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C. 2 j , p. 222 & suiv. Du fumier de bœuf. Le fumierde pigeon est fort chaud, il est bon pour les terresfroides. Il est défendu aux Jardiniers de fe servir dufumier de pourceau. On fait venir les melons, dupourpier, des champignons, fur des couches de fu-mier. L’Ecriture loue la constance de Job fur sonfumier'.
On appelle folle î fumier, l’cndroit creusé dans lesbasses-cours où l’on jette le fumier , pour le laisserdavantage pourrir. Fimetum , sterquilinium. ,
On dit par extension, des herbes gu’011 laisse fa-ner fans les manger, ou du foin qu’on ne recueillepas dans la saison, que tout cela n'est que du fumier.
.Fumier se dit figurément pour lignifier une choie vile,méprisable.
Qui suit bienses leçons , goûte une paix profonde ,Et comme du fumier regarde tout le monde.
Mol.
fjCP Cette expression n’est pas noble.
On dit proverbialement, qu’un coq est bien fortfur son fumier; qu’il ne faut pas attaquer un hom-me fur son fumier; pour dire, qu’il ne faut pas atta-quer un homme chez lui, où il peut avoir du lecours.Patry, dans son songe, ayant feint qu’un pauvre &lui avaient été mis dans un même tombeau, intro-duit le pauvre disant,
Ici tous font égaux , je ne te dois plus rien ;
Je fuis fur mon fumier, comme toi furie tien.
On dit aussi proverbialement qu’un homme mourrasur (on fumier, quand on lui volt faire des dépensesexcessives qui le ruinent, pour dire, qu’il mourramisérable.
FUMIÈRE. s. £. Vieux mot. Fumée.
fCT FUMIGATION, s- f- Terme de Médecine & deChimie. Fumigatio , fumigium. En Chimie ce motsignifie particulièrement la corrosion d’un métal parla fumée du plomb, ou du mercure, ou d’une va-peur acre. C’est faction d’expoíer à une fumée, ouvapeur, le corps auquel on veut faire subir quelquechangement. La céruse se fait par la fumigation ouvapeur du vinaigre qui ronge les lames de plomb.
AI” En Médecine , la fumigation est un médicamentappliqué fous la forme de fumée, ou de vapeur, auxparties du corps humain pour en procurer la guéri-son. C’est aussi faction d’expoíer le corps ou la par-tie du corps qui est malade, à cette vapeur ou fu-mée. Les fumigations font sèches ou humides. Lesfumigations font quelquefois salutaires.
^Fumigation mercurielle. Manière d’admìnistrer lemercure dans le traitement des maladies vénérien-nes , en faisant recevoir la vapeur de la préparationmercurielle. Cette méthode n’a pas réussi.
FUMIGER, v. a. Terme de Chimie. Faire recevoir àun corps suspendu les vapeurs d’un ou de plusieursautres corps, pour le calciner , pour le corriger, oupour lui imprimer quelque nouvelle qualité. Fumi-gare.
FUMlN. Petite ville de la Chine, dans la Province d’iun-nan, ou Iounnan ; c’est la seconde du département dela première ville Métropole, dans la Province de mê-me nom. '.
ICT FUMISTE. 1 . m. Ouvrier dont la profession estd’empêcher que les cheminées ne fument. Les Fu-mistes ne réussissent pas toujours.
FUMOS. Petite contrée de la cote orientale des Ca-sses en Afrique. Tierra de Fumos. Fumorum Regio.Elle est entre la terre du Natal au midi, celle deNaonétas au Nord. Les Portugais font découverte,& lui ont donné le nom q u e “ e porte. II n y a riende remarquable.
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FUNAIN. f m. Vove'ç Funin.fJCF FUNAMBULE.' f. m. Andabata , funambulus ^schoe-nobates. C’ést le nom qu’on donnoit a Rome à ceuxqui dansoient sur la corde. Les Grecs les nommoient
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Schenobates , Sc en avoient dans les jeux Scéniquesque Thésée établit à Athènes. Ils furent introduits àRome íous le Consulat de Sulpitius Petus & de Li-cinius Stolon, qui introduisirent les premiers dansRome les jeux Scéniques, qu’on fit premièrementdans file du Tibre; & eníuite Messala Sc Cassius lesfirent paraître fur le théâtre. Il parut un Funambuleà la première rcprélentation de l’Hecyre de Térence,Sc ce Poe te le plaint que ce ípectacle avoit empêchéle peuple de iaire attention à ía pièce. Ità populusfiudio Jlupidus in funambulo animum occuparat. Ca-pitolm rapporte dans la Vie de Marc-Aurele que cetEmpereur Sc Lucius Verus furent spectateurs desjeux ordonnés pour leur triomphe , dans lesquels ondonnoit le Ipectacle des Funambules, Sc qu’un d euxétant tombé en dansant, Marc-Aurèle avoit ordonnéque l’on mît des matelats fous la corde des Dan-seurs , Sc que depuis ce temps-là on tendoit des retsde corde fous eux.
§ 3 “ Saumaiíe a trouvé dans un ancien manuscrit uneespèce d’énigme sur les Funambules. Vidi hominempendere cum via , cui latior erat planta quamsemita.J’ai vu un homme suspendu en l’air avec son che-min , qui avoit la plante du pied plus large que lechemin par lequel il marchoit.
fCF Suétone rapporte que dans les jeux Floraux , dutemps de Galba, on vit des elephans funambules. Né-ron en fit paraître de même dans les jeux qu’il ins-titua en l’honneur de sa mère Agrippinc. Vopiscusdit la même chose du temps de Carin & de Nu-mérien.
HfT Quand on parle de l’Histoire ancienne, il faut direFunambule, Sc non Danseur de corde. Ce mot vientde funis , corde, & ambulo , je me promène. Quimarchai se promène sur une corde.
FUNAY. Ville du Japon, dans la Province de Bongo.
FUNCHAL. Ville capitale de file de Madère. Futicha-la. Elle est fur la côte orientale, où elle a un bonport. Elle a aussi un Evêché suffragant de Lisbonneen Portugal.
FUNDANIUS, FUNDANIA, f. m. Sc f. Nom propred’une famille Romaine. La famille Fundania étoitPlébéienne. Ses médailles font rares. Patin n’en avoitvu que deux qu’il rapporte, p. 1 16.
FUNÈBRE, adj. m. & f. Qui appartient aux funérail-les , aux cérémonies des enterremens. Funebris. Onappelle pompe funèbre, la solennité des convois quife fait à la mort des Princes Sc des Grands avec grandcortège, grand luminaire & grande tenture de deuil.
Là d’un enterrement la funèbre ordonnance,D’uti pas lugubre 6 ' lent vers l’Eglife s’avance.
DespR-
Oraison funèbre est un discours qui fe prononceà la louange du mort au milieu du Service, en formede sermon. Les oraisons funèbres, fous prétexte delouer les morts, Battent la vanité des vivans. FlÉcii-La coutume de faire des oraisons funèbres, estrrès-ancienne; les Romains l’avoient, & c’étoit undes plus proches parens du mort qui la prononçost*Auguste fit la harangue funèbre de son aïeule Juliaà l’âge de douze ans. Suet. Aug. C. F. Il y a plusieursexemples semblables. Cette coutume commença présque avec la République ; au mbins la première h* 1 'tangue funèbre qu’on lâche avoir été faire à Rouis ’fut celle de Brutus , celui qui chassa les Rois, Sc l llCle premier Consul, & qui ayant été tué dans un con 1 'bat contre les Etruriens, fut loué dans la place p l, Tblique par Valérius Publicola, son collègue, fsque Polybe le raconte, & Plutarque, dans la vie ePublicola. Quelques Auteurs prétendent que cetusuê eétoit plus ancien chez les Grecs ; que Èolon, ss 11 . ’selon Aulu-Gelle , X. JCJFII, C. 21, donnoit des l 01 *aux Athéniens au temps que Tarquin l’ancien regu°jà Rome, en fut l’Aureur, Sc que l’Orateur Ana * 1mènes fa laissé par écrit. Voyeiç Polydore VirguCjDe Invent. R er. L. III, C. io. .
Les jeu x funèbres étoient une cérémonie des 1