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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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dfcs coquettes. La Font. J’ài résolu de fronder voscagotteries. G. G.

|KF Fronder , v. n. signifie austì parler contre le Gou-vernement. C’est un homme qui ne fait que frondertout le joua '

FRONDÉ, ÉE. part.

FRONDERÍE. f. f. Naudé a dit ce mot pour fronde,cabale, faction. Faclio. Six mois de paix & iansfron-derie ne peuvent-ils pas remédier aux désordres?Masc. p. S32.

FRONDEUR, s. m. Qui jette des pierres avec une fron-de : Funditor, fundibularius ,f undibalifla , fundibalus,fundibulator. Les Frondeurs faiíoicnt une partie dela Milice des Anciens. Ceux qui lançoienr des jave-lots ne pouvoient atteindre les Frondeurs de l’enne-lni. Ablanc. Il s’enrôla juíqu’à deux cens Frondeurs.Id. On a Vu aussi des Frondeurs dans l’Amérique.

Frondeur, se dit aufli de ceux qui ont formé & suivile parti de la Fronde en France contre le Gouverne-ment, c’est-à-dire, contré le Cardinal Mazarin. Cemot est venu en usage en l’année 1648, auqucl tempson appela Frondeurs , les Conseillers du Parlementqui opinoient contre le Ministère en l’absence desPrinces. Ménage dit que M. de Bachaumont, Con-seiller, aéré le parrain de la Fronde. On donne icnom de Frondeurs à tous ceux qui parlent contre leGouvernement.

Frondeur, se dit aussi de ceux qui contredisent, quicritiquent. Censor. Cet ouvrage a bien eu autantdo Frondeurs que d’Approbateurs. On verra ce grandJurieu , déterminé frondeur des anciens miracles,nous cautionner la vérité de quantité de rêveries mo-dernes. Le P. de Laubrussel. Il faut mépriser lesdiscours des Frondeurs. M. l’Abbé le Gendre.

FRONDIPORE. f. f. C’est une plante marine imitantles feuilles. Traité de Lithologie & de Conchyliologie,imprimé à Paris en 1742.

FRONRON. f. m. Terme de Cartier. C’est un outil oùil y a plusieurs bandes d’étoffe bien attachées Sc rou-lées les unes avec les autres, pour passer fur la feuillede papier, 6c mouler des têtes de cartes. Voye^Frotton.

FRONSAC. Bourg dé France , situé dans la Guienne,fur la Dordogne, au confluent de 111 e, qui la sé-pare de la petite ville de Libourne. Frontiacum ,Franciacum , Francianum, Francicum. Ce bourg,sondé par Charlcmagne , a été érigé en Duché-Pai-rie par Fleuri IV , Roi de France , 1 an 1598.

FRONSAC. Lieu de l’Acadie dans le passage de Camp-seaux. ,

FRONT. s. m. Le haut du visage, la partie qui estau-dessus des yeux, depuis les sourcils julqu’aux che-veux. Frons. Figurément le vilage tout entier. Lefront donne de la majesté & de la grâce à tout levisage. 11 sert à en relever les traits. FÉnel. Un frontserein est celui qui paroît gai Sc uni. Son front ceintde lauriers. Lé front d’un Philosophe est moins ensûreté contre les disgrâces du mariage que celui desautres hommes. L. d’Ab. En vain je m’étudie à vousplaire , on ne peut vous dérider le front. Bell. Lecalme régna toujours fur le front du Prélat, Sc l’onssy vit jamais ces nuages de chagrin qui écartentceux qui voudroient l’approcher. Le P. Gail. Nep-tune ridoit \c front, Sc jettoit des regards pleins demenaces. G. G. On lit, on voir fur ion front.

Que je hais ces Auteurs froids 6- mélancoliques,Dont les grâces jamais ne dérident le front !

Boil.

gdFLe tnòt d c front se prend quelquefois figurémentpour rout le visage. C'eft ainu qu’ondit;On voir,on lit fur ion front,

. . Je ne ■fuis point de ces femmes hardies ,Qui goûtant dans le crime une tranquille paix,Ont su se faire un front qui ne rougit jamais.

Rac.

F R O

Ce mot vient du Latin frons , du Grec sen-tite, dè <pç*r, mens, esprit,pensée. Martinius, poufexpliquer cette étymologie, dit que l’on voit íur lejront des personnes ce qu’elles sont capables de faire;qu’on y découvre ce qu’elles íont, Sc à quoi ellespensent. Du Laurens le dérive de ferre, pareequ ilporte des marques de ce que nous avons dans l’ame.Front, se dit aufli du devant de la tête de quelquesanimaux. Le front d’un cheval, d’un bœuf, d’un élé-phant. Un cheval qui a une étoile au milieu du jront'§CT Le front est la partie de la tête du cheval quioccupe l’cípacc qui est au-deflus des salières , duchanfrein Sc des yeux, & se trouve couverte par letoupet.

Un dit aufli /ro/zf dc poisson, sro/zr de truite. Rond*A3” Front , signifie aufli impudence, trop grande har-dielle. Il a eu le front de lui soutenir qu’il avoirmenti. De quel front osez-vous vous préíenter de-vant moi ?

Quai vous ave\ le front de trouver cela beau ? Mou

sT Ôn dit proverbialement qu’un homme a un frontd’airain, jrons &rea, pour marquer qu’il est rres-impudent ; Sc qu’il n’a point de front, frons nulla ,pour dire qu’il n’a, ni honte , ni pudeur. Frons ithperiit ,

Ce mot s’emploie aufli figurément pour exprimerl’étendue que présente la face d’une armée, d’uubataillon, d’un escadron , (sc. Le front d’une armée,d’une trouj e. C’est la partie qui regarde l’enncmi »l’étendue qu’occupe la première ligne d’une armée,le premier rang d’un bataillon, (sc. Les légions loueici rangées fur deux lignes , ainsi que César avoircoutume de le pratiquer, quand avec peu de trou-pes il avoir besoin d’étendrc ion front. Le front decette armée étoit composé de tant de bataillonsde tant d’esoadrons. Les évolutions militaires ensei-gnent Fart de faire front de tous côtés, Sc de pré-senter les armes à l’ennemi de quelque côté qu’il at-taque. Prendre les ennemis en front Sc en flanc.

A 3 " On dit qti’une armée est campée en front de baiT-dière, pour dire qu’elle campe en ligne avec les éten-darts Sc les drapeaux à la tête des corps. Ainsi 1 *front de bandière d’un camp , est la ligne fur la-quelle sont placés les drapeaux Sc les étendarts de*troupes, Sc qui détermine la longueur de la face 01*du front du camp,

Front, se dit aufli figurément de la face de ce qui f?présente d’abord aux yeux. Dans ce Palais on trouvede front un grand corps de logis flanqué de deu*pavillons Sc de deux ailes. On trouve de front u)J cavant-cour, une avenue d’arbres. On dit aufli/m^de chauflée. Vaug. »

§CF On dit de même front de fortification. C’estcôté de l’enceinte d’une place , composée d’une cou£tine Sc de deux demi-bastions. Le front d’un bftion. La Fiance n’est j>lus qu’une feule forteresse»qui montre dc tous cotés un front redoutable.

On dit adverbialement, ils se sont rencontrés/so^'à-front, c’est-à-dire, tête-à-tête.

On dit aufli de front, pour dire, pardevanf-o £raquer l’ennemi de front. Choquer l’ennemi de f f0 jf’Ablanc. Il signifie aufli côte à côte. Ce pont est a** clarge pour passer vingt personnes de front, trois Ç 3rosses de front. Dans ce défilé, on ne pouvoir P 3que deux de front.

Front, en termes de Perspective , est la projeçborthographique d’un objet sur le plan paraissstableau, 0

FRONT. s. m. Noifr d’homme. Fronto , Saint Frus 1 ^^ue nous appelons vulgairement S. Front, ees hommes Apostoliques venus dans les GaU ,pour y dissiper les ténèbres du Paganisme. Ba iLLau 2p d’OBobre. La ville de Périgucux reco n11S. Front pour son premier Evêque.

H 3 - FRONTAIL ou FRONTE AU. s. m. Terme de M 3 '

_ . , a.\ . « , . , /, U/iní1C w

ntlè-

ge. Partie de la têtière de la bride. C’est une bande^cuir qui passe sur le front du cheval, Sc qui cont