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GALIFRE. s. «K Vieux mot, qui signifie grand mangeur.HcUuo j pantolabus.
GALILÉE. Ancien nom d’uné grande contrée dc la Pa-lestine , en Syrie: GaliUa. Elle éroit borneè aU midipar la Samarie, au levant par le Jourdain , Sc par lamer de Galilée , au delà de laquçlle pourtant quel-ques Géographes lui assignent les villes d’HippUs, deGadara & de Gardon, avec leurs territoires. Elle avoirau nord les montagnes du Liban , & au couchant laMer Méditerranée, Josephe, Antiq • X. VIII, écrit ,quelle s’étendoit jusqu à Sidon. M. Roland, dan$ laPalestine , s étonné qtre d’habíles gens aient pu croireque la Galilée s’étendoit à loti en t du Jourdain. Si Ju-das est appelé Galiléen * Acie , V, 37 > & Gauloniteailleurs, ce n’est pas, selon cet Auteur, que la Gau-lonitide fit partie de la Galilée ; mais quc^ce Judasétoit originaire de Galilée ; Sc Gaulonite de demeureou de domicile. C’étoit un Galiléen établi dans laville de Gardon. Si Josephe met Bethsa'íde dans la Ga-lilée , c’est'que la Bethsa'íde dé Josephe n’est pas lamême que celle de l’Ecriture. Du reste , Josephe dis-tingue avec loin la Gaulonitide de la Galilée , Sc dit,L.IIL De Bello, C: 2, que la Gaulonitide étoit àhorreur de la Galiléen Les Rabbins distinguent austìdans la Gérnare, Menach. C. p i la Galilée du paysqui est au delà du Jourdain. Aptes tout, cela n’estpoint démonstratif, & il se poutfoit bien faire qù ily eut une Galilée générale , Sc úne Galilée propre, Scque ce fut celle-ci qui ne S’étendoit point au-delàdu Jourdain. La Galilée est fort célèbre dans l’histoirede l’Evangile; pareeque Jesus-Christ y a été conçu,
& élevé; qti’après son baptême il y a prelque tou-jours demeuré , & qu’il y a fait la plus grande par-tie de les prédications & de ses miracles.
On divisoit la Galilée en deux parties générales.La baffe Galilée, qui comprenoit les Tribus d’Iffa-char & de Zabulon, étoit une des plus fertiles con-trées de la Palestine; on y voyoit les villes de Jiíréel,d’Endor , de Tarichéc, de Ramoth ou Jérimoth, deCedes , de Tibérias , de Bethsaïde, de Nazareth &de Cana dc Galilée. La haute Galilée , qui compre-noit lés Tribus deNeplrtali,& d’ Afer, porioit aussile nom de Galilée des Gentils , ou des Nations,parcequ’il y avoir un grand nombre de Païens par-mi les Israélites. Ses villes principales étoient Ca-pharnaum , Dan ou Césarée de Philippe, la grandeCana, Sidon , Sarepta , Tyr, Ptolémaïde ; & Josephne lnet point Ptolémaïde en Galilée , mais à l’occi-dent de la Galilée. Antiq. X. XVII, 12 ,& de Bello ,I. III, C. 2.
La première fois qu’il est parlé dc la Galilée dans1 Ecriture , c’est dans J o sué, XX, 7 , Sc ensuite au1 L. des Rois , IX, 2 , au 2 des Rois, XV, ç , Scau 1 des Parai. VI, 76. Isaïe, IX, 1 , parle de laGalilée des Nations ; c’est la première fois que cesurnom de la Galilée se trouvç dans l’Ecrituie; cequi me fait croire qu’elle n’eut ce nom que depuisque les Rois d'Aflyiie eurent détruit le Royaumed’Iltacl, & qu’à la place des Israélites, qu’ils trans-portèrent dans l’Orient, ils curent placé des Coloniesde Syriens Le d’Assyriens. Peut-être même est-ce leProphète Isaïe qui lui a donné ce nom ; car on ne letrouve point ailleurs dans l’Ancien Testament. DansTobie ,1.1, il est fait mention dc la Galilée su-périeure.
La mer dc Galilée , qu de Génésareth, ou de Tibé-riade. Marc ou Lacus GaliUs. , Tiberiadis , Gene-Jarethn, Çeneretlut. C’est un grand Lac de la Pales-tine , en Syrie, II est entre la Trachonite Sc la Ga-lilée , le long du Jourdain, qui la traverse dans toutesa longueur , du septentrion au midi. Il peut avoir,en ce sens, sept lieues de longueur , & trois & de-mie du couchant au levant. Le Sauveur du mondea fait fur ce Lac deux miracles, en commandant à sesflots, & en calmant deux tempêtes.
Le nom de Galilée vient de l’Hébreu nhibj , dontLs Grecs ont fait y«A< \aìa , Sc les Latins GaliUa. Lemot Hébreu signifie limites, confins, Sc fut peut-être
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donné k ce pays, parce qu’il étoit aux confins de làTerre-Sainte.
GalilÉe. Terme d’Hìstcire Ecclésiastique Sc de Litur-gie. Les Grecs appellent Galilée le temps qu’il y a de-puis Pâque jusqu a l’Ascension , pareequ’ils croientque Notre-Seigneur pastà ce temps-là en Gahlée. Cé-drénus appelle le troisième jour de la Galilée, ce queZonaras appelle le troisième jour de Piques:c’estlejourqstê Constantin fut couronné par le Patriarche avecrimpératricc Hélène.
Galilee. s. m. Nom d’hoinme. GaliUus. C’est le nomd’un Mathématicien célèbre de Florence , que ses dé-couvertes dans le Ciel & ses écrits ont immortalisé.C’est lui quia découvert des taches dans lc Soleil, la fi-gure , Sc les différentes phases de Saturne, les change-mens de Vénus semblables à ceux dé la Lune, les sa-tellites de Jupiter qu’il appela Astres de Médicis, &c.
Il s’attacha à l’opinion de Copernic touchant le mou-vement de la Terre. Cela lui fit des affaires à l’Inqui-lìtion, qui le tint cinq ou six ans en prison, & l’obli-gea à se rétracter. Il mourut en 1641.
Galilée, h m. Terme d’Astronomie. C’est aussi le nomde la seconde tache de la Lune , suivant le Cataloguedu P. Riccioli. Cette tache a pris son nom de celui dufameux Astronome Galilée.
GALILÉEN, ENNE. s. m. & f. Qui est de Galilée. Ori-ginaire , natif, habitant de Galilée. GaliUus. Le motGalilée se trouve dans l’Ancien Testament des le Livrede Joíué, XIII, 2 ; mais Galiléen ne se trouve quedans le Nouveau Testament. En ce temps-là mêmequelques gens te trouvcrcnt-là, qui lui contèrent l’af-fairc des Galiléens, dont Pilate avoir mêlé le sang avecleurs sacrifices. Bon». Luc, XIII, 1. Et il leur ditsPensez-vous que ces Galiléens fuffent les plus grandspécheurs de tous ceux de Galilée, parcequïls ont étéainsi traités? Port Royal. Des deux Souverains Pon-tifes , dont il est parlé dans le Nouveau Testament, leP. Hardouin croit que l’un étoit Pontife des Juifs, &l’autre des Galiléens ;
Julien l’Apostat appeloit Jesus-Christ par méprisGaliléen, Sc les Chrétiens Galiléens. Dans le combatqu’il livra aux Perses, percé à mort d’une flèche dé-cochée , dit-on , par une main céleste , il s’écria etïmourant : Tu as vaincu , Galiléen. Voyez Théodo-re! , Hìjl. Eccl. X. III, C. 2. D’autres que Julien ontaustì appelé les Chrétiens Galiléens. Voyez Acie II,
7. Arrian. X. IV, Dijsert. Epiclet. C- 7 , ou Vit aEpiclctï & Acliones, C. 7. Lucien, in Philopatr.Baron, àl’an 68 de Jesus-Christ, Sc íùr-tout le savantOnomafiicon de Rosweyd. Julien défendit même parune loi, qu’on appelât les Chrétiens autrement queGaliléens.
Galiléen. Nom de Secte parmi les Juifs. Us eurentpour Chef Judas de Galilée, lequel croyant qu’il étoitindigne que les Juifs payassent tribut à des étrangers,souleva ceux de son pays contre l’Edit de l’Empc-rcur Auguste , qui ordonnoit de faire le dénombre-ment de ses Sujets. Le précepte de ces séditieux étoitque Dieu seul devoir être reconnu pour maître, Scappeledu nom de Seigneur. Du reste , les Galiléensavoient les memes dogmes que les Pharisiens ; maispareequ’ils ne croyoient pas qû’on dut prier pourles Princes infidelles, ils se séparaient des autres Juifspour offrir-leurs sacrifices en particulier. Les Gali-léens , dont l’Evangile dit que Pilate mêla le sangavec leurs sacrifices , étoient de cette secte. ParcéqueJesus-Christ Sc ses Apôtres étoient de Galilée, on lessoupçonna d’être de la secte des Galiléens; c’est pourcela, comme remarque S. Jérôme, que les Pharisienslui tendirent un piège, en lui demandant s’il etoit per-mis de payer le tribut à César,asm d'avoir occasion del’accuser, s’il le nioit. Voye^ Josephe, Ant. I. iS,20
GALIMAFRÉE. f. f. Ragoût composé de plusieurs res-tes de différentes viandes. Intritum ex variis cibis.I fiF" Faire une galimafree de plusieurs restes deviandes
Ce mot se dit figurément & bassement d’un dis-cours, d’un ouvrage fait de plusieurs parties diiiércn-