les Critiques ap-pellent fourrures, des morceaux ajoutés aux ouvra-ges des Anciens, des pièces fausses qu’on y a four-rées , i liseré es comme vraies. Suppositum aliquid.Le testament de S. Rémi paroît à cet Auteur, com-me au Pape Silvestre II, à Flodoard, au PrésidentBriston, à Baroni us, une pièce authentique, quoi-qu’il y ait quelques fourrures, comme par exem-ple, la donation de Donzy par S. Clou. Mém. deTrév. Cet Auteur a un manuscrit de Servius, exemptdes fourrures qui l’ont défiguré; Ibid.
FOURSEURE. f. f. Terme dont les Provençaux, quifont le négoce des foies à Smyrne, fe fervent pourexprimer le mélange de quelques / mauvaifes quali-tés de foie que l’on met avec les bonnes, pour lésfaire passer ensemble.
FOURSY, ou Furs y. f. m. Sc nom propre d’homme.Furseus. Saint Fourjy, Abbé de Lagny Sc Patron dePéronne, est qualifie d’Evêque dans quelques Calen-driers des Eglises de France, Sc honoré comme telà Cambray Sc en d autres lieux. Il vivoit au VII esiècle, Sc mourut en 6y 3, ou plutôt en 6yo, le 1 6de Janvier. Foye-p Rolland us Sc Bailler à ce joiir,Sc Bulteau, h III, C. 26.
FOURVOIEMENT, f. m. Erreur de celui qui fort dudroit chemin. Deerratio. La faute du guide a étécause de notre fourvoiement. |fT Au figuré, syno-nyme d’égaremenr. Revenir d’un long fourvoiement.Tomber dans un étrange fourvoiement. Il n’est pasplus usité au propre qu’au figuré.
FOURVOYER, v. a. Détourner du chemin. A reclavia deducere. La nuit nous a fourvoyés. L’Acad.Fourvoyer , fe dit plus ordinairement avec le pronompersonnel; il lignifie, s’égarer, íortir de son droitchemin. Aberrare. Il est ailé de fe fourvoyer dans lesforets. On doit prendre des guides pour empêcherqu’on ne fe fourvoie , quand on voyage de nuit, ouen pays inconnu. On le dit aulli au figuré. Il est ailéde fe fourvoyer, quand on fuit les pallions Sc la rafson humaine.
Ce mot vieillit. Il vient de foras Sc via, c’est-à-dire, hors de la voie. Nicot.
FOURVOYÉ, LE. part.
FOUTEAU. f. m. Qu’on appelle autrement Fau, ouHêtre. Voyez ce mot.
FOUTELAIE. f. f. Lieu planté de fouteaux.
FOU VENT, autrefois FONVENZ. Nom de lieu dan;le diocèse de Langres, en Champagne. Fons Ven-me. Hadr. Vales, Not. Gall. p. 280.
FOWEY. Bourg d’Angleterre. Foveium. Il est à l’em-bouchurc d une petite rivière qui porte son 110mdans le Comté de Cornouailles, entre Falmouth ScPlimouth. Fowey a droit d’envoyer deux députés auParlement d’Angleterre. Long. / 2 d. 30 m. lat. ysd. 12. m.
FOUXACH. Ville du Chorafan en Perse. On la nom-me aulli Bounach, ou Bouxeng. Buxenghum.
FOX. Vieux mot. Foye% Fel.
F O Y.
FOY. Vtye\ Foi.
FOY-MENTEUR. Voye\ Foi-menteur.
FOY MENTIË. Voye\ Foi-mentie.
FOY-MENTIR. Voye? Foi-mentir.
FOYE. Voye\ Foie.
FOYER. f. m. L’âtre de la cheminée où l’on fait le feu.Focus. Les Penates des anciens étoient appelés les
Dieux d es foyers. .
Ce mot vient du Latin joculare. Menace.
(p* On dit d’un homme qui mène une vie retirée ,qu’il aime à garder son foy e f • Ce mot, particulière-ment au pluriel, fe prend figurément pour maison.Je tremblois déja pour nos foyers, je croyois voirl’ennemi à nos portes. Combattre pour les foyers.Pugnare pro laribus, pro penatibus. ^
Les Marbriers appellent aulli de ce nom une piecede marbre, ou de pierre commune , longue de qua-tre ou cinq pieds , large d’un bon pied Sc demi ,qu’on met devant l’âtre du feu dans les chambres
FOY
des personnes qui fe logent propremënt. Un foyerde marbre, un foyer de pierre. Ce font les Marbriersqui polissent les foyers.
Foyer, fe dit aussi par les Potiers Sc les Chimistes,de la partie du fourneau où l’on met le charbon.
Foyer, en termes de Marine, fe dit des feux allumésau haut d une tour éminente, pour donner la nuitpar leur lumière, l’adresse aux vaisseaux; comme laTour de Cordouan fur la rivière de Bourdcaux, latour de l’île d’Oléron, de Boulogne, de l’EcIuíe ,le Phare d’Alexandrie, Scc. On le dit aulli des feuxqtie ceux qui font le guet fur la côte doivent avoir,pour faire des signaux. On appelle auslì foyer, dansles vaisseaux, l’endroit où l’on fait le feu.
FOYER.Terme de Géométrie.On a d’abord appelé/nyárrde certaines courbes, les points où elles rallcmbloiencles rayons de la lumière, & la raison de ce nom dcfoyer est assez évidente ; mais depuis 011 l’a étenduà tous les points, qui feroient tels, que toutes leslignes qui en feroient tirées à la circonférence dequelque courbe, auroient quelque propriété com-mune, quelle qu’elle toit. Sc cette extension a étési loin, que non-feulement des points, mais mêmedes lignes, soit droites, loir courbes,- font appeléesfoyers, à l’égard des courbes pour qui elles Ion t con-ditionnées de la même manière. Les foyers dc l’cl-lipfe font les points ou les rayons qui partent de1 un , & vont frapper la concavité de la courbe fousquelque angle que ce soit, fe réfléchissent dans l’au-tre & s’y réunissent. Ac. des Sc. 1703, Iíijî. p. 67 i68 . Le foyer fe dit des centres des ellipses, des pa-raboles & des hyperboles, où aboutissent les ré-flexions des rayons qui tombent fur leurs surfaces,Sc d’où l’on tire des lignes qui ont de particulièrespropriétés, amplement démontrées par Apolloniusde Perge dans ses Sections Coniques. Les ellipsesont deux foyers, ou centres, fur lesquels la figureest décrite ; ce font deux points marqués lur le grandaxe de l’ellipfc, d’où les lignes qui font tirées à quel-c|ue endroit que ce soit de la circonférence égalent,etant prises ensemble , le grand diamètre. Voye%_Deícartes, Schooten, de la Flire , Sc les autres Géo-mètres qui ont traité des Sections Coniques.
On appelle aussi foyer dans l’Optique, un point oâs’assemblentplusieurs rayons, soit qu’ils s’y ramassentpar réflexion , ou par réfraction. Ce point est ainsi ap-pelé, pareeque c’cst en cet endroit-là que les mi-roirs ardens font capables de brûler. Le foyer est lepoint brûlant, c’est-à-dire, le point où fe termineurles rayons en les prolongeant.
Le foyer solaire, est un rond, ou cône dune clartébrillante Sc fort vive, qui fe forme des rayons délumière brisés dans un verre sphérique Sc conver-gens, qui aboutissent à un point brûlant. C’est uneerreur de croire que ce foyer soit justement au cen-tre du verre qui a cause la réfraction : il ne va quejufqu’au tiers ou au quart du rayon. Il faut que larétine soit aa foyer àn cristallin, c’est à-dire, à l’en-droit des rayons qù’il a rompus, afin que la visionsoit parfaite.
Foyer virtuel. Molineux dans fa nouvelle Dioptriqueappelle dans une glace conca.ve foyer virtuel, oú pointd’inclinaifon, Point of divergeance, le point ou 1 *ligne prise de l’endroit où le rayon dc la lumièretombe fur la glace, Sc tirée perpendiculairement ala ligne de réfraction, coupe l’axe de la glace. Voy-cet Auteur, p. jó, Sc Harris au moi Focus Sc a»*mot Virtual.
En termes de Médecine, on appelle foyer, le lis 11où l’on croit qu’est le principe Sc le levain de la fiè-vre, la chaleur interne qui cauíe la fièvre.
Foyer du péché. Terme de Théologie. Fomes pe c 'cati. On appelle foyer du péché, la concupiscence»ou l’inclination naturelle au bien sensible qui est de'fendu. Quand on considère cette disposition ou celteinclination dc l’appétit en elle-même, c’est le foy tTdu péché en puillance, in aclu primo; quand ouconsidère les mouvemens indélibérés de l’appeth q uî