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Suisse, où l’on trouve l'Archevêché de Besançon , lesEvêchés de Belley, de Lauzane & Bâle , & une par-tie de celui de Constance. Maty.
Gaule Narbonnoise. C’étoit une des grandes partiesde la Gaule Transalpine. Gallia Narbonenjis , ouBraccata. Elle s’érendoit d’orient en occident, de-puis les Alpes qui la bornoient au levant, jusquesaux Pyrénées, & à la Gaule Aquitanique, qu’clîeavoir au couchant. Elle avoir la Gaule Lyonnoile aunord, & la mer Méditerranée au midi. Elle renlcr-moit tous les pays suivans : le Languedoc, le Comtéde Poix, le Gévaudan, lé Vélay, le Vivarois, la Pro-vence, le Dauphiné 8c la Savoie. Cette Gaule futdivisée en trois parties, qui furent ensuite incorpo-rées dans la Gaule Viennoise; la Narbonnoiíe pre-mière fut la Viennoise seconde; la Narbonnoise se-conde fut la Viennoise troisième, 8c la Narbonnoiíetroisième fut la Vicnnoiíe première. Voye £ GauleViennoise. Maty.
Gaule Novempopulane , ou la Novempopnlanie. V.Gaule Aquitanique troisième, ou Novempopu-
" lanie.
Gaule Ripariense. Gallia Ripariensis. Voyez GauleViennoise première.
Gaule Subalpine. Nom d’une partie de la Gaule quiprenoit son nom de ía situation au pied des Alpes.Gallia subalpina. Elle porte aujourd'hui celui de Pié-mont, qui signifie la même chose. Ses peuples étoientles Salaíses, les Ségusiens, les Tauriniens & les Va-giens. Maty.
Gaule supérieure. C’est la même que la Belgique.Gallia superior. Voyez Belgique.
Gaule Togate. Gallia Togata. La plupart des Géo-graphes donnent ce nom à toute la Gaule Cisalpi-ne; mais Baudrand prétend que la Gaule Togatenetoit qu’une petite partie de la Cisalpine, & qu ellene s’érendoit que depuis Plaiíance jusqu a Ancone ,ayant le Pô au nord, & l’Apennin au sud. Quoi qu’ilen soit, ce pays reçut ce nom de la manière donts’habilloient les habitans , portant, comme les Ro-mains, une robe appelée en Latin toga. Id.
G aule Tr ans alpine, ouUlthrAure. La GauleTtm-salpine étoit la vraie Gaule. Gallia Transalpina ,ou Ulterior. Elle étoit appelée Transalpine, parce-que les Romains dévoient passer les Alpes pour yaller, & ultérieure, parcequ’elle étoit plus éloignéedeux que la Gaule Cisalpine. U)ye% Gaule.
Gaule Transpadane. Gallia Transpadana. C’étoitla partie septentrionale de la Gaule Cisalpine, 8çelle prenoit son nom de sa situation au-delà du Pô,par rapport à la ville de Rome. Ses peuples étoientles Carniens, les Cénomaniens, les*Euganicns, lesInsubres, les Istres, les Lèves, les Léponticns, lesLibiciens, les Orobiens, les Salasses, les Ségusiens,les Tauriniens <3c les Vénères. Ainsi elle renfermoitles Etats des Vénitiens en Italie, le Mantcuan, laValteline , les Préfectures des Suilles en Italie, &les parties du Milanois, d.u Montferrat & du Pié-mont , qui font au nord du Pô. Id.
Gaule Viennoise. Gallia Viennenfis. Lorsque l’Em-pire Romain commença à tomber en décadence, ondonna à une partie de la Gaule le nom de GauleViennoise , à cause de la ville de Vienne qui en fut
' la capitale. Elle renfermoit la Gaule Narbonnoise 8cla Subalpine, & elle etoit divisée en cinq parties,distinguées entre elles par les noms de Viennoisepremière, Viennoise seconde, <5 - c.
Gaule Viennoise première, ouNarbonnoise troi-sième. Gallia Vennenfis , ou arb o ne nji s tertio. Ce-toit une contrée de la Gaule Tta.nia.\fiïnc. Elle avoirVienne pour sa capitale, & etoit habitée par les Al-lobroges , les Camatules , les Cavares , les Com-mones , les Déserviatcs , les Helviens , les Segalau-niens & les Vicontiens. Elle renfermoit les Arche-vêchés de Vienne, d’Arles & d’Avignon, avec lesEvêchés qui en font suffragans, en Provence, enDauphiné & en Savoie. Maty. Ordinairement on
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dit, première ou seconde Viennoise, &c. sans le motGaule.
Gaule Viennoise seconde , ou Narbonnoise pre-mière. Galha Viennenfis fecunda , ou Narbonenjisprima. C’étoit une contrée de la Gaule. Elle étoit aucouchant de la première Viennoise, avoit Narbonnepour capitale , & elle étoit la demeure des VolíquesArécomices, 8c des Volíques Tectosages , & com-prenoit les Archevêchés de Narbonne & de Toulou-se, avec leurs íustragans, situés eh Languedoc. Id.Gaule Viennoise troisième , ou Narbonnoise se-conde. Gallia Viennenfis tertia , ou Narbonenjis fe-cunda. C’étoit une partie de la Gaule. Elle contenoisles peuples fui vans ; les Albiciens, les Caturiges,les Mimènes, les Oxibiens, les Saliens 8c les Vul-gientiens. Aix étoit la capitale , & elle renfermoitles Diocèses d’Aix, & tous les Evêchés de la Pro-vince, qui en font suffragans. Maty. xGaule Viennoise quatrième. Gallia Viennenfisquarta. Elle étoit dans les Alpes Maritimes, avoitEmbrun pour capitale, & pour habitans, les Bri-gantes, les Capillatiens les Décéates, les Ebroduu-tiens, les Nérusiens , les Ségusiens, les Soutiens, lesSimiens, les Tauriniens^ les Vaginiens & les Vé-diantiens. Ainsi ils occupoient l'Archevêché d’Em-brun, avec ses suffragans, & l'Archevêché de Tu-rin. J
Gaule Viennoise cinquième. Gallia Viennensi s quin-ta. Certe jiartic de la Gaule étoit dans les AlpesGrecques 8c dans les Pennines , avoit Tarantaiíe ,qui est Montiers en Tarantaiíe, pour capitale, 8cpour habitans, les Centrons, les Salastes, les Sodu-niens 8c les Véragriens : elle occupoit l’Archevêchéde Montiers, & les Evêchés qui en font suffragans.• Maty.
Gaule Ultérieure. G allia Ulterior. Voyez GaulkTransalpine , c’est la .même chose.
(sT GAULE. s. f. Grande perche menue & longue, ser-vant à différens usages. Pertica, longurius. On abatles noix, les pommes, les amandes, &x. avec unegaule.
En termes de Manège, on appelle aussi Gaule »une petite houísine ou verge qui sert à manier uncheval. Virga. £CP On emploie la gaule comme unaide, pour prévenir les fautes, ou comme châti-ment , pour corriger.
CtF* On appelle main de la gaule , la main droite ducavalier qui en est armée.
Ce mot, selon Borel, vient de caulis , ou degualt,qui signifie bois, ou foret. On trouve dans la basseLatinité gulia pour scirpus , du jonc. C’est une con-jecture des Bollandiííes, Act. SS.Jun. T. V , p• 13GAULENDA. Montágne du Royaume de Candi, en111e de Ceylan. Elle est près de la ville de Dégligy-"neur, où le Roi de Candi fait fa résidence. Elle n estaccessible que par une avenue qui est défendue paftrois forts. Le Roi de Candi l’a fait fortifier poisss’y retirer en cas de sédition, que sa tyrannie lu*fait craindre. Maty.
GAULER, v. a. C’est battre avec une gaule de certainsarbres fruitiers, pour en faire tomber les fruits. V' ls ~gâ verberare. Gauler les noyers, les pommiers. Ondit aussi gauler des noix, des pommes, pour dire»abattre des noix, des pommes avec la gaule. Visé*decutere. j
On dit figurément, au’un pays est gaulé , q ua11 __on n’y recueillera plus de fruits, soit que cela vlC1 ?ne du froid, de la sécheresse qui ont rendu 1 anll smauvaise, soit qu’il ait été pillé ou ravagé F asgens de guerre. ,
GAULÉ se dit aussi de ce qui n'est plus à la n’ 0 *
de ce qui n’est plus en usage. Obsoletus. Sa an ^ a-rie est tout-à-fait gaulée. Ser. Ce terme n’est cn uge qu’au propre. . a
GAULETTES. f. f. pi. Petites gaules. On nomnie - ^aux iles Antilles Françoiles, les perches ou l ol \ ^tache le tabac, lorsqu’on veut le faire sécher apente. , ,, ,,
GAULIS, s. m. Terme de Vénerie. Menue branche
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