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rum Domitii j quoique quelques Géographes mettentcette ancienne ville à Faíeriques, bourg que l’on trou-ve à deux lieues de Montpellier, ducôtédu couchant.Mat y. Long , / / d, 24 m. lat. 43 d. 28 m .FRONTISPICE, f. m. La face principale d’un grandbâtiment qui se présente de front aux yeux des spec-tateurs. Frons , faciès adversa. Le défaut de ce bâ-timent, c’est qu’il n’y a pas un beau frontispice. Lefrontispice du Louvre est le plus beau morceau d’Ar-chiteéture qui soit en France. M. Félibien dit qu’onne se lert plus guère en Architecture du mot àe fron-tispice. Voye3 Façade.
Du Cange dérive ce mot d t frontispicium 3 qui si-gnifie frontis hominis infpeclio.
On dit auiìì le frontispice d’un livre, de la pre-mière page où est le titre gravé. Changer le frontis-pice d’un livre : y mettre un superbe jrontijpice.On le dit aullì pour marquer simplement le devantd’un livre. Ce petit Ouvrage a pris le nom de Re-marques j 3 c ne s’est point chargé du frontispice fas-tueux de Décsons. Vaug.
FRONTON, s. m. Ornement d’Architecture qu’on metau-detíus des portes 6c des fenêtres, 6c eu quelquesautres endroits des bâtimens, ou pour couronner uneordonnance, ou pour terminer une façade : c’est unepetite faillie en forme de corniche couverte, en for-me triangulaire , 6c quelquefois arrondie par-deíîus.Frontale. Le champ, ou panneau du milieu s’appclletympan.
Fronton , en termes de Marine , est un cadre ou unecartouche de menuiserie placée fur la voûte à bar-rière du vaisseau, chargée des armes du Prince quil’a fait construire, ou de la figure dont il porte lenom. On l’appelle aulsile Dieu conduit , ou le Mi-roir.
FRONTON , ONE. f. m. & f. Nom de peuple. Fron-to. Ces peuples ont été ainsi appelés par les Espa-gnols ,parcequ’ils s’arrachoient les cheveux fur le de-vant de la tête, & fe fuioient par-là un front large.Ils habitent aux environs du Heuve Rouge dans leParaguay. Us portent une massue & des Hèches à leurceinture. Ils ont aussi des bâtons armés de mâchoi-res de poissons hérissées en forme de scie. Ils étoientpartagés en différentes factions, 6c íe faifoient con-tinuellement la guerre au sujet de leurs limites ; ilsattachoient les cadavres des ennemis qu’ils avoienttués aux troncs des arbres íur leurs frontières, pourépouvanter leurs voisins, Scies empêcher d empiéterfur leurs terres. Ils habitoient des cabanes de nattesqu’ils tranfportoient où il leur plaisent; ils ne culti-voient point la terre, 6c ne vivoient que de la chalïe6c de la pêche. Ils ne connoiíloient point la poly-gamie, & avoient autant de langues différentes qu’il 'y avoir de factions parmi eux. Del T écho 3 Fiji. Pa-rag. L. /, c. 41, Les Frontons étoient fort adonnésà la magie.
FROQUEUR. f. m. Terme de Coutumes. Il signifie ce-lui qui réparé les chemins rompus.
Ce mot de froqueur vient de froc , quand il signifiechemin rompu.
FROS. f m. Terme de Coutumes. Voye\ Fraux, c’estla même chose.
FROSC, OSCE. adj. Vieux mot. Vide, où il n’y a rien.Vacuus. Les baillées qu’il fera à Rennes des placesfrofees étant en ladite ville. H'Jl. de Bret. t. //, pag.
10 12 y dans un Acle de 1427.
FROSINONE. Voye? FraselÔne.
FROSSER. Vieux mot qui lignifie lelon M. du Cange,bâtir íur une terre en rros, 6c lelon d autres, creuser,faire des fossés. Fbye% M. du Cange au mo tfroccus y8c le mot Fros, ci-dessus.
FROT. f. m. Termé de Coutumes, qui signifie cheminrompu, lieu rompu.
FROTTAGE, f. m. Action de celui qui frotte. Frica-tio , perfriclio. Le frottage d’un plancher est une ac-tion fort pénible. If faut tant donner pour le frot-tage.
Frottage , se dit dans les blanchisseries de Picardie ,d’un cçrtain savonage qui fe donne aux bâtisses 6c li- ;
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nons, pour commencer à les dégraisser, & acheverd’en blanchir les lisières.
FROTTEE, lignifie populairement les coups que l’ondonne à quelqu’un. II a eu une bonne frottée ; pourdire, il a été bien battu. Dans quelques Provincesc’est la nfême chose que beurrée.
FROTTEMENT. 1 . m. Action par laquelle deux corps^fe touchent rudement, ou s’ufent l’un l’autre; ma-nière de friction. Friclus. Le frottement de l’eílîeuuíe le moyeu de la roue. Le frottement de deux corps,qui ne font pas fort durs, produit leur embrasement.R oh. Il ufoit pour fa santé de certains frottemens.Talleman. Le frottement avec des onguens 6c cho-ses liquides. Illitus. Le frottement , enMéchanique,est la résistance qu’apporte au mouvement de deuxcorps l’un fur l’autre., l’inégalité de leurs lurfaces.Ce n’est autre choie que Faction par laquelle uncorps qui est pressé contre un autre, est mu fur lasurface de celui qu’il touche ; 6c comme les surfacesqui frottent les unes contre les autres ne peuventêtre considérées, ou que comme raboteuses, ou in-égales, ou que comme parfaitement unies , 6c qu’ilest impossible dans le premier cas que ces inégalitésne soient partie convexes & parties concaves, & queles premières entrant dans les dernières, elles ne pro-duilent une certaine résistance lorfqu’on veut les fairemouvoir, puifqu’il faut pour cela qu’elles soulèventce qui les preste l’une contre l’autre, & que Factionde ces inégalités, ou autrement Fesser qu’elles peu-vent produire est le même que celui des plans incli-nés dont on fe sert pour élever les fardeaux, il suitque plus la pression est grande, 6c plus la résistanceau mouvement est considérable. Amontons. Ac.
16çç , Mém. p. 21 /. Noyez là même ce que dit cetAuteur fur les frottemens. M. Leibnitz , qui le pre-mier a traité du frottement avec exactitude, le défi-nit : la résistance d’iine superficie íur laquelle un corpsfe meut. La caule du frottement est finégalité de lasurface íur laquelle un corps fe meut, ou celle de lasurface de ce corps-là même, ou toutes les deux en-semble. Plus ces superficies font rudes ou inégales,plus le frottement est grand ; 6c plus elles fe polissenten fe frottant, & plus le frottement diminue.fCP \.e frottement augmente par l’augmentation des sur-faces , toutes choses égales «bailleurs; pareeque Finé-galité des surfaces étant la cause première des frot-temens , l’on ne peut augmenter f étendue qui frotte,fans augmenter le nombre de ces inégalités.
La pression fait croître, la résistance du frottement ?de quelque espèce qu’il soit ; pareeque loríque la prel-lion augmente, les parties qui s’engagent mutuelle'ment, s’engagent bien plus avant, 6c résistent davan-tage au mouvement qui tend à les séparer.fKF Lorsque l’on veut diminuer la résistance des frottémens , on doit enduire les surfaces de quelque m 3 'tière grasse ; par ce moyen on remplit les inégalités,
& on rend les surfaces plus propres à glisser l’osfur f autre. Aussi graissc-t-on les moyeux des roues >met-on de l’huile aux charnières, &c.
FROTTER, v. a. Toucher une chose en passaiplusieurs fois les mains par-destus, pour Fessuyct,la décraster, &c. Fricare. Les joueurs de paume I efont frotter par les marqueurs , pour fe nettoys,quand ils ont sué. Les gens propres íonlfrotterasplanchers, leurs meubles. Frotter les jambes d Ucheval. Frotter la tête de quelqu’un. Se frottesyeux.
Ce mot vient de friclare 3 ou fricare. ’
C’est aussi le sentiment de Skinner, qui rem^fFgque les Anglo-Saxons disent freothan dans lesens ; fur quoi l’on peut observer qu’il n’y a <î uC ^terminaison des deux infinitifs frotter 6c freothœ nsoit différente, chaque nation ayant donné toi 1celle qui est propre de la langue qu’clle parle-Frotter, signifie aussi enduire de quelque l^ U u r js.ou onction. Illinire. On frotte de cire les ' ;11TÍ ^
On frotte Farchet avec de la colophane. Lesse frottoient d’huiles parfumées en foirant du ^ àQuelquefois çe mot signifie passer fortement
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