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Sc qu’oii laisse flotter pour faire coimoître Fendraitoù elle est; mouillée. E~oye% Bouée.
( 3 AULADE. s. f. Coup de gaule. C’est un mot employépar d’Aubigné, au commencement de fa confessioncatholique de Sancy, au sujet de l'absolution de Hen-ri IV. » Il a fallu, dit-il, que ce brave Roi, se pros--> ternant au pied d u Pape, ait reçu 1 es gaulades en» la personne de M. le Convertisseur, (Cardinal du-, Perron) & du Cardinal d’Olíat, lesquels furent» couchés de ventre à bechenez, comme une paire,, de maquereaux fur la grille, depuis Miserere juíqu’à,, vitulos. Encore dit-on qu’il a fallu depuis jouer le-, même jeu entre la personne de Sa Majesté Sc M.„ le Légat : toutefois ç’a été doucement Sc fous la-» custode.
Voici fur quoi cette raillerie est sondée :
y Entre autres cérémonies, il fallut que les Procu--, reurs de Henri IV se missent à genoux auprès du-, trône de Clément VIII , Sc qu’ils courbassent la,» tête pendant que l’on récitoit le Miserere. A chaque,, verset, le Pape les touchoit doucement de fa ba-» guette; le Rituel le veut ainsi, selon la pratique-, des anciens Romains dans l’affranchissement des
» esclaves.« Dici. de B ay le 3 art. Botero ,
rem. B.
GAULARD. s. m. Nom d’homme, vrai ou feint, qu’ona dit populairement Sc proverbialement de tout hom-me sot Sc ridicule. Le bon homme Hiérocle faisoitpasser toutes, sortes de bêtises les plus grossières fousle nom de quidam scholafticus , comme nous avonsfait en France fous celui de M. Gaulard. Mascu-rat, p. 22s - Il ne paraît pas que l’usage de ce dic-tum dure encore.
GAULE, ou GAULES. Nom ancien dune grande con-trée d’Europe. Galiia } Gallia. L’ancienne Gaule aété une des plus célèbres régions de l’Europe. Elleavoir au levant la Germanie Sc l’Italie, les Alpes laséparant de celle-ci, & le Rhin de celle-là. La merd’Allemagne Sc celle de Bretagne la baignoir au nord,l’Océan Aquitanique ou Occidentale au couchant,Sc la mer Méditerranée au midi ; les montagnes desPyrénées la séparaient de f Espagne, entre le midi Scle couchant. Cette Région netoit pas une monar-chie particulière, elleétoi t possédée par un grand nom-bre de peuples, indépendans les uns des autres, dontnous marquerons les noms, en décrivant les partiesde la Gaule. Ses plus considérables montagnes étoientles Alpes, les Pyrénées, le mont Jura & les mon-tagnes des Cevennes.Ses principales rivières,le Rhin,la Meuse, la Seine, la Loire, la Garonne, le Rhô-ne Sc la Saône. Elle renferment le Royaume de Fran-ce tel qu’il est aujourd’hui, la Savoie, la Suisse , unepetite partie du pays des Grisons, Sc route la partiede l’Allemagne Sc des Pays-Bas, qui font au cou-chant du Rhin. C’étoit la vraie Gaule j mais les Gau-lois ayant passé les Alpes, & conquis une partie de1 Italie, ils donnèrent le nom de Gaule à leurs con-quêtes, ce qui fit naître la division de la Gaule enGaule Cisalpine ou Citérieure, & en Transalpineou Ultérieure, dont la première fut encore subdivi-sée en Cispadane Sc en Transpadane, & la Transal-pine le fut en Gaule Çomata & Braccata, & aprèsqu’elle. eut été conquise par les Romains en GauleNarbonnoiso, Aquitanique, Lyonnoise Sc Belgique.Ce fut à cause de ces différentes parties qu’on sit dela Gaule , qu’on lui donna sort souvent le nom deGaules au pluriel. Voye\ Cluvier, Germ. Antiq.L.Ij c. j? , y, 4 3 sr ^e.
Ces differens noms viennent des divisions qui s’cnfirent fous les Empereurs Romains, divisions quichangèrent plusieurs fois, comme nos Gouverne-mens Sc nos Généralités changent. Jules César estle premier qui la réduisit en Province, &-la divisaen Celtique, Belgique & Aquitanique. Auguste fitun second département. Il divisa la Celtique en cinq^Provinces, qui furent appelées Lyonnoises. Il par-tagea la Belgique òn quatre toutes Consulaires, quifont les deux Belgique; Sc les deux Germaines. En-fin, il divisa l’Aquitaine en trois, Sc la Narbonnoiíe
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en cinq, la première Consulaire & les autres Pré-sidiales. Adrien fit encore un nouveau départementdans les Gaules • il subsista jusqu’à Constantin, quiintroduisit les cinq Viennoises dont nous parleronsplus bas. Honorius confirma en 418 ce nouvel éta-blissement. L’Eglise suivit ces départemens des Em-pereurs dans ses Provinces, qu’elle régla fur -ellede l’Empire. Vaye^ la Notitia Episcopatuum GalliaPapirii Majsoni opéra.
Cluvier dit que les Gaules n’étoient qu’une par-tie de l’ancienne Celtique, qui comprenoit l’Illyrie,la Germanie, la Gaule , l’Eípagne Sc les îles Britan-niques, Germ. Antiq. L. /, c. que tous ces paysfurent peuplés pas Áschenez, arrière - petit - fils deNo'é, & fils aîné de Gomer, Ibid. D’où vient queces peuples avoient tous la même langue. Ibid. c. s ydi 7j á*
Le Pretre Sitfroy dit, que du temps de CharlesMartel, la Gaule s’appeloit Gaudina j fur quoi Cho-rier, Histoire du Dauphiné, Tom. /, p. 4gp, re-rh^jque que les Latins auraient dit Galdina , Sc quepeut-être leurs Auteurs en ont tiré le nom de Gal-lia. Mais quelle apparence? Sc depuis quand ce morde Gaudina écoit-il en usage? Voyey au mot Gau-lois , les étymologies.
On prend quelquefois, sur-tout en vers, le nomde Gaule pour celui de France. On dit aussi aupluriel les Gaules , dans le style grave & sérieuxSc dans le burlesque. Gratien laistoit Mérobalde,Roi des François, dans les Gaules pour les garder.Fléch. Gratien sit marcher les troupes qu’il avoirretenues dans les Gaules. Id.
On dit proverbialement, il a les armes du Roi desGaules fur les épaules, façon de parler burlesque,qui veut dire, il a une fleur de lis fur les épaules,ce qui est une marque d’infamic.
La Gaule a pour symbole lur les médailles uneespèce de javelot, que Virgile nomme gasum. Elleest vêtue d une saie assez semblable au juste-au-corpsqu’on y porte aujourd’hui. Le’ saie émit un habit mi-
litaire. Jobert, Science des médailles.
Gaule Aquitanique, ou Aquitaine. C’étoit an*ciennement une des quatre parties générales de 1*Gaule Transalpine,ou vraie Gaule. Aquitania , Gtil'lia Aquitanica. Elle émit renfermée cha temps deCésar entre la Garonne, les Pyrénées Sc l’Océan. Onl’érendit ensuite jusqu’à la Loire, qui la séparait de 1 *Gaule Lyonnoise, depuis fa source jusqu’à son ei«'bouchurc. Ainsi elle comprenoit toute cette partiede la France, où l’on trouve maintenant le Poitou,la Saintonge, le Périgord, la Guienne, la Gascogne»le Béarn, le Quercy , le Rouergue, l’Auvergne, * eLimosin & le Berri. On divisoit cette Gaule Aq“ 1 'taine en trois parties qui étoient distinguées par I enombres de première, seconde & troisième. Mat^'Voye\ Aquitaine. .u
Gaule Aquitanique premieère. C’etoit la partieplus orientale de l’Aquitaine, & ainsi la premit’ 1 ^qu’on rencontrait en venant à Rome. Gallia A<s l '~tanica prima. Sa Capitale étoit Avaricum , aujm 11 'd’hui Bourges, Sc ses peuples les Bituriges, lesG^bes, les Arverniens, les Lémovices, les Gabah cd ’les Eleutères, les Ruténicns, les Vélaunes Sc lesdurciens. Elle comprenoit toute l’étendue des Aisvêchés de Bourges & d’Alby, Sc des Evêchés q ulfont suffragans. Mat y. , , . j llS
Gaule Aquitanique seconde. C’étoit la partie ^L u i-septentrionale de la Gaule Aquitanique.' Galld*tanica fecunda. Elle s’étendoit le long de 1 UC j eSSes peuples étoient les Pistons, les Sanésons,^^Bituriges, les Vilbisqucs, les Niriobriges, leS ! aU x,coricns & les Agésinates. Sa Capitale étoit Boum ^Sc elle renferment l’Archevêché de Bourdeaux cEvêchés qui en sont suffragans. pU ja-
Gaule Aquitanique troisième, ou Novemp r . ,nie. Gallia Aquitanica tertia , ou Novetnp°P u ■C’étoit la partie la plus méridionale de la Gau etanique. Elle émit le long des Pyrénées c'céan, Sç contenoit neuf peuples qui lui nr