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FRASSINETO. Voye% Frainet.
FRASSINETO, ou FRASCINETO. Ancien bourg d’I-talie. Fraxinetum. Il eíE dans le Montferrat, prèsdu Pô, environ à une lieue au dessous de Casai.
FRAT. Voye\ Euphrate. On ne dit point autrementen François.
FRATER, f. m. Terme emprunté du Latin, pour dé-signer un garçon Chirurgien. C’cft ordinairement unmot de mépris. Un Frater auroit été excusable d’a-voir eu cette soumission, pareeque ses lumières fonttrès-bornées j mais un maître Chirurgien doit êtresûr de son fait. Dionis.
FRATERNEL, ELLE. adj. Qui est propre à des frères.Tel qu’il convient entre des frères. Fraternus. Il ya une union, une amitié fraternelle entre ces per-íonnes. L’Evangile nous excite à la correction fra-ternelle.
|(CT On appelle correction fraternelle , celle qui se faitavec l’esprit de charité fraternelle ; Sc charité fra-ternelle , celle que les Chrétiens ont ou doivent avoirles uns pour les autres, comme enfans du même pèrepar le baptême.
FRATERNELLEMENT, adv. D’une manière fraternelle.Fraternè. Dans leur société ils vivent fraternelle-ment.
FRATERNISER, v. n. Vivre en frères, s’aimer d’uncmanière fraternelle. Fratrare, fraterculare , fraternomore , fratrum ritu agere , vivere. Ces deux hom-mes , ces deux corps fraternisent , vivent en bonneintelligence.
Fraterniser, fe dit des Compagnies lorsqu’elles s’ac-cordent Fune à l’autrc réciproquement dans la per-sonne de leurs membres, certains rangs, quelles sefont certaines civilités, &c. L ’Académie des Inscrip-tions qui fraternise avec la nôtre (l’Académie Fran-çoise.) Fleuri.
Quelques-uns ont transporté ce mot aux choses in-sensibles , pour signifier avoir du rapport l’un à l’au-tre. Convenire. L’Avocat du Pcrray a dit que son Trai-té de; Droits ^honorifiques Sc utiles des Patrons &Curés primitifs/r«rt*/zi/è avec celui des portions con-grues, Sc qu’il faut les avoir Jus tous deux, pour fcremplir à fond des matières qui y font traitées. Jene voudrois pas l’imiter, & ii je me servois de cemot en ce sens, je le ferois tout au plus dans la con-versation ; mais je ne l’écrirois jamais. Les Romainsdes Gaules aimoient mieux avoir pour maîtres lesFrancs, leurs anciens alliés, avec qui ils fraterni-saient depuis deux siècles, que les Goths & lesHuns, &c.
FRATERNISÉ, ÉE. adj.Terme de Poésie. Ri m z fraterni-sé , selon Richelet, est la rime du vers répétée dansles pièces anciennes qu’on appeloit fatras , voyez cemot. Richelet & quelques autres Auteurs ont donnéa ces sortes de rimes le nom de fraternifées , ou fra-trisees. , J
FRATERNITE, f. f. Fraternitas. Ce mot dans le di-dactique , exprime la qualité de frère, le rapport quife trouve entre deux frères, la relation de frère com-me quand on dit, vous avez beau le renoncer pourfrère, vous ne détruirez pas la fraternité qui est en-tre vous. Dans l’usage ordinaire ce mot signifie union,amitié fraternelle. Ces enfans vivent dans une grandefraternité. A
On le dit de meme de la liaison qui se trouve en-tre ceux qui sans ctre frères, fe donnent réciproque-ment cette qualité. Il y z fraternité entre deux hom-mes , entre deux familles, entre deux républiques,entre deux Eglises, &c.
ífT Les Rois & les Empereurs le donnoient ce titreentre eux, aussi-bien que lçs Eveques & les Moines.On le trouve dans les Auteurs du bas empire, soitGrecs, soit Latins, lìwsrH , fraternitas.
Fraternité. Il y a une. fraternité naturelle Sc une fra-ternité destitution. La fraternité natuteue eít cellequi est entre les enfans d’un même père Sc d une me-me mère, ou qui ont le même père seulement, oula même mère. La fraternité d’institution, dit M. de-S. Aubin, dans ses Antiquités de la Maison de Fran-
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ce , p. /77 , étoit autrefois une alliance civile, quiíe pratiquoit dans ces temps-là par la cérémonie decouper la barbe Sc les cheveux. Pépin d’Héristel avoirenvoyé son fils Charles à Luitprand, Roi des Lom-bards , pour que ce Roi devînt son père spirituel,en lui coupant les cheveux solennellement. Char-les-Martel envoya depuis son fils Pépin le Bref aumême Roi pour la même cérémonie. Clovis avoirdemandé à Alaric par une ambassade de 1 adopterpour fils, en.lui touchant la barbe suivant l’anciennecoutume. Aim. L. I , C. 20. Le Pape Benoît II re-çut, à la tête du Clergé & de l’armée, les tìocconsdes cheveux de Justinien Sc d’Héraclius, fils de l'Em-pereur Constantin. Ils fe font promis (les nouveauxconvertis ) que devenant par une étroite alliance ,nos amis, nos frères, les membres d’un même corps,nous nous ne leur refuserions pas les devoirs de l’a-mitié, del’hoípitalité, de la proximité, d’uqe saintefraternité. Bourd. Exh. T. /, p. 124.
La Fraternité d’armes étoit autrefois une alliance,une astociation d’armes que faifoient deux Cheva-liers en se promettant d’être toujours unis Sc de s’en-tr’aider envers & contre tous. Armorum fraternitas ,societas 3 fcedus. Bertrand du Gucsclin & Olivier Clis-son jurèrent tous deux une fraternité d’armes l’anIJ79, en touchant les Evangiles. Hift. de Bret. T.1 3 p% s9S- T. II, p. 538. Il y en a d’autres exem-ples, T. /, p. S s 3. On appelle ces Chevaliers frè-res d’armes.
FRATICELLE, ou FRATICELLI. f. m. Nom de secte.Fraticellus. Ce mot, qui est un diminutif Italien,qui signifie la même chose qu’en François frérot, 011petit frère, fe donna à la fin du XIII e siècle à unesecte d’hérétiques qui s’éleva dans la Marche d’An-cône vers l’an 1294, Sc il leur fut donné pareequec’étoient presque tous des Moines Apostats, & queles Italiens appellent les Moines Fratelli. Pierre Mau-rato & Pierre de Fossombrone donnèrent commen-cement aux Fraticelli. Ayant obtenu de Célestin V,grand amateur de la retraite, la permission de vivredans des solitudes en hermites, & d’y pratiquer larègle de Saint François dans toute la rigueur; plu-sieurs Moines fainéans & vagabonds fe joignirent àeux, vivans à leur fantaisie, & faisant consister routeleur perfection dans la pauvreté. Bonifacc VIII lescondamna, & ordonna aux Inquisiteurs de procédercontre eux, comme contre des hérétiques. Ils fe re-tirèrent en Sicile, Sc lorsque Pierre-Jean Olive deSérignan eut faitparoître son Commentaire sur l’A-pocalypse, ils cn adoptèrent les erreurs. Ils traitè-rent l’Eglise Romaine de Babylone, ils en voulurentétablir une plus parfaite ; ils soutinrent que la règlede Saint François étoit la règle évangélique, obser-vée par Jesus-Christ & par ses Apôtres. Ils élurentmême un Pape de leur nouvelle Eglise, si l’on encroit quelques Auteurs. Ils fe firent au moins un Gé-néral particulier & des Supérieurs; bâtirent des mo-nastères , & fe donnèrent un habit fort étroit. Ou-tre les erreurs d’Olive, ils soutinrent que les Sacre;mens de l’Eglise étoient inutiles, pareeque ceux q ulles administroient 11’avoient plus, ni pouvoir, ni )frídiction. A peine Jean XXII fut-il monté fur yChaire de Saint Pierre, qu’il les condamna ; mai*plusieurs s’étant retirés en Allemagne, furent pr 0 'tégés par Louis de Bavière. Ils joignirent la débau-che à l’erreur; ils approuvèrent la communauté d c , sfemmes; en attirèrent chez eux fous prétexte de de-votion , & ils en abusaient dans leurs assemblesnocturnes. Voye\ Sponde à l’an 1297. - .
Les FraticeÛeSi ou Frérots, s’appeloient de P* 11sieurs noms ; Frérots3 parccqu’ils vi voient cn comm uri >pour paroître imiter les premiers Chrétiens ; Dul ctnS ldu nom d’un de leurs Docteurs; jc ne fais pourqUBifoches. MÉzeray, F.I,p. 7/7. Cet Auteurporte une médaille de Philippe le Bel, qu’ilavoir été frappée en mémoire de l’exrinction “ e ‘lecte des Frérots ; mais d’autres perdent qu estefrappée pour l’abolition de l’Ordre des TemP‘ lC . r 'FRATRICIDE, f. m. Quafi cades fratris. Meurtre
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